" En mars " a répondu Kevin Mirallas quand on lui a demandé, dimanche soir à Waregem, à quel moment il avait pris la décision de revenir en Belgique. À l'époque, il avait déjà parlé de son avenir avec sa famille. Six mois en Grèce (Olympiacos) et un an en Italie (Fiorentina) avaient empiété sur sa qualité de vie. À chaque fois, il avait dû s'adapter à une nouvelle culture, à un nouveau football. L'heure de faire un pas en arrière était venue. Financièrement aussi, ce retour en Belgique constitue un recul mais il a joué au plus haut niveau pendant des années et pour lui, l'argent n'était plus le facteur le plus important. Ce qu'il voulait, c'était retrouver une certaine stabilité. De plus, son fils aîné a sept ans. Lundi, avant l'entraînement, il l'a conduit à l'école à Bruxelles.

La veille, il avait effectué ses débuts sous le maillot de l'Antwerp, au poste d'extérieur gauche. Lundi soir, il a été présenté à la presse au même titre que les autres nouveaux joueurs : Steven Defour, Zinho Gano et Manuel Benson. La décision de revenir ayant été prise en mars, on peut se demander pourquoi les choses ont traîné autant. " Pour deux raisons ", dit Mirallas. " La première était financière : Everton se montrait encore très gourmand. " Le prix a fini par chuter. La deuxième raison était plutôt émotionnelle : Mirallas aurait préféré retourner au Standard, le club de son coeur. " Je ne l'ai jamais caché ", dit-il. Mais le club de Sclessin n'a pas fait de proposition concrète. Il a donc opté pour un autre maillot rouge et blanc.

Le dossier Defour n'est guère différent. Defour s'entend bien avec Luciano D'Onofrio mais il a longtemps coûté trop cher. Jusqu'à la semaine dernière, on se disait que ce serait pour plus tard mais, à force de travail en coulisses, une solution a été trouvée. Defour, qui affirme vouloir terminer sa carrière à Malines, était dans la tribune de Waregem dimanche mais il a quitté le stade bien avant la fin sans faire le moindre commentaire.

Le jeu de l'Antwerp était confus et les joueurs semblaient épuisés mentalement. En principe, Mirallas n'aurait pas dû jouer mais il a été aligné. Geoffry Hairemans a entamé la partie en sachant que, le lundi, il devrait faire un choix parmi les équipes qui le voulaient. Faris Haroun est resté sur le banc et a pris congé de tout le monde après le match. Cela a manifestement suscité des discussions car, lors de la conférence de presse, László Bölöni a déclaré qu'il n'aurait jamais laissé partir Haroun. L'entraîneur, dont les méthodes de travail ont été remises en cause au printemps dernier, n'a manifestement pas les coudées franches. Dimanche, il aurait préféré ne pas répondre aux questions mais il est resté jusqu'au bout de la conférence de presse. L'an dernier, dans les mêmes circonstances, il serait parti.

En juillet, déjà, Bölöni réclamait du renfort. Celui-ci est arrivé avec un mois de retard. Que ce serait-il passé si l'entraîneur avait eu les mêmes joueurs à disposition plus tôt ? L'Antwerp se serait-il qualifié pour les poules de l'Europa League ? Alkmaar était à prendre. Maintenant, le club peut compter sur un noyau de qualité pour lutter sur deux fronts : la coupe et les play-offs 1. Les défaites à Charleroi et à Zulte Waregem prouvent que, pour terminer parmi les six premiers, l'Antwerp va devoir jouer chaque match à fond. Avec Defour et Mirallas (plus Koji Miyoshi, qu'on n'a pas encore vu à l'oeuvre), il y a du talent en plus. À eux de faire en sorte de rattraper leur retard sur les autres en matière de préparation. Pour Mirallas (32 ans début octobre), ce ne sera pas un problème. Même si son transfert à la Fiorentina n'a pas été un succès (2 buts inscrits), il a tout de même beaucoup joué la saison dernière. Pour Defour (31 ans), dont le corps a beaucoup souffert, ce sera une autre paire de manches. Depuis sa blessure, en janvier 2018, il n'a plus joué que six matches de championnat avec Burnley.

" En mars " a répondu Kevin Mirallas quand on lui a demandé, dimanche soir à Waregem, à quel moment il avait pris la décision de revenir en Belgique. À l'époque, il avait déjà parlé de son avenir avec sa famille. Six mois en Grèce (Olympiacos) et un an en Italie (Fiorentina) avaient empiété sur sa qualité de vie. À chaque fois, il avait dû s'adapter à une nouvelle culture, à un nouveau football. L'heure de faire un pas en arrière était venue. Financièrement aussi, ce retour en Belgique constitue un recul mais il a joué au plus haut niveau pendant des années et pour lui, l'argent n'était plus le facteur le plus important. Ce qu'il voulait, c'était retrouver une certaine stabilité. De plus, son fils aîné a sept ans. Lundi, avant l'entraînement, il l'a conduit à l'école à Bruxelles. La veille, il avait effectué ses débuts sous le maillot de l'Antwerp, au poste d'extérieur gauche. Lundi soir, il a été présenté à la presse au même titre que les autres nouveaux joueurs : Steven Defour, Zinho Gano et Manuel Benson. La décision de revenir ayant été prise en mars, on peut se demander pourquoi les choses ont traîné autant. " Pour deux raisons ", dit Mirallas. " La première était financière : Everton se montrait encore très gourmand. " Le prix a fini par chuter. La deuxième raison était plutôt émotionnelle : Mirallas aurait préféré retourner au Standard, le club de son coeur. " Je ne l'ai jamais caché ", dit-il. Mais le club de Sclessin n'a pas fait de proposition concrète. Il a donc opté pour un autre maillot rouge et blanc. Le dossier Defour n'est guère différent. Defour s'entend bien avec Luciano D'Onofrio mais il a longtemps coûté trop cher. Jusqu'à la semaine dernière, on se disait que ce serait pour plus tard mais, à force de travail en coulisses, une solution a été trouvée. Defour, qui affirme vouloir terminer sa carrière à Malines, était dans la tribune de Waregem dimanche mais il a quitté le stade bien avant la fin sans faire le moindre commentaire. Le jeu de l'Antwerp était confus et les joueurs semblaient épuisés mentalement. En principe, Mirallas n'aurait pas dû jouer mais il a été aligné. Geoffry Hairemans a entamé la partie en sachant que, le lundi, il devrait faire un choix parmi les équipes qui le voulaient. Faris Haroun est resté sur le banc et a pris congé de tout le monde après le match. Cela a manifestement suscité des discussions car, lors de la conférence de presse, László Bölöni a déclaré qu'il n'aurait jamais laissé partir Haroun. L'entraîneur, dont les méthodes de travail ont été remises en cause au printemps dernier, n'a manifestement pas les coudées franches. Dimanche, il aurait préféré ne pas répondre aux questions mais il est resté jusqu'au bout de la conférence de presse. L'an dernier, dans les mêmes circonstances, il serait parti. En juillet, déjà, Bölöni réclamait du renfort. Celui-ci est arrivé avec un mois de retard. Que ce serait-il passé si l'entraîneur avait eu les mêmes joueurs à disposition plus tôt ? L'Antwerp se serait-il qualifié pour les poules de l'Europa League ? Alkmaar était à prendre. Maintenant, le club peut compter sur un noyau de qualité pour lutter sur deux fronts : la coupe et les play-offs 1. Les défaites à Charleroi et à Zulte Waregem prouvent que, pour terminer parmi les six premiers, l'Antwerp va devoir jouer chaque match à fond. Avec Defour et Mirallas (plus Koji Miyoshi, qu'on n'a pas encore vu à l'oeuvre), il y a du talent en plus. À eux de faire en sorte de rattraper leur retard sur les autres en matière de préparation. Pour Mirallas (32 ans début octobre), ce ne sera pas un problème. Même si son transfert à la Fiorentina n'a pas été un succès (2 buts inscrits), il a tout de même beaucoup joué la saison dernière. Pour Defour (31 ans), dont le corps a beaucoup souffert, ce sera une autre paire de manches. Depuis sa blessure, en janvier 2018, il n'a plus joué que six matches de championnat avec Burnley.