Les derniers verdicts sont tombés le week-end passé : l'Antwerp et Heusden-Zolder font la culbute.

On a fait beaucoup de cas de cette dernière journée de championnat et finalement la logique a été respectée : l'Antwerp, qui ne possédait pas une formation capable de tenir la route parmi l'élite, a été logiquement balayé par les artistes ivoiriens au pied léger de Beveren et Heusden-Zolder a dû lui aussi s'avouer vaincu face à son club mère, Genk. Je me demande néanmoins quel eût été le scénario de ce match si d'aventure l'Antwerp et Charleroi s'étaient retrouvés en position de menacés à un moment donné. Dans ce cas, les Racingmen auraient-ils commis un infanticide ? Je pense que l'Union Belge aurait été nettement mieux inspirée si elle avait évité cet affrontement un peu particulier à l'occasion de l'ultime rendez-vous du calendrier. Pourquoi ne pas permuter l'ordre de de...

On a fait beaucoup de cas de cette dernière journée de championnat et finalement la logique a été respectée : l'Antwerp, qui ne possédait pas une formation capable de tenir la route parmi l'élite, a été logiquement balayé par les artistes ivoiriens au pied léger de Beveren et Heusden-Zolder a dû lui aussi s'avouer vaincu face à son club mère, Genk. Je me demande néanmoins quel eût été le scénario de ce match si d'aventure l'Antwerp et Charleroi s'étaient retrouvés en position de menacés à un moment donné. Dans ce cas, les Racingmen auraient-ils commis un infanticide ? Je pense que l'Union Belge aurait été nettement mieux inspirée si elle avait évité cet affrontement un peu particulier à l'occasion de l'ultime rendez-vous du calendrier. Pourquoi ne pas permuter l'ordre de deux rencontres, par exemple ? De la sorte, elle eût évité les insinuations. Un autre club emblématique a failli passer par les fourches caudines, pour des raisons extra sportives cette fois : le Lierse. Il est heureux que le bon sens ait triomphé dans cette affaire car le club lierrois fait réellement partie du patrimoine footballistique chez nous. En réalité, sa situation faisait penser à celle du contribuable qui a payé ses impôts avec quelques jours de retard. Qu'il soit mis à l'amende, c'est logique. Mais il ne fallait quand même pas, pour autant, le condamner à mort, comme la commission des licences en avait l'intention au départ. Mais le plus dur est à faire pour les Jaune et Noir, qui vont encore payer un lourd tribut, durant des années, aux errances qu'ils ont commises à l'époque guère lointaine où ils disputaient la Ligue des Champions. Cette poule aux £ufs d'or aura été pour eux un véritable cadeau empoisonné. Rien qu'à ce titre, les Zèbres ne méritaient pas de faire la culbute. Mais ils doivent prendre garde car à force de jouer avec le feu, ils risquent bel et bien de se brûler tôt ou tard. Voilà plusieurs années qu'ils font de la corde raide et il y a lieu de se poser des questions sur leur avenir sportif entendu que plusieurs éléments de valeur ne devraient plus rester au Mambourg. Je songe à Grégory Dufer, qui a largement prouvé qu'il valait mieux que des batailles dans la zone rouge du classement, ou encore à cet excellent gardien qu'est Bertrand Laquait, ainsi qu'au tandem formé par Adekanmi Olufade et Victor Ikpeba. Les Carolos devront être ingénieux pour remplacer tout ce beau monde. Même si j'ai quand même observé un plus chez eux ces dernières semaines : la rigueur de leur défense. S'ils avaient joué avec autant de discernement depuis l'entame de la saison, jamais les Hennuyers ne se seraient retrouvés en eaux troubles. Frédéric Herpoel est de loin, à mes yeux, le meilleur gardien belge du moment, c'est incontestable. A ce titre, il n'est guère étonnant qu'il ait été désigné Gardien de l'année par ses pairs. Ce n'est toutefois pas faire injure à son talent que d'observer qu'avec les Diables Rouges, il n'a jamais eu réellement l'opportunité de faire l'unanimité autour de ses prestations, comme il le fait pour ainsi dire de semaine en semaine avec les Buffalos. Il reste sur un match, ou plutôt un fait de match malheureux, contre l'Allemagne mais faut-il pour autant le remettre en cause ? Honnêtement, je ne comprends pas Aimé Anthuenis. Le sélectionneur national ne fait que se contredire constamment. Après la rencontre Belgique-Turquie, il a clamé à qui voulait l'entendre qu'il avait enfin son équipe-type en tête. Et voilà qu'il repart pour un nouveau tour de carrousel ce coup-ci. A ce train-là, il sème davantage le doute qu'il n'instaure la confiance. Si je ne m'abuse, près d'une cinquantaine de joueurs ont déjà été passés en revue depuis qu'il est à la tête de l'équipe nationale. Soyons sérieux : nous n'avons, en tout et pour tout, qu'une vingtaine d'éléments de niveau. Couvons-les au lieu de perturber les esprits, que diable ! Propos recueillis par Bruno Govers