Avant de dévoiler sa sélection pour le match Norvège-Belgique, AiméAnthuenis a tenu à tirer la sonnette d'alarme au vu du nombre sans cesse croissant de footballeurs étrangers de seconde zone qui envahissent notre championnat. S'il y avait encore 316 joueurs belges dans les clubs de la Ligue Pro lors de la saison 2003-2004, ils ne sont plus que 224 pour l'exercice qui vient de débuter. Lors de la première journée de championnat, 81 Belges furent aligné au coup d'envoi contre 117 étran...

Avant de dévoiler sa sélection pour le match Norvège-Belgique, AiméAnthuenis a tenu à tirer la sonnette d'alarme au vu du nombre sans cesse croissant de footballeurs étrangers de seconde zone qui envahissent notre championnat. S'il y avait encore 316 joueurs belges dans les clubs de la Ligue Pro lors de la saison 2003-2004, ils ne sont plus que 224 pour l'exercice qui vient de débuter. Lors de la première journée de championnat, 81 Belges furent aligné au coup d'envoi contre 117 étrangers et moins d'un tiers des buts inscrits le furent par des compatriotes (8 sur 25). Lors de la première journée, le coach fédéral a compté que 156 étrangers ont foulé les pelouses de l'élite, pour 98 Belges. " Le règlement belge en la matière est l'un des plus libéraux qui soit ", relève le coach fédéral. " Je n'ai rien contre les joueurs étrangers, à condition qu'ils apportent quelque chose. J'ai beaucoup apprécié des joueurs comme JanKoller, TomaszRadzinski ou SouleymaneOulare. Je n'ai rien, non plus, contre les entraîneurs étrangers. Ils peuvent apporter de nouvelles idées et constituer un enrichissement pour le football belge. Mais ici, il me semble que l'équilibre a été rompu. A défaut de pouvoir prendre des mesures draconiennes, je vais proposer l'organisation d'un débat avec les membres de la Ligue Professionnelle. Je comprends que les intérêts des clubs ne soient pas toujours compatibles avec ceux de l'équipe nationale. Si le rapport qualité/prix est meilleur pour un Brésilien que pour un Belge, il est logique qu'on opte pour un Brésilien. Mais il faut garder une juste mesure. Ce n'est pas seulement l'avenir de l'équipe nationale qui est en danger, c'est celui du football belge tout entier ". Deux propositions ont été faites au sein de la Ligue Pro la saison dernière pour qu'un nombre minimum de Belges soient alignés. Mais les clubs votèrent le statu quo (à savoir, un nombre d'étrangers illimité). Il faut trouver une formule compatible avec la législation européenne, qui ne veut pas entendre parler de règlement limitant le nombre de ressortissants de l'Espace économique européen. Un gentleman agreement pourrait être adopté par la Ligue à l'instar de celui concernant la loi de 1978 (un club belge n'engage pas un joueur qui s'est libéré via cette loi), un accord qui n'a jamais été violé jusqu'à présent. Mais si tous les clubs trouvaient un intérêt dans ce dernier cas, il n'en va pas de même concernant le nombre d'étrangers. Ce serait l'arrêt de mort de Beveren et de quelques autres. (D. Devos/G. Lassoie)