La situation difficile des clubs qui ne répondent pas à l'attente espérée du début de saison a généralement une conséquence inéluctable : le limogeage de l'entraîneur, solution naturellement plus facile que de se séparer des joueurs n'ayant pas le rendement escompté. D'autant plus depuis l'instauration du mercato qui empêche de se renforcer avant le deuxième tour ! Or, cette année, il est remarquable de constater que peu de mentors ont été sacrifiés.
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La situation difficile des clubs qui ne répondent pas à l'attente espérée du début de saison a généralement une conséquence inéluctable : le limogeage de l'entraîneur, solution naturellement plus facile que de se séparer des joueurs n'ayant pas le rendement escompté. D'autant plus depuis l'instauration du mercato qui empêche de se renforcer avant le deuxième tour ! Or, cette année, il est remarquable de constater que peu de mentors ont été sacrifiés. Commençons par la D1, où, à part Sergio Brio, personne n'a encore été remplacé alors que des clubs présentent des bilans tout bonnement catastrophiques. Tant mieux pour Gilbert Bodart (qui court toujours après sa première victoire) et pour Emilio Ferrera si leurs directions respectives continuent à leur faire confiance. Même Marc Wilmots et Philippe Saint-Jean auraient pu être mis en danger par les résultats moyens de leur équipe. Il n'en est rien mais le peu de points engrangés par les trois derniers les place dans une situation mathématique encore assez confortable. C'est peut-être ce viatique qui fait qu'ils ne sont pas remis en cause. En D2, même constat, où les entraîneurs des deux équipes en position de descendant ( Jacques Urbain pour l'Union et Jean-Pierre Philippens pour Visé) après 15 journées sont toujours bien accrochés à leur fonction. Je ne m'attarderai pas sur les D3 et Promotions néerlandophones : non pas par envie de snober les clubs du nord mais parce que je ne suis pas au courant de la situation de ces différents teams. En D3B, si Patrick Thairet est toujours en place à l'Olympic, qu'il a d'ailleurs amené en huitièmes de finale de la Coupe, Dominique Cuvelier (très tôt dans la saison aux Francs Borains) et Henri Verjans (très récemment à Seraing) ont tous les deux démissionné. Enfin en Promotion D, les coaches de Bleid, de Melen-Micheroux et de Tamines installés actuellement sur les trois sièges basculants, sont toujours en place. Les présidents de clubs sont peut-être devenus plus patients, ou alors le travail de tous ces entraîneurs en danger serait tout d'un coup évalué sur la qualité plutôt que sur les résultats ? Ou û autre alternative û, le limogeage de certains coûterait peut-être beaucoup trop d'argent et l'engagement d'un nouveau patron sportif grèverait le budget des clubs qui, de manière générale, ne roulent déjà pas sur l'or en Belgique. C'est difficile évidemment de prendre position quand on ne connaît pas la situation réelle des clubs concernés. En tous cas, tant mieux pour les coaches si on leur laisse un peu plus de temps pour aller au bout de leurs idées. J'ai failli oublier dans la liste notre sélectionneur national ! A la prochaine. ÉTIENNE DELANGRETANT MIEUX POUR LES COACHES si on leur laisse un peu de temps pour aller au bout de leurs idées