Les dirigeants de la Scooore League sont tombés de haut : le club avait pourtant reçu sa licence... Mais, pour les suiveurs habituels du matricule n°46, la nouvelle qui est tombée mercredi passé est tout, sauf une surprise. Voilà plusieurs saisons que Verviers-Pepinster obtient sa licence du bout des lèvres, souvent en appel et avec l'aide d'autres clubs (en particulier Charleroi, qui prêtait des joueurs), parce que le basket belge n'avait pas envie de se retrouver à dix en D1, ni de perdre l'un de ses clubs les plus emblématiques et les plus authentiques.
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Les dirigeants de la Scooore League sont tombés de haut : le club avait pourtant reçu sa licence... Mais, pour les suiveurs habituels du matricule n°46, la nouvelle qui est tombée mercredi passé est tout, sauf une surprise. Voilà plusieurs saisons que Verviers-Pepinster obtient sa licence du bout des lèvres, souvent en appel et avec l'aide d'autres clubs (en particulier Charleroi, qui prêtait des joueurs), parce que le basket belge n'avait pas envie de se retrouver à dix en D1, ni de perdre l'un de ses clubs les plus emblématiques et les plus authentiques. Ce fut encore le cas cette saison : les " Wolves " avaient pu présenter suffisamment de " garanties " ( ? ) pour convaincre la Commission des Licences de leur octroyer, une nouvelle fois, le précieux sésame en appel. Mais, à la fin juin, les dirigeants ont dû se rendre à l'évidence : les subsides et sponsorings promis n'avaient toujours pas été versés, et ils ne pourraient pas réunir le budget nécessaire pour aligner une équipe compétitive. Le départ du coach ThibautPetit, qui a quitté son club de coeur à la fin mai pour s'engager avec le voisin et rival de Liège, était déjà un signe avant-coureur inquiétant. Six mois plus tôt, Pepinster avait tenté vainement un rapprochement avec Liège, mais le club de la Cité Ardente a estimé qu'une fusion ne pourrait rien lui apporter. Pepinster n'avait, malheureusement, pas beaucoup d'autres solutions pour survivre. Est-ce une simple année sabbatique, qui doit permettre aux Bleus de revenir plus forts en 2017, comme l'affirme BenoîtCuisiner, l'ancien directeur général du Spirou qui a beaucoup investi dans le projet pépin, ou une disparition pure et simple ? L'avenir nous l'apprendra. Pepinster était monté en D1 en 1985, à l'issue d'un test-match contre Courtrai disputé dans la salle de Fleurus, et s'est toujours maintenu depuis lors, malgré des pronostics parfois pessimistes. Il était le plus ancien club wallon en activité parmi l'élite. A l'époque, il évoluait dans la petite salle de la rue Jean Simon, toujours utilisée par l'équipe B aujourd'hui. C'est là que GiovanniBozzi a arrêté sa carrière de joueur pour entamer une brillante carrière de coach à l'âge de 24 ans. En 1991, premier exploit : le " petit Poucet " va gagner sur le terrain du grand Malines en demi-finale des play-offs, mais s'incline au match retour délocalisé dans le vaste Country Hall du Sart-Tilman. En 1995, le club déménage sur les hauteurs de Wegnez, dans le Hall du Paire qui vient d'être construit. Et au début des années 2000, sous la houlette du coach croate NiksaBavcevic, il crée un centre de formation dont le plus beau fleuron est AxelHervelle, le capitaine de l'équipe nationale belge qui a joué pendant cinq ans au Rel Madrid et joue depuis six ans à Bilbao. Dans le volcan du Paire, aucun exploit n'est impossible, comme lors de ce match de Coupe de Belgique qui permet aux Pépins de se qualifier après avoir perdu de 28 points à l'aller à Ostende. Pepinster, c'était surtout un public enthousiaste, fidèle et très attaché à ses couleurs. Mais, depuis plusieurs années, face aux problèmes qui empêchaient le club de bâtir une équipe compétitive, les fidèles avaient tendance à déserter les lieux. Reviendront-ils un jour ? PAR DANIEL DEVOS