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SUPERFICIE 130.279 km2 HABITANTS 53.012.456 CAPITALE Londres SITE www.thefa.com ROY HODGSON - 68 ans - Est le fils d'un chauffeur de bus. Après une modeste carrière de footballeur, il est parti en Suède, à 29 ans, et a conduit Halmstads BK vers deux titres. Il a parcouru le monde. En 2010, sous sa direction, Fulham a disputé la finale d'Europa League. Polyglotte, il est amateur de littérature. Il est en poste depuis 2012.ROY HODGSON : Les 24 équipes se rendent en France avec de grands espoirs. Elles veulent toutes se qualifier pour les huitièmes de finale. A partir de là, tout est possible. Le football n'est pas une science exacte. Beaucoup de paramètres peuvent influencer le résultat : blessures, décisions arbitrales... Même l'entraîneur n'a aucune prise là-dessus. Mais je pense que nos supporters croient en un bon résultat, à juste titre. Ils ont le droit de rêver. HODGSON : Je n'aime pas comparer les équipes entre elles. Je laisse cet exercice aux journalistes et aux analystes mais je suis content de la manière dont le noyau s'est développé en deux ans, avec à la clef l'éclosion de jeunes. Le tournoi doit leur permettre d'étaler leur talent, réel. Des joueurs peuvent devenir des ténors européens, capables d'aider l'équipe. Et peut-être, un jour, cet été ou plus tard, nous permettront-ils d'obtenir un prix. HODGSON : Nous avons offert leur chance à beaucoup de jeunes dans les matches amicaux mais il est toujours difficile de trancher. La loyauté et le sentimentalisme peuvent être dangereux. J'ai dû tenir compte des prestations des joueurs durant deux ans : quel a été leur apport. D'un autre côté, je ne voulais reprendre personne sur base des services rendus dans le passé pour laisser un autre joueur, nouveau mais sans doute plus méritant, à la maison. HODGSON : C'était un beau conte de fées. Mais le succès est positif pour le club, moins pour notre noyau. HODGSON : Wayne s'est avéré être un brillant capitaine pendant notre excellente campagne de qualification et quelques matches amicaux prestigieux. Ses performances, avec plus de 50 buts, sont éloquentes. Il a grandi dans son rôle de capitaine et de modèle. Je ne comprends pas qu'on le remette en question à la moindre blessure. Il ne mérite pas ça. HODGSON : L'Allemagne, l'Espagne et la France mais ce n'est pas nouveau. Ils figurent toujours parmi les favoris. HODGSON : Naturellement. Chaque équipe peut créer la surprise. La Belgique est bien cotée mais le Portugal et l'Autriche peuvent lutter jusqu'au bout aussi.Avec ou sans Rooney ? Roy Hodgson commence à se lasser de cette question. Au tour préliminaire, le capitaine de trente ans a inscrit sept buts. Il a une part importante dans le sans-faute (30/30) des Three Lions. Dans le 4-3-3 de Hodgson, Rooney occupait le poste le plus central tandis que Harry Kane se cherchait et faisait banquette plus souvent qu'à son gré. Mais les temps ont changé. Kane (Tottenham) a été sacré meilleur buteur de Premier League avec 25 goals et JamieVardy, un illustre inconnu en début de saison, a créé la surprise avec Leicester City, le champion : 24 buts, soit 19 de plus que la saison précédente. Quel entraîneur mettrait les deux premiers du classement des buteurs sur le banc ? Il est possible d'aligner un duo Kane-Vardy, soutenu par Rooney, qui peut glisser à droite, sans faire trop de concessions à une occupation de terrain qui a fait ses preuves. Si Hodgson veut des contres rapides, Raheem Sterling et Daniel Sturridge sont les remplaçants parfaits de Rooney. EricDier, un défenseur central que Tottenham a recyclé en médian défensif, assure l'équilibre. A ses côtés, de la gauche, son coéquipier Dele Alli peut jaillir entre les lignes adverses et à droite, Hodgson demande la même chose à Jack Wilshere (Arsenal). Si Dier joue plus en retrait et devient le troisième défenseur axial, les deux arrières latéraux ont la voie libre : Danny Rose et Kyle Walker, encore deux joueurs de Tottenham Hotspur. Au centre, Chris Smalling (Manchester United) et Gary Cahill (Chelsea) sont titulaires. Le CitizenJoe Hart est le troisième gardien anglais à disputer plus de 50 matches pour son pays.PATRICK BARCLAY EVENING STANDARD" L'EURO a une histoire particulière. Il connaît régulièrement des vainqueurs surprenants, comme le Danemark en 1992 et la Grèce en 2004. L'Angleterre peut donc gagner, surtout quand on voit le potentiel offensif des jeunes loups de Roy Hodgson. " HENRY WINTER THE TIMES " Si le sélectionneur est audacieux et offre la possibilité au duo de Tottenham, Dele Alli et Harry Kane, de se livrer offensivement, l'Angleterre doit au moins atteindre les quarts de finale, à condition que la défense reste concentrée. Un bon gardien (Joe Hart) et de nombreuses options offensives : l'expérience de Wayne Rooney, la vitesse et la rage de vaincre de Jamie Vardy. Alli a les clefs en mains. Si les autres ont la même audace, nous pouvons aller loin. " - Jordan Henderson (Liverpool, genou) et Jack Wilshere (Arsenal, fracture du tibia) étaient annoncés forfaits mais ils ont fait preuve d'une belle condition dans le match amical contre la Turquie du 23 mai (victoire 2-1). Wilshere n'a joué que trois matches sous le maillot d'Arsenal cette saison. - Roy Hodgson profite de l'audace de Mauricio Pochettino, le manager de Tottenham, qui a offert sa chance à Dele Alli, qui évoluait encore de D3 avec le MK Dons la saison dernière. L'entraîneur argentin a mué Eric Dier, un arrière, en médian défensif, un poste qui est traditionnellement le point faible des Three Lions. HARRY KANE : Le travail, la certitude qu'il paierait. Je savais que je possédais le potentiel et la mentalité requis pour atteindre à l'élite. Je reste sur 18 mois complètement fous mais j'espère que ce n'est qu'un début. Je veux continuer à progresser et jouer un bon tournoi avec l'équipe. KANE : N'en parlons pas trop. Nous devons penser à l'avenir et continuer à progresser. Cette victoire sur l'Allemagne a été une belle soirée pour le football anglais et elle nous a donné confiance. Mais est-ce une garantie de succès en France ? Non. KANE : C'est l'objectif. Dele est fantastique. Il a une vista incroyable. Moi, en attaque, je cherche les brèches. Avec Dele dans le dos, qui peut m'adresser une passe parfaite en profondeur, c'est idéal. Il marque aussi. Nous nous trouvons les yeux fermés. KANE : Je crois qu'il aime ça ! Wayne est un grand footballeur, qui sera titulaire. Le sélectionneur croit en lui car jouer et parler avec Wayne inspire tout le monde. Je l'admirais beaucoup quand j'étais jeune. Il a joué à la même position que moi par le passé, de sorte qu'il m'a donné de précieux conseils à mes débuts internationaux : " Concentre-toi, travaille dur, essaie de progresser jour après jour et soigne ta famille et tes amis. " De précieux conseils. KANE : Être comparé à Shearer est spécial : il est le meilleur buteur de tous les temps en Premier League ! Si je marque autant, j'aurai réussi une belle carrière. Mais j'aimais bien Teddy Sheringham aussi, un héros des Spurs qui avait une touche de raffinement. Et David Beckham, qui a débuté comme moi à Ridgeway Rovers. C'est l'idole de ma jeunesse. KANE : Gagner des prix et devenir un des meilleurs joueurs du monde. J'en rêvais déjà tout petit mais je suis toujours resté réaliste, sans jamais précipiter les étapes. Si j'ai réussi, c'est en restant les pieds sur terre et en bossant. " Je ne comprends pas qu'on remette Wayne Rooney en question à la moindre blessure. " ROY HODGSON