MERCREDI 23 JUILLET 02:30

Après un périple de plus de vingt heures, nous arrivons à Lima, au Pérou. Il est 20 heures là-bas et nous nous couchons à 22 heures. Le décalage horaire de sept heures me joue des tours : au beau milieu de la nuit, je m'éveille une première fois. Zut !
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Après un périple de plus de vingt heures, nous arrivons à Lima, au Pérou. Il est 20 heures là-bas et nous nous couchons à 22 heures. Le décalage horaire de sept heures me joue des tours : au beau milieu de la nuit, je m'éveille une première fois. Zut ! Mes compagnes de chambre Els Vandesteene et Jasmien Biebauw dorment encore. L'une d'elles se retourne et replonge dans le sommeil. Je décide de m'habiller et de découvrir le buffet du petit-déjeuner, puisque je ne parviens pas à dormir. Smartphone et tablette en main, je savoure ce moment de tranquillité, assise à la longue table. J'en profite pour apprendre à ma famille et à mes amis que nous sommes bien arrivées puis je parcours les nouvelles du jour. Cinq cafés plus tard, tout le monde arrive, frais et dispos. Comme d'habitude, c'est plutôt bruyant. Nous formons une joyeuse bande de filles. Anecdotes et plaisanteries égaient l'atmosphère. J'en profite pour assouvir ma faim une seconde fois. Juste avant le premier entraînement, je vais voir le kinésithérapeute Bert. Il débloque mes pieds et mobilise mon épaule, à titre préventif. C'est un must. Une demi-heure après le dîner, le scout Kris Van Snick nous présente un montage. C'est une présentation très détaillée de la Pologne, avec une attention particulière pour leurs qualités offensives. Départ en bus pour le hall sportif. Nous découvrons le trafic de Lima. La musique de fond du car est souvent interrompue par des wow et des ah. Le sélectionneur Gert Vande Broek nous a concocté un entraînement d'une heure trente avec ballon. Nous affûtons nos automatismes à six contre six. Il insiste encore sur une série de missions spécifiques ou d'aspects à prendre en compte. Après une bonne douche, nous passons une dernière fois à table. On nous a préparé un buffet délicieusement varié. La fatigue se fait sentir mais nous sommes obligées de rester éveillées afin de nous acclimater au changement d'heure. Nous passons une soirée agréable dans nos chambres, avec une combinaison de télévision et de musique. La première victime de la fatigue pique du nez. Nous éteignons les lumières. J'envoie quelques sms en Belgique avant de m'autoriser à fermer les yeux, enfin. Nous pouvons rêver d'une primeur, une victoire contre la Pologne. Ce serait un exploit, puisque c'est notre première participation au World Grand Prix. PAR FRÉDÉRIC VANHEULE