LA STAR : MBARK BOUSSOUFA

L'année 2006 aura été celle de tous les triomphes pour Mbark Boussoufa. D'abord lauréat du Soulier d'Ebène, trophée récompensant le meilleur joueur africain de la saison, le lutin marocain (21 ans) a également été désigné Jeune Pro et Footballeur Pro de l'année par ses pairs. Un bonheur ne venant jamais seul, l'artiste gantois fut transféré, dans la foulée, à Anderlecht, où il est devenu en l'espace de quelques semaines à peine la coqueluche de l'exigeant public du Sporting.
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L'année 2006 aura été celle de tous les triomphes pour Mbark Boussoufa. D'abord lauréat du Soulier d'Ebène, trophée récompensant le meilleur joueur africain de la saison, le lutin marocain (21 ans) a également été désigné Jeune Pro et Footballeur Pro de l'année par ses pairs. Un bonheur ne venant jamais seul, l'artiste gantois fut transféré, dans la foulée, à Anderlecht, où il est devenu en l'espace de quelques semaines à peine la coqueluche de l'exigeant public du Sporting. Formé à l'Ecole des Jeunes de l'Ajax, Boussinho, comme le surnomment familièrement ses nouveaux partenaires au Parc Astrid, a longtemps paru promis à une belle carrière chez les anciens champions d'Europe. Mais des problèmes de cohabitation avec l'entraîneur Danny Blind, renvoyé à ses chères études entre-temps, l'obligèrent à quitter son club formateur. A 17 ans à peine, le petit prodige mit alors le cap sur Chelsea où, à vrai dire, il n'allait guère être plus heureux. En raison de la prise de pouvoir de Roman Abramovich au sein du club londonien, seules les stars confirmées avaient droit de cité à Stamford Bridge et non des talents en devenir, comme lui. Plutôt malchanceux jusqu'alors, le natif d'Amsterdam eut la bonne idée, par la suite, de retraverser le Channel. Non pas pour retourner aux Pays-Bas mais pour tenter sa chance en Belgique, cette fois. Après avoir été éconduit dans un premier temps au Lierse, le feu follet aboutit à La Gantoise où, sous la férule du coach Georges Leekens, il devint très rapidement l'inspirateur des hautes £uvres des Buffalos, tout en faisant également parler la poudre à intervalles réguliers. Tantôt décalé sur le flanc gauche, tantôt soutien d'attaque, il prouva tout au long de la saison passé que son talent ne se limitait pas qu'à un seul secteur ou registre. Pressenti pour rejoindre la sélection orange, Mbark Boussoufa préféra opter récemment, de manière définitive, pour les Lions de l'Atlas. En éliminatoires de la CAN 2008, il inscrivit d'ailleurs, voici peu, son premier but pour l'équipe nationale marocaine, victorieuse par 2 à 0 du Malawi à Rabat. Anderlecht présente la particularité d'avoir multiplié les approches tactiques depuis le début de la saison. Après avoir entamé le championnat en 4-3-3 face au Germinal Beerschot, Frankie Vercauteren a préféré par la suite se prononcer pour un entrejeu plus fourni, avec quatre, voire cinq composantes. En possession du ballon, son équipe s'exprime le plus souvent en 3-4-3. Mais en phase de récupération, les deux flancs excentrés, Mbark Boussoufa à gauche et Ahmed Hassan à droite, descendent généralement d'un cran, imités par les deux joueurs qui se trouvent dans leur dos : Bart Goor et Anthony Vanden Borre ou Jonathan Legear, très en verve dans ce rôle inhabituel pour lui dans la mesure où il était encore un ailier droit la saison passée. Il en résulte, dans ce cas, un 5-4-1, avec le seul Mémé Tchité en pointe. Mais qui effectue sa part de travail défensif, lui aussi, en gênant aux entournures le ou les adversaires qui se trouvent dans sa zone.