La Coupe des Confédérations en Afrique du Sud a été décrite comme une mini Coupe du Monde un an avant. C'est vrai qu'il y eut pas mal de drames et de questions. Dont le fameux penalty lors de Brésil-Egypte qui a mis la FIFA sous pression... au point qu'elle a décidé de supprimer les écrans de télévision sur la table du quatrième officiel ! Carte jaune : le gazon n'a pas été génial,... alors qu'on n'a essayé que quatre stades sur dix, tous n'étant pas prêts ! Heureusement que les touristes du foot viendront l'an prochain : les lancinants bruits de trompe n'ont pas toujours masqué le manque d'engouement local.
...

La Coupe des Confédérations en Afrique du Sud a été décrite comme une mini Coupe du Monde un an avant. C'est vrai qu'il y eut pas mal de drames et de questions. Dont le fameux penalty lors de Brésil-Egypte qui a mis la FIFA sous pression... au point qu'elle a décidé de supprimer les écrans de télévision sur la table du quatrième officiel ! Carte jaune : le gazon n'a pas été génial,... alors qu'on n'a essayé que quatre stades sur dix, tous n'étant pas prêts ! Heureusement que les touristes du foot viendront l'an prochain : les lancinants bruits de trompe n'ont pas toujours masqué le manque d'engouement local. Il faut aussi espérer que les deux plus grands monstres sacrés actuels, Cristiano Ronaldo et Lionel Messi se qualifient pour 2010 ; mais le Portugal et l'Argentine sont encore loin du compte ! Pourvu que les tournées du Real et celles avec Paris Hilton laissent assez d'énergie à CR pour marquer des points dans la poursuite du Danemark. Et que Messi pourra autant briller avec Diego Maradona qu'avec le Barça. La FIFA prétend que la Coupe des Confédérations est un test idéal, mais ce n'est pas elle qui paye. Au contraire, elle gagne de l'argent en bouchant un trou dans son calendrier. D'ordinaire organisée dans une ambiance de pique-nique, la Coupe des Confédérations avait cette fois une autre dimension car la FIFA a accepté d'organiser son Mondial dans un pays à risques de récession économique et de criminalité galopante. Mais tout le continent africain épaule l'initiative. Et le président de la fédération mondiale, Joseph Blatter, affirme que tous les ans, dix millions de touristes visitent l'AfSud sans problèmes... Classique, il se plaint de l'accueil médiatique. Un peu comme Ariel Jacobs qui a repris l'entraînement avec ses Mauves en faisant la tête. Râlait-il encore de la fin du stress-match remporté par le Standard... ou de voir que son club ne lui donnait pas la possibilité de débuter avec un noyau plus complet ? On s'inquiète, en tout cas, pour Anderlecht qui a laissé notre spécialiste maison Bruno Govers sans voix : " On a l'impression qu'ils n'ont pas encore débuté les grandes man£uvres ". Mais la bataille européenne, c'est pour très bientôt et un sondage express réalisé par La DH/Les Sports sur internet a révélé des supporters mauves inquiets et mécontents. On sait qu'Anderlecht vit toujours sous pression, mais c'est quand même très tôt. Cela peut s'expliquer par une saison douloureuse, sans trophée et coupe d'Europe, sans fonds de jeu à la hauteur mais aussi par le manque de signal fort de la direction, alors que son noyau reprenait l'entraînement. Anderlecht a investi dans une nouvelle communication mais n'avait rien à communiquer jusqu'au week-end dernier. C'est une reprise en mode mineur qui ne rassure personne et fait penser que les Mauves vont jouer très gros lors des tours qualificatifs de la Champions League. On n'ose imaginer qu'ils ne poursuivent pas en Europa League, au plus mal. Financièrement, Anderlecht s'écroulera difficilement, mais il doit actuellement lutter pour redorer son blason. Et on sait que les blessures d'amour-propre sont sans doute les plus dures à cicatriser. Bref, les Mauves vivent sur un volcan. Au Standard, par contre, ça rigole. Laszlo Bölöni a l'air de planer gentiment et la presse locale ne lui en veut même plus de se profiler comme professeur de foot. Cela dit, même si son noyau donnait l'impression jusqu'au week-end de s'étoffer encore, il est le premier à savoir que les choses peuvent tourner très vite. Mais il n'y a rien à faire, les Rouches vivent actuellement comme s'ils pourront toujours trouver la solution à leurs problèmes. C'est l'effet Champions League... PAR JOHN BAETE