" C'est un football de tuberculeux... " : Roger Petit, l'ancien secrétaire général du Standard, n'y allait parfois pas par quatre chemins quand il parlait du grand rival mauve. Au c£ur des années 60, il apostropha Roger De Somer, ancien éminent journaliste de la DH : " Vous êtes un de ceux qui favorisent l'anderlechtisation du football belge. " Le big boss liégeois en avait gros sur la patate.
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" C'est un football de tuberculeux... " : Roger Petit, l'ancien secrétaire général du Standard, n'y allait parfois pas par quatre chemins quand il parlait du grand rival mauve. Au c£ur des années 60, il apostropha Roger De Somer, ancien éminent journaliste de la DH : " Vous êtes un de ceux qui favorisent l'anderlechtisation du football belge. " Le big boss liégeois en avait gros sur la patate. Le 30 septembre 1964, Constant Vanden Stock était sélectionneur national et, face aux Pays-Bas (1-0), il aligna d'entrée de jeu 10 Anderlechtois et un gardien liégeois, le " Sang et Marine " Guy Delhasse. Après le repos, le gardien du FC Liégeois céda sa place à Jean Trappeniers, portier du Parc Astrid. Le sang de Roger Petit ne fit qu'un tour. Sa colère ne s'estompa pas quand il affirma que même le soigneur et le chauffeur du bus de l'équipe nationale étaient mauves. Ancien joueur d'Anderlecht et de l'Union Saint-Gilloise, Constant Vanden Stock était un adepte du jeu technique et un richissime roi de la gueuze. Pingre comme Harpagon, Petit n'appréciait pas la générosité de Vanden Stock à l'égard de ses internationaux. Même les vedettes du Standard étaient sensibles à la bonté du patron des Diables Rouges. Ne désirant probablement pas perdre d'emprise sur ses joueurs, Petit interdit alors à ceux-ci de répondre aux sollicitations d'une équipe nationale aussi mauve. Seul Jean Nicolay résista à ce diktat. L'affaire finit par se tasser mais d'autres " moments chauds " compliquèrent les relations entre les deux clubs. Un an plus tard, en finale de la Coupe de Belgique 1964-65 contre Anderlecht, Roger Claessen propulsa un ballon vers la cage bruxelloise. But, pas but ? L'arbitre, Frans Geluck suivit l'avis de son juge de touche, Frans Van Hellemont, et n'accorda pas le troisième but de l'intenable Roger-la-Honte . Ce dernier se rua vers l'assistant et la suite fut chaotique : Van Hellemont indiqua que Claessen l'avait frappé, ce que le Liégeois a toujours contesté. Exclue, la star du Standard fut suspendue pour une période de six mois ! A 10 contre 11, le Standard fut battu 3-2 après les prolongations d'une finale plus que houleuse. En 1967, en championnat, à Sclessin, un but du Standard fut injustement annulé alors que Jean Cornélis et Jean Trappeniers avaient bel et bien repêché le cuir derrière la ligne comme le prouva un document de Frans Lebrun, photographe du Laatste Nieuws, qui fit beaucoup de bruit... Des rires et des larmes, il y en eut tant d'autres lors des Clasicos. Notre chroniqueur et ex-international d'Anderlecht Georges Heylens a toujours éprouvé beaucoup d'amitié pour le Standard, même si.... son fils, Stéphane, est né le jour de la finale de la Coupe de Belgique Anderlecht-Standard en 1965 après une fin de grossesse éprouvante de sa maman (au Standard, elle avait été un jour percutée par un chariot qu'un hurluberlu lança en direction de son mari !). En 1973, Heylens s'est brisé la jambe face aux mêmes Liégeois, toujours au dernier stade de la Coupe de Belgique après un banal contact avec Dzemaludin Musovic après trois minutes de jeu : fin de carrière.