Soyez honnêtes, vous ne parlez que de ça avec vos amis : -Qui va être champion ? Le Standard ou Anderlecht ? A sept matches - normalement - de la fin (en attendant toujours l'issue de l'affaire Mouscron), il y a deux points en faveur des Mauves. Evidemment, rien n'est fait et tout le monde le sait. Il y a huit jours, quand on a analysé la situation en profondeur avec nos chers et éminents collègues de Belgacom TV pour notre sujet de couverture " Sur qui parier ?", les éléments en faveur du Standard étaient objectivement plus nombreux que ceux en faveur des Mauves. Vous vérifierez par vous-même.
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Soyez honnêtes, vous ne parlez que de ça avec vos amis : -Qui va être champion ? Le Standard ou Anderlecht ? A sept matches - normalement - de la fin (en attendant toujours l'issue de l'affaire Mouscron), il y a deux points en faveur des Mauves. Evidemment, rien n'est fait et tout le monde le sait. Il y a huit jours, quand on a analysé la situation en profondeur avec nos chers et éminents collègues de Belgacom TV pour notre sujet de couverture " Sur qui parier ?", les éléments en faveur du Standard étaient objectivement plus nombreux que ceux en faveur des Mauves. Vous vérifierez par vous-même. Et pourtant, la conclusion était quasi unanime : -Si la logique est respectée, le Standard doit être champion. Mais la logique, en foot, on sait ce que ça signifie : il n'y a qu'à se pencher sur la victoire d'Anderlecht contre le Germinal Beerschot. Les Mauves étaient affaiblis par l'absence de Mbark Boussoufa , cherchèrent cahin-caha une espèce de football-mousseux... mais s'imposèrent nettement dans les chiffres. On connaît la chanson : -Le champion est celui qui gagne quand il est mauvais... Mais un autre élément ressortait de notre débat : -Quand les choses vont mal, Anderlecht parvient toujours à redresser la tête. Bertrand Crasson , une légende du club mauve et aujourd'hui redoutable consultant, souligne avec courage ce qui ne va pas dans son ex-club, mais reste convaincu qu'il est capable de faire infléchir le cours des événements. Après avoir perdu le dernier titre, vécu une saison sans coupe d'Europe et se voir souffler par Malines la possibilité d'aller jusqu'au bout en Coupe de Belgique, Anderlecht renaîtrait-il de ses cendres ? Ses supporters apprécieraient... Mais outre les éléments objectifs qui plaident en faveur d'un pari sur l'un ou l'autre club, il y a la psychologie des équipes. Au petit jeu de " la pression est sur l'autre ", Anderlecht est pointé du doigt. Par rapport aux budgets (35 millions d'euros contre 20), les Bruxellois ont sans doute plus besoin de rentrées européennes que les Liégeois. Si Anderlecht a plus d'obligations de résultats, le Standard a sans doute plus d'ambition authentique, comme le symbolisent, par exemple, un jeu plus offensif et son Académie. Reste qu'en fin de saison, c'est plus la forme de l'équipe qui comptera que les adversaires. Quand Anderlecht s'est planté fin janvier contre Malines, le club avait avancé comme excuse le fait que les joueurs n'avaient pas de jambes, tant ils s'étaient entraînés durement en Espagne (... malgré les dénégations énergiques et d'ailleurs punies de son capitaine Olivier Deschacht ). Le but d' Ariel Jacobs était clair : semer pour récolter en fin de saison. On attend de voir. Cela dit : l'argument footballistique majeur des Mauves est constitué par le duo Tom De Sutter -Boussoufa ; s'il est complet, c'est beaucoup plus performant. Un peu comme Steven Defour et Dieumerci Mbokani au Standard. Les Diables Rouges sont au dernier tournant de leur survivance sous René Vandereycken . S'ils remportent leurs deux prochains matches contre la Bosnie, ils prouveront que leur coach a raison de faire comme il fait et de penser comme il pense. Le foot est si simple... Dans le cas inverse, il faudra revoir pas mal de choses. Mais ne soyons pas négatifs, attendons de vivre les deux matches pour tirer les conclusions qui s'imposent. Si nos Diables, aux potentiels individuels avérés par leurs prestations dans leurs équipes de clubs, voient enfin leur rendement magnifié par la magic touch de VDE , on pourra enfin affirmer que la Belgique est sur la bonne voie avec cet entraîneur. Autrement, ce sera sans doute adieu au Mondial en AfSud et à René. Bosnie soit qui mal y pense... PAR JOHN BAETE