Le 1-5 contre le Lokomotiv Moscou a été d'autant plus surprenant que survenu face à une phalange de loin la moins forte de toutes celles que le club a rencontrées en Ligue des Champions ces deux dernières années... Grandeur et décadence, car le Sporting avait ouvert les yeux des suiveurs suite à ses exploits de la saison passée contre le Real, la Lazio ou Manchester United. Sans ça, il n'aurait subi une coupe aussi drastique dans son effectif.
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Le 1-5 contre le Lokomotiv Moscou a été d'autant plus surprenant que survenu face à une phalange de loin la moins forte de toutes celles que le club a rencontrées en Ligue des Champions ces deux dernières années... Grandeur et décadence, car le Sporting avait ouvert les yeux des suiveurs suite à ses exploits de la saison passée contre le Real, la Lazio ou Manchester United. Sans ça, il n'aurait subi une coupe aussi drastique dans son effectif. En guise de compensation, le porte-drapeau du football belge a vu ses caisses gonfler de plus d'un milliard de francs suite aux cessions de Bart Goor, Jan Koller et Tomasz Radzinski. Un pactole qui ne se refuse pas pour une entité qui, dans un passé somme toute récent, accusait encore un passif de 200 millions. Et qui courait le risque de voir la cote de ses joueurs baisser à la bourse des valeurs en cas d'avenir moins souriant. La direction lorgna, de prime abord, deux joueurs qui faisaient l'unanimité parmi l'élite: Ahmed Hossam et NenadJestrovic. Elle était alors loin de se douter que l'Egyptien lui ferait faux-bond et que le Yougoslave allait être diminué par une blessure. Mais elle a manqué d'à-propos pour pallier ces défections. Ses responsables ont beau dire qu'ils n'ont pas les moyens de s'offrir et d'entretenir une grosse pointure, les sommes déboursées pour l'acquisition et la rétribution des Seol, De Bilde et Thompson, pour se limiter une fois de plus à ceux-là, auraient dû permettre d'engager et de payer un élément hors-normes. On a beau dire que semblable footballeur susciterait les jalousies, c'est oublier que le Sporting doit sa grandeur à des joueurs d'exception, comme un Robby Rensenbrink, par exemple. Et personne ne s'est jamais plaint du décalage financier. Dans un autre registre, la gestion d' Aimé Anthuenis (obligé de travailler avec un matériel humain moins performant que par le passé) laisse quelque peu à désirer. Réfractaire à la rotation la saison dernière, l'homme n'en finit pas, cette année, de multiplier les essais et les tournantes sans qu'on en comprenne toujours les raisons. Surtout que quand une équipe ne tourne pas, ses composantes ont besoin de points de repère. Exemple: quand on possède en Bertrand Crasson et Emmanuel Pirard deux solutions au poste de back droit, est-il nécessaire de faire les essais de Mark Hendrikx et de Besnik Hasi à cette fonction alors qu'ils ont prouvé leur utilité à un autre poste? Par ailleurs, pourquoi titulariser pour la toute première fois Lamine Traoré en Coupe d'Europe, face à une opposition aussi prestigieuse que le Real Madrid, alors que Joris Van Hout avait fait l'affaire, au match précédent, face à l'AS Roma?