On respire, Marcin Wasilewski a quand même reçu ses quatre matches de suspension. On peut avoir de la compréhension pour Anderlecht qui voulait défendre son joueur et mettre le doigt sur le rapport étonnant de l'arbitre du match à Saint-Trond. Mais moi, je n'ai pas de compréhension pour la décision d'aller en appel. Cela ne se fait pas dans un club comme Anderlecht. Il y a eu une sanction, il fallait l'accepter parce...

On respire, Marcin Wasilewski a quand même reçu ses quatre matches de suspension. On peut avoir de la compréhension pour Anderlecht qui voulait défendre son joueur et mettre le doigt sur le rapport étonnant de l'arbitre du match à Saint-Trond. Mais moi, je n'ai pas de compréhension pour la décision d'aller en appel. Cela ne se fait pas dans un club comme Anderlecht. Il y a eu une sanction, il fallait l'accepter parce qu'elle était juste. Devant un tribunal civil, le club aurait sans doute obtenu raison. Mais on est dans le foot, où c'est bien de tenir compte aussi de l'aspect moral. Et fallait-il vraiment aller aussi loin pour que Wasilewski puisse absolument rester dans l'équipe ? Quand je vois ça, j'ai l'impression qu'on le considère là-bas comme le joueur le plus important. Qu'on me rassure : ce n'est pas le cas, quand même ? Anderlecht ne devait pas perdre au Club Bruges, il a gagné et fait un pas important vers le titre. Le Sporting a pris 7 points sur 9 contre les Brugeois, ça justifie largement sa place en tête. Cette victoire, il l'a arrachée en jouant à la Christoph Daum : un but, puis des contre-attaques. On ne s'est pas beaucoup amusé mais c'est payant. Anderlecht possède ce que Bruges n'avait pas ce dimanche : un gars devant capable de faire la différence dans les sommets. Chez Dieumerci Mbokani, c'est assez courant. Pour le reste... Milan Jovanovic n'est toujours pas redevenu dangereux, mais au moins, il a énormément travaillé. Matias Suarez n'a pas encore retrouvé la forme non plus mais il était là pour donner l'assist sur le seul but. Le Club se bat avec ses armes : le collectif, le travail. Il n'y a pas d'autre choix quand Lior Refaelov est blessé, quand Victor Vazquez n'arrive pas à multiplier les matches à son meilleur niveau et quand Vadis Odjidja est encore en manque de condition. Mais contre un Anderlecht aussi réaliste, c'était insuffisant. L'engagement, irréprochable dimanche, n'a pas permis de faire des miracles. Quand j'analyse le programme des Brugeois, avec des déplacements à Anderlecht, à Genk et à Gand, je me dis qu'il faut oublier le titre et surtout chercher à préserver la deuxième place car Genk revient en boulet de canon.