Anderlecht a gagné le championnat grâce à sa terrible efficacité du premier tour. Il a tourné à un rythme de super champion avant de retomber de très haut. Les Bruxellois méritent leur titre, mais n'ont donné que des aperçus trop rares de ce qu'ils pourraient offrir plus souvent comme qualité de jeu.

Mais le message venant de la direction du club vers le banc est clair depuis plusieurs années : il faut gagner et peu importe la manière. Les temps ont changé. Même si Anderlecht sort des jeunes brillants tous les neuf mois : après Olivier Deschacht, Vincent Kompany et maintenant Anthony Vanden Borre. En attendant le retour de Junior. Mais c'était normal de les aligner, tant leur talent éclabousse certains habitués du noyau. Malheureusement, la véritable éclaircie garante de vrai progrès technique n'est pas venue. Si le 4-4-2 enfin institué par Hugo Broos en début de saison a merveilleusement fonctionné pendant six mois, l'équipe n'a plus progressé après la trêve alors que c'était le moment de faire des essais. Les points d'avance accumulés (21 sur Bruges !) et un certain Anderlecht-Celtic en Ligue des Champions joué à dix avec une défense à trois auraient dû ouvrir certains esprits. Mais non, Anderlecht a poursuivi son 4-4-2 alors qu'un 3-5-2 aurait peut-être mieux préparé l'avenir du club.

Mais il fallait sans doute encore intégrer définitivement les nouveaux dans l'équipe, s'habituer à jouer sans Ivica Mornar et peut-être que passer à un nouveau système aurait bouleversé trop de choses. Admettons. Nous sommes prêts à oublier les tranches de matches indignes d'un champion depuis janvier (un soir, on a même vu un confrère s'endormir dans la tribune de presse !) à condition que l'équipe soit plus conquérante en 2004-2005... avec Pär Zetterberg.

Il est impossible d'imaginer que la direction mauve ne réalise pas que l'équipe a perdu l'occasion de progresser.

Il n'y a pas que sur le terrain qu' Emile Mpenza est difficile à suivre. La semaine dernière, il disait ne plus vouloir être sélectionné pour l'équipe nationale pendant une période indéterminée. On aurait dû se douter que quelque chose se préparait quand, fin mars, dans les jours précédant le dernier Allemagne-Belgique, il avait déclaré forfait après un entraînement des Diables pour une contracture à la cuisse. Il rentra à Sclessin et joua le week-end suivant les 84 premières minutes de la victoire du Standard à Beveren, 0-2. Emile n'avait pas marqué mais s'était dépensé sans compter, étant le seul attaquant aligné.

Contre Westerlo, le week-end dernier, Emile était en pleine forme. Pourtant, il se dit mentalement fatigué. A ce point là ? Doit-on trouver de raisons à ce ras le bol aux problèmes qu'Emile pourrait avoir avec l'Union Belge pour avoir dit après Gand-Standard que les arbitres belges étaient corrompus ? Ou bien est-il angoissé par la naissance prochaine de son premier enfant ? Nous n'irons pas si loin. Ce mercredi soir, la Belgique reçoit la Turquie en match amical. Le week-end prochain, le Standard se déplace au Club Brugeois pour la gagne et un ticket en Ligue des Champions. Et c'est le club Standard qui a organisé l'entrevue du joueur avec Aimé Anthuenis et la conférence de presse qui a suivi. Bien sûr, le Standard ne savait pas encore que Bruges ferait match nul à Mouscron, mais pourquoi le club est-il si impliqué dans une décision du joueur par rapport aux Diables ? En raisonnant simplement û mais avec bon sens û on a vraiment l'impression qu'Emile se réserve pour le match à Bruges... ce qui est son bon droit.

Mais qu'il assume, alors, les critiques de la presse et les problèmes avec ses coéquipiers internationaux. Comment les Brugeois vont-il le recevoir à l'avenir dans le cadre des Diables ? Et puis, il y aura évidemment une discussion avec le sponsor de l'équipe nationale qui est aussi l'un de ceux d'Emile. Nike sponsorise Emile à titre individuel aussi et ne devrait pas apprécier qu'une de ses stars belges ne joue pas pour l'équipe nationale. Cela dit, Nike a toujours monté en épingle les attitudes atypiques û de John McEnroe à Eric Cantona, û dans sa publicité. La décision du Standardman ne devrait pas trop déranger la marque. On n'arrête pas de parler d'Emile !

A Schalke 04, Rudi Assauer avait un jour dit qu'Emile n'avait pas besoin d'une opération à la jambe mais au cerveau. Le manager était très énervé par l'attitude du joueur. Alors, on a le choix, ou bien on critique Emile û comme Assauer û ou bien on accepte qu'il soit hors norme. Qui a cité le nom de Nicolas Anelka ?

John Baete

Après la trêve, c'était le moment de FAIRE DES ESSAIS

Anderlecht a gagné le championnat grâce à sa terrible efficacité du premier tour. Il a tourné à un rythme de super champion avant de retomber de très haut. Les Bruxellois méritent leur titre, mais n'ont donné que des aperçus trop rares de ce qu'ils pourraient offrir plus souvent comme qualité de jeu. Mais le message venant de la direction du club vers le banc est clair depuis plusieurs années : il faut gagner et peu importe la manière. Les temps ont changé. Même si Anderlecht sort des jeunes brillants tous les neuf mois : après Olivier Deschacht, Vincent Kompany et maintenant Anthony Vanden Borre. En attendant le retour de Junior. Mais c'était normal de les aligner, tant leur talent éclabousse certains habitués du noyau. Malheureusement, la véritable éclaircie garante de vrai progrès technique n'est pas venue. Si le 4-4-2 enfin institué par Hugo Broos en début de saison a merveilleusement fonctionné pendant six mois, l'équipe n'a plus progressé après la trêve alors que c'était le moment de faire des essais. Les points d'avance accumulés (21 sur Bruges !) et un certain Anderlecht-Celtic en Ligue des Champions joué à dix avec une défense à trois auraient dû ouvrir certains esprits. Mais non, Anderlecht a poursuivi son 4-4-2 alors qu'un 3-5-2 aurait peut-être mieux préparé l'avenir du club. Mais il fallait sans doute encore intégrer définitivement les nouveaux dans l'équipe, s'habituer à jouer sans Ivica Mornar et peut-être que passer à un nouveau système aurait bouleversé trop de choses. Admettons. Nous sommes prêts à oublier les tranches de matches indignes d'un champion depuis janvier (un soir, on a même vu un confrère s'endormir dans la tribune de presse !) à condition que l'équipe soit plus conquérante en 2004-2005... avec Pär Zetterberg. Il est impossible d'imaginer que la direction mauve ne réalise pas que l'équipe a perdu l'occasion de progresser. Il n'y a pas que sur le terrain qu' Emile Mpenza est difficile à suivre. La semaine dernière, il disait ne plus vouloir être sélectionné pour l'équipe nationale pendant une période indéterminée. On aurait dû se douter que quelque chose se préparait quand, fin mars, dans les jours précédant le dernier Allemagne-Belgique, il avait déclaré forfait après un entraînement des Diables pour une contracture à la cuisse. Il rentra à Sclessin et joua le week-end suivant les 84 premières minutes de la victoire du Standard à Beveren, 0-2. Emile n'avait pas marqué mais s'était dépensé sans compter, étant le seul attaquant aligné. Contre Westerlo, le week-end dernier, Emile était en pleine forme. Pourtant, il se dit mentalement fatigué. A ce point là ? Doit-on trouver de raisons à ce ras le bol aux problèmes qu'Emile pourrait avoir avec l'Union Belge pour avoir dit après Gand-Standard que les arbitres belges étaient corrompus ? Ou bien est-il angoissé par la naissance prochaine de son premier enfant ? Nous n'irons pas si loin. Ce mercredi soir, la Belgique reçoit la Turquie en match amical. Le week-end prochain, le Standard se déplace au Club Brugeois pour la gagne et un ticket en Ligue des Champions. Et c'est le club Standard qui a organisé l'entrevue du joueur avec Aimé Anthuenis et la conférence de presse qui a suivi. Bien sûr, le Standard ne savait pas encore que Bruges ferait match nul à Mouscron, mais pourquoi le club est-il si impliqué dans une décision du joueur par rapport aux Diables ? En raisonnant simplement û mais avec bon sens û on a vraiment l'impression qu'Emile se réserve pour le match à Bruges... ce qui est son bon droit. Mais qu'il assume, alors, les critiques de la presse et les problèmes avec ses coéquipiers internationaux. Comment les Brugeois vont-il le recevoir à l'avenir dans le cadre des Diables ? Et puis, il y aura évidemment une discussion avec le sponsor de l'équipe nationale qui est aussi l'un de ceux d'Emile. Nike sponsorise Emile à titre individuel aussi et ne devrait pas apprécier qu'une de ses stars belges ne joue pas pour l'équipe nationale. Cela dit, Nike a toujours monté en épingle les attitudes atypiques û de John McEnroe à Eric Cantona, û dans sa publicité. La décision du Standardman ne devrait pas trop déranger la marque. On n'arrête pas de parler d'Emile ! A Schalke 04, Rudi Assauer avait un jour dit qu'Emile n'avait pas besoin d'une opération à la jambe mais au cerveau. Le manager était très énervé par l'attitude du joueur. Alors, on a le choix, ou bien on critique Emile û comme Assauer û ou bien on accepte qu'il soit hors norme. Qui a cité le nom de Nicolas Anelka ? John BaeteAprès la trêve, c'était le moment de FAIRE DES ESSAIS