Après le tirage au sort de la Ligue des Champions, j'ai lu une interview du président Roger Vanden Stock qui déclarait que cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu une équipe aussi compétitive. Un discours au contraste saisissant avec celui tenu en début de saison dernière où l'on évoquait une saison de transition. Un terme qui n'est jamais passé auprès des supporters mauves pour qui leur club doit être chaque année le plus beau, le plus fort, le plus ambitieux. Il est évident, à l'heure actuelle, qu'Anderlecht sera l'équipe à battre cette saison. Le rôle d'underdog ne colle pas à l'image de ce club, même s'il a...

Après le tirage au sort de la Ligue des Champions, j'ai lu une interview du président Roger Vanden Stock qui déclarait que cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu une équipe aussi compétitive. Un discours au contraste saisissant avec celui tenu en début de saison dernière où l'on évoquait une saison de transition. Un terme qui n'est jamais passé auprès des supporters mauves pour qui leur club doit être chaque année le plus beau, le plus fort, le plus ambitieux. Il est évident, à l'heure actuelle, qu'Anderlecht sera l'équipe à battre cette saison. Le rôle d'underdog ne colle pas à l'image de ce club, même s'il a fini par décrocher les lauriers la saison dernière. Face à Bruges, j'ai apprécié l'esprit d'initiative de l'équipe de Besnik Hasi. Contraste à nouveau saisissant avec l'équipe de la saison dernière qui pataugeait au moindre déplacement. Si l'issue ne fut pas entièrement positive dimanche dernier, j'ai vu de l'envie d'aller vers l'avant, de presser haut l'adversaire, de prendre des risques en défendant loin de ses buts, en assumant les espaces laissés dans le dos. En deux mots : un Sporting offensif et ambitieux. Anderlecht retrouve ses couleurs. Pour cela, il faut évidemment disposer des grosses qualités individuelles. Et l'achat de Steven Defour était indispensable afin de mettre un tel système sur pied. Le départ de Cheikhou Kouyaté avait laissé un trou béant. Son repositionnement au milieu du jeu avait été d'après moi l'élément décisif dans le retour des Mauves au premier plan en fin de saison dernière. Comment ne pas évoquer non plus la superbe prestation de Dennis Praet dans ce rôle central à la pointe du triangle de l'entrejeu. Cette saison doit être la sienne. Car au vu de ses qualités, on est en droit d'attendre beaucoup plus que ce qu'il a proposé la saison dernière. Physiquement, il a un gros coffre, le fait de l'avoir repositionné à gauche depuis la prise en main de Hasi l'a obligé à défendre et en faire plus. Je veux maintenant le voir décisif plus souvent, je veux le voir répéter les infiltrations, comme quand il a déposé Timmy Simons sur le deuxième but à Bruges. Peut-être devra-t-il moins défendre ? Inverser la balance entre actions défensives et offensives ? Le 4-3-3 de dimanche était un avant-goût de ce que Anderlecht risque de disposer en Ligue des Champions. Seulement, il faut être réaliste : Anderlecht n'est pas encore capable de concurrencer Arsenal et Dortmund, même Galatasaray risque d'être épineux. Le tempo, l'adversaire qui ne perd pas un ballon, le changement de rythme, tout ça est à mille lieux de ce que Bruges a proposé dimanche. Quand Hasi dit qu'avec son organisation, les Mauves ne ramasseront pas de 5-0, c'est aller un peu vite en besogne. Mais si l'écart semble trop important avec le sommet européen, il est évident qu'Anderlecht est en progrès. Et pour accélérer le processus, j'aurais aimé un attaquant de pointe supplémentaire pour concurrencer Mitrovic qui n'est pas assez utile et présent hors des 16 mètres. ?L'ANALYSE DE MARC DEGRYSEDefour est indispensable pour mettre en place un système offensif et ambitieux.