Trois semaines après le retrait du RSC Anderlecht du projet Eurostadium, Ghelamco n'a pas encore fait la moindre tentative pour récupérer le club. " Nous lui avons renvoyé la patate chaude ", explique le directeur général Herman Van Holsbeeck. " Il y a des négociations mais sans nous : ce sont les autres parties qui se rencontrent. La balle est dans leur camp. " Depuis lors, on n'a plus entendu parler du fameux plan B du Sporting : l'agrandissement du stade Constant Vanden Stock. Or, pendant qu'il ...

Trois semaines après le retrait du RSC Anderlecht du projet Eurostadium, Ghelamco n'a pas encore fait la moindre tentative pour récupérer le club. " Nous lui avons renvoyé la patate chaude ", explique le directeur général Herman Van Holsbeeck. " Il y a des négociations mais sans nous : ce sont les autres parties qui se rencontrent. La balle est dans leur camp. " Depuis lors, on n'a plus entendu parler du fameux plan B du Sporting : l'agrandissement du stade Constant Vanden Stock. Or, pendant qu'il paraissait miser sur l'Eurostadium, Anderlecht a reçu les permis requis pour agrandir son arène. Maintenant, il se tait dans toutes les langues. Tout indique qu'Anderlecht renonce à cet agrandissement. " Le club va continuer à oeuvrer pour offrir à ses supporters des installations agréables, pour qu'ils soient dans les meilleures conditions pour encourager leur équipe préférée ", dixit le communiqué de presse paru il y a trois semaines. Pas un mot explicite à propos du stade Vanden Stock. Pourquoi ? Initialement, le club voulait porter sa capacité à 40.000 sièges mais il s'est heurté aux protestations des riverains : ceux-ci vivraient dans l'ombre si le stade comportait un anneau de plus. Anderlecht n'a donc reçu de permis de bâtir que pour un demi-anneau. En d'autres termes, pour porter sa capacité à 30.000 personnes, soit 9.000 de plus qu'à l'heure actuelle. Dans un modèle business sain, on évalue le coût à 5.000 euros par siège supplémentaire, une somme à amortir en vingt ans. Anderlecht n'y arrive pas. L'anneau le plus élevé de son stade offre déjà une des plus mauvaises vues de tout le pays. Les spectateurs qui s'y installent ne peuvent distinguer la ligne de touche la plus proche. Ce serait également le cas pour les 9.000 nouveaux sièges. Donc, on est loin des " meilleures conditions ". Conséquence, les nouveaux sièges ne seraient pas des sièges VIP mais des places populaires bon marché. Le coût par place s'élève alors à 8.000 euros, ce qui porte le budget de rénovation à 70 millions d'euros, un montant qu'Anderlecht ne peut pas regagner, d'autant qu'il ne peut pas proposer suffisamment de places de parking aux visiteurs supplémentaires alors que ça représente une source de rentrées. Le RSCA ne joue jamais le vendredi soir parce que le parking du Westland Shopping Center n'est pas disponible. Herman Van Holsbeeck est d'ailleurs très clair : " L'investissement nécessaire pour accueillir 10.000 personnes de plus est trop conséquent par rapport au retour. " ?PAR JAN HAUSPIE