Ce n'est un secret pour personne : Anderlecht a un problème d'attaquants et Ariel Jacobs doit improviser. Tantôt en alignant Stanislav Vlcek, tantôt en faisant appel au jeune Sascha Iakovenko. La direction mauve a donc pris le taureau par les cornes et a payé 1 million d'euros pour s'attirer les services du Russe Dmitri Bulykin (29 ans). Son nom avait déjà circulé au Parc Astrid l'hiver dernier mais ses deux premiers ...

Ce n'est un secret pour personne : Anderlecht a un problème d'attaquants et Ariel Jacobs doit improviser. Tantôt en alignant Stanislav Vlcek, tantôt en faisant appel au jeune Sascha Iakovenko. La direction mauve a donc pris le taureau par les cornes et a payé 1 million d'euros pour s'attirer les services du Russe Dmitri Bulykin (29 ans). Son nom avait déjà circulé au Parc Astrid l'hiver dernier mais ses deux premiers buts inscrits pour le compte de Leverkusen en Coupe UEFA contre Zurich, ont obligé son employeur à lever l'option. Normalement il aurait dû rester à Leverkusen mais la concurrence en attaque lui sembla trop rude. Et vu qu'Anderlecht avait gardé un £il sur lui, c'est tout logiquement que l'attaquant russe a paraphé un contrat de quatre saisons au Sporting. Le montant du transfert étonne puisque Leverkusen l'avait acquis gratuitement. Bulykin avait refusé une prolongation de bail au Dinamo Moscou et y avait été relégué dans le noyau B. Après avoir porté plainte à la FIFA pour rupture de contrat, il reçut sa liberté fin 2006 après une procédure... d'un an et demi durant laquelle il ne tâta plus le top niveau. Financièrement, le club de Bundesliga n'avait pas pris trop de risques par rapport à son joueur russe qui affichait un surpoids lors de son arrivée à Leverkusen. Les Allemands lui avaient offert un contrat progressif, c'est-à-dire moyen la première demi-année (normal aux normes anderlechtoises) et superbe à la fin. Cette saison, il aurait pu compter sur un salaire garanti de 2,8 millions d'euros plus 700.000 euros de primes. A Anderlecht, il bénéficiera d'un beau contrat aux normes belges. En dix ans de foot pro, Bulykin n'a jamais inscrit plus de neuf buts par saison. En équipe nationale russe, ses statistiques sont meilleures mais elles commencent à dater : sept buts en quinze matches. Bulykin débuta comme international en septembre 2003. A l'EURO 2004, il marqua une fois contre la Grèce mais ne put éviter un retour prématuré des Russes à la maison. Il entama la campagne de qualification pour la Coupe du Monde 2006 (un match, un but) mais depuis l'arrivée de Guus Hiddink il n'a plus été sélectionné. Gaucher de formation, Bulykin semble aisément marquer des deux pieds comme on a pu le constater lors de son premier entraînement avec le club bruxellois. Pesant 93 kg pour 1,93m, il a la morphologie du target man. Pas un hasard, puisque ses parents étaient tous deux des volleyeurs du top en Russie. JAN HAUSPIE