"Le sommet entre Bruges et Anderlecht n'a pas débouché sur une rencontre d'anthologie. Vu l'importance de l'enjeu, il fallait bel et bien s'attendre à pareil type de match. Voici quelque temps déjà, j'avais pronostiqué que le titre se jouerait au stade Jan Breydel et que le sacre irait à l'équipe gérant le mieux la pression inhérente à cet événement. Dès lors, je ne suis pas surpris outre mesure qu'il aille au Sporting, même s'il n'est toujours pas acquis de manière mathématique. Je pars du principe toutefois que le FC Malines ne lui mènera pas la vie dure samedi prochain et que les Bruxellois fêteront ainsi le titre dans leurs installations.
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"Le sommet entre Bruges et Anderlecht n'a pas débouché sur une rencontre d'anthologie. Vu l'importance de l'enjeu, il fallait bel et bien s'attendre à pareil type de match. Voici quelque temps déjà, j'avais pronostiqué que le titre se jouerait au stade Jan Breydel et que le sacre irait à l'équipe gérant le mieux la pression inhérente à cet événement. Dès lors, je ne suis pas surpris outre mesure qu'il aille au Sporting, même s'il n'est toujours pas acquis de manière mathématique. Je pars du principe toutefois que le FC Malines ne lui mènera pas la vie dure samedi prochain et que les Bruxellois fêteront ainsi le titre dans leurs installations. Dans une compétition aussi acharnée, du moins en ce qui concerne les deux premières places du tableau, il était normal que les confrontations directes influent de manière sensible sur le verdict final. Dès l'instant où les Sportingmen ont engrangé le maximum face aux Brugeois, il me semble que leur succès final ne souffre pas la moindre discussion. Le Club a eu le mérite d'animer les matches aller mais Anderlecht a fait au moins aussi fort durant cette période en limitant l'écart à six unités, tout en devant honorer d'importants rendez-vous en Ligue des Champions. Au deuxième tour, comme je l'avais prédit aussi, l'écart s'est tour à tour agrandi puis amenuisé entre les deux clubs, avant de déboucher sur les deux points que l'on sait avant ce match au sommet. A collectif plus ou moins égal, ce sont les individualités qui ont fait la différence pour les Mauve et Blanc. Ceux-ci ont effectivement pu tabler, tout au long de la saison, sur le brio de plusieurs joueurs : Tomasz Radzinski d'abord, puis Alin Stoica et Bart Goor. Sans oublier, l'omniprésent Jan Koller. Le Club, lui, était nettement moins fourni à ce niveau. C'est pourquoi il aura payé un lourd tribut à l'absence de son élément le plus précieux : Gert Verheyen.Par un curieux hasard, le match entre les numéros 3 et 4 était également programmé en cette trente-deuxième journée. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il y a exactement la même différence entre le Standard et La Gantoise qu'entre Anderlecht et Bruges. J'entends par là que chez les Rouches aussi certains joueurs auront fait pencher la balance du bon côté cette année. Comme Ole-Martin Aarst, Ivica Dragutinovic, ou même Robert Prosinecki. Les Bleu et Blanc, par contre, auront été largement tributaires de l'état de forme de leur perle égyptienne, Ahmed Hossam. Quand il n'était pas dans son jour, c'est toute l'équipe gantoise qui s'en ressentait. Les troupes de Patrick Remy, qui avaient vue sur l'Europe avant leur déplacement à Sclessin, ont été larguées non seulement par le Standard mais aussi par le GBA. Il est réellement dommage pour les Anversois qu'ils n'aient pas trouvé la bonne cadence plus tôt dans ce championnat, auquel cas ils auraient constitué une menace pour les Liégeois.Dans le bas du classement, le sort de Malines est définitivement scellé.C'est une surprise pour moi. Compte tenu de leurs forces vives, je m'attendais à voir cette formation assurer son maintien cette saison au détriment du RC Harelbeke et de l'Eendracht Alost. Pour le Racing, il est évidemment moins cinq à présent, d'autant plus que ses joueurs devront encore négocier un déplacement important à Lokeren. Avec quatre points d'avance sur l'avant-dernier, La Louvière me semble avoir fait, face à Genk, le pas décisif vers le maintien. Au nom du beau football qu'ils ont déployé ces dernières semaines, je ne serai pas le seul à penser que les Loups n'usurpent pas leur place parmi l'élite". (B. Govers)