Il est suffisamment rare de voir les deux leaders de la compétition se rencontrer à trois jours d'intervalle que pour ne pas s'y attarder et ainsi comparer les confrontations d'un point de vue tactique. Le retour de la Coupe avait lieu trois jours après le choc en championnat qui avait laissé les deux adversaires sur leurs positions. Le match de mercredi dernier tourna à la démonstration et la double sanction (penalty + carte rouge pour Sinan Bolat) a provoqué l'avalanche de la deuxième mi-temps.
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Il est suffisamment rare de voir les deux leaders de la compétition se rencontrer à trois jours d'intervalle que pour ne pas s'y attarder et ainsi comparer les confrontations d'un point de vue tactique. Le retour de la Coupe avait lieu trois jours après le choc en championnat qui avait laissé les deux adversaires sur leurs positions. Le match de mercredi dernier tourna à la démonstration et la double sanction (penalty + carte rouge pour Sinan Bolat) a provoqué l'avalanche de la deuxième mi-temps. Frankie Vercauteren avait choisi de maintenir l'équipe et le système de jeu qui lui avait donné satisfaction trois jours plus tôt au Fenixstadion. Roland Juhasz, blessé, était remplacé par le nouveau Max Von Schlebrügge qui, à l'instar de MarekWasilewski, fêtait sa première titularisation par un but. De son côté, Hugo Broos laissait souffler quelques joueurs, soit par obligation, soit par choix. Pour la première fois depuis de longues semaines, le dispositif tactique du Racing était modifié et le traditionnel 4-5-1 (4-3-3 quand on est optimiste) des derniers matches et principalement depuis la blessure d' Ivan Bosnjak, se transformait en 4-4-2, système cher à Broos. L'entraîneur, vu la dégelée encaissée mercredi dernier, risque de revenir au 4-5-1 dans les prochains matches. Passons maintenant aux modifications individuelles enregistrées. Au but d'abord, le nouvel international Logan Bailly était remplacé par Bolat. En défense, seul Eric Matoukou était confirmé dans le quatre de base et de plus, il évoluait sur le flanc droit plutôt que dans l'axe. Le milieu de terrain, où plusieurs joueurs étaient confirmés, était composé de quatre éléments au lieu de 5. ThomasChatelle et Tom Soetaers conservaient leur place dans les couloirs, Wim De Decker était orphelin de Wouter Vrancken et Jaja Coelho remplaçait Faris Haroun dans le rôle de meneur de jeu ! En attaque, on notait donc la présence confirmée de KevinVandenbergh associé à GoranLjubojevic, qui substituait numériquement Vrancken, à un tout autre poste bien sûr. Un ballon est récupéré grâce à un tackling de l'excellent Nicolas Pareja sur Vandenbergh, le cuir arrive par hasard chez Mbark Boussoufa. Le Marocain déclenche la contre-attaque en cherchant la profondeur sur Ahmed Hassan. D'une talonnade derrière la jambe d'appui, l'Egyptien s'appuie sur Lucas Biglia, qui lance en profondeur Nicolas Frutos. Sven Verdonck, certainement par manque d'expérience, n'a pas effectué le pas vers l'avant qui aurait placé son adversaire direct en position hors-jeu. Sur cette phase, l'organisation de la défense de Genk laisse à désirer avec tous les défenseurs excepté Verdonck qui se trouvent au niveau de la ligne médiane ! De plus, Jean-Philippe Caillet se laisse attirer par Hassan et libère ainsi tout l'espace pour la plongée de Frutos. Le grand argentin provoque Bolat dans le rectangle et le gardien néophyte n'a d'autre ressource que d'accrocher l'attaquant d'Anderlecht. Double sanction pour le keeper et qualification entérinée. Les Mauves ont eu le bon goût de parachever le travail et à satisfaire leur fidèle public grâce notamment à ce coup de génie d'Hassan sur le troisième but et au coup du foulard tenté par MéméTchite, auteur de 2 buts en fin de partie. La gifle reçue par les Limbourgeois dans l'antre de leurs principaux rivaux pour le titre pourrait toucher au moral une équipe en pleine confiance depuis le début de saison. A ce niveau le rôle de Broos sera plus que déterminant pour justement éviter que le doute s'installe dans son groupe. par etienne delangre