Ceux qui pensent qu'Anderlecht n'est pas fair-play avec le Standard ont tout faux. Bien sûr, il y eut les allusions perfides d' Ariel Jacobs sur le penalty manqué de Bryan Ruiz avant les stress matches ; le clash entre Jelle Van Damme et Oguchi Onyewu plus les tackles à hauteur de rotules et coups de coudes assortis de Wasyl pendant les stress matches. Mais pas question de hache de guerre entre les deux clubs. Vendredi dernier, le président mauve Roger Vanden Stock a participé pour la deuxième année consécutive au Standard Business Golf Open sur le superbe parcours du Royal Sart Tilman. Il jouait dans la même partie que Michel Preud'homme, ce qui renforc...

Ceux qui pensent qu'Anderlecht n'est pas fair-play avec le Standard ont tout faux. Bien sûr, il y eut les allusions perfides d' Ariel Jacobs sur le penalty manqué de Bryan Ruiz avant les stress matches ; le clash entre Jelle Van Damme et Oguchi Onyewu plus les tackles à hauteur de rotules et coups de coudes assortis de Wasyl pendant les stress matches. Mais pas question de hache de guerre entre les deux clubs. Vendredi dernier, le président mauve Roger Vanden Stock a participé pour la deuxième année consécutive au Standard Business Golf Open sur le superbe parcours du Royal Sart Tilman. Il jouait dans la même partie que Michel Preud'homme, ce qui renforce la sensation qu'ils seront un jour président et entraîneur au même endroit. RVDS a tellement bien joué qu'il a gagné un blackberry... qu'il oublia au moment de quitter le club de golf, mais qu'une personne bien intentionnée lui a gentiment remis. Pour son retour à Liège, on peut témoigner que RVDS s'est bien amusé. D'un naturel aimable, il a discuté avec un grand nombre des participants au Standard Golf Open. Le foot était au centre de bien des conversations dans cet événement organisé par le Standard et soutenu par des sponsors, dont Sport/Foot Magazine, qui invitaient des relations d'affaires. RVDS était invité par l'Open, au même titre que les MPH, Dominique Monami, Xavier Malisse, Christophe Rochus et Jean-Michel Saive. Au 19e trou (c'est ainsi qu'en golf on appelle le moment convivial qui suit la partie jouée sur 18 trous), on comprenait quand même que RVDS n'avalait toujours pas la perte du titre. En faisant notamment mine de s'insurger contre le règlement belge des stress matches : " Avec nos chiffres de buts, on aurait été champion dans les six pays européens où il y a aussi eu égalité de points. Mais je n'ai lu ça nulle part dans les médias ". Commentaire appuyé à votre serviteur à qui il refuse d'encore accorder toute interview, parce que " vous écrivez toujours des choses positives sur le Standard et négatives sur Anderlecht. Et le pire, c'est que vous ne vous en rendez même pas compte. " Comme on l'a souvent mis en évidence, même en couverture, RVDS reste le supporter n°1 d'Anderlecht... avec le manque de recul qui s'impose dans ces cas-là. L'an dernier, au même événement, RVDS avait terminé la soirée avec le vice-président exécutif du Standard, Lucien D'Onofrio, dans un coin feutré des salons du Golf Club du Sart Tilman. Mais cette fois, il partait plus tôt parce que D'Onofrio était absent, pris par des affaires sportives secrètes à l'étranger. RVDS en profita pour converser longuement, quand même, avec Pierre François, directeur général du Standard, non golfeur mais cavalier (... au sens propre, jamais figuré). Les deux hommes, qui s'entendent très bien, n'ont plus reparlé de la saison dernière, ni de cette assez pénible affaire de non mise à disposition de leurs internationaux pour la Kirin Cup. On sait, depuis Pékin, que les deux plus grands clubs belges du moment ont malheureusement du mal à jouer le jeu de l'équipe nationale, quand il ne s'agit pas de matches hyper importants. François et Vanden Stock effectuèrent, par contre, un débriefing sur l'accord entre les deux clubs et BeTv pour les stress matches, négligeant l'offre de Belgacom. C'était une négociation menée par le Standard, avec carte blanche d'Anderlecht. Si, aujourd'hui, Anderlecht est satisfait d'avoir empoché 600.000 euros au lieu de 200.000, il s'inquiéterait un peu de l'attitude de Belgacom pour les négociations futures. Au contraire, le Standard voit les choses positivement, en pensant que la réapparition de BeTv augmentera la concurrence entre les chaînes et que ce sera finalement tout bénéfice pour les clubs. Anderlecht plus conservateur et moins fonceur que le Standard ? Ce n'est pas que sur le terrain que ça se voit. On ne s'en rend pas toujours compte, Monsieur Vanden Stock, mais les clichés ont la vie dure. PAR JOHN BAETE