La belle aventure des Diables de Bob the Coach continuera, quoiqu'il arrive, après la Coupe du Monde en Asie. Le tirage au sort portugais pour les qualifications de l'EURO 2004 ne doit empêcher personne de dormir: ni Waseige, ni le plus motivé des supporters de l'équipe nationale. Il faut rester sérieux: à part la Croatie, qui nous a déjà roulés dans la farine, ce ne sont ni Andorre, ni l'Estonie, ni la Bulgarie qui vont empêcher les Diables de développer leur jeu.
...

La belle aventure des Diables de Bob the Coach continuera, quoiqu'il arrive, après la Coupe du Monde en Asie. Le tirage au sort portugais pour les qualifications de l'EURO 2004 ne doit empêcher personne de dormir: ni Waseige, ni le plus motivé des supporters de l'équipe nationale. Il faut rester sérieux: à part la Croatie, qui nous a déjà roulés dans la farine, ce ne sont ni Andorre, ni l'Estonie, ni la Bulgarie qui vont empêcher les Diables de développer leur jeu. A ce sujet, la résurrection d' Emile Mpenza à Schalke contre le Bayern Munich soulève des interrogations intéressantes. 2001-2002 était tellement LA saison de Wesley Sonck, qu'on l'a désigné d'office comme remplaçant idéal d'Emile à la pointe de l'attaque des Diables. Mais que fera Waseige avant le Mondial si les deux gaillards sont en pleine forme au même moment? Les alignera-t-il en plaçant Wilmots ou Walem juste derrière eux? Mettra-t-il un 4-4-2 au point alors qu'il a toujours joué dernièrement en 4-5-1; une description tactique qui reste schématique mais décrit le mieux une volonté de jouer avec un seul attaquant de pointe et un demi-défensif positionné seulement à quelques décimètres du premier stoppeur. On sait que cette dernière option dépend beaucoup de la mobilité de la charnière défensive centrale. Si l'on veut voir ensemble un duo dynamiteur Sonck-Mpenza, Waseige devra donc veiller à se choisir des défenseurs centraux au pied léger. Mais il doit être ravi de ce nouveau développement. On verrait très bien les Diables faire mine d'accepter une légère pression adverse avant de déclencher leur double turbo. Reste à organiser tout cela. On fait confiance au coach. Il va sûrement essayer.Anderlecht est revenu à un point de la tête et pas seulement en profitant des faux pas de ses adversaires. Aimé Anthuenis a enfin accepté de jouer régulièrement avec trois attaquants. Le fait qu'il ait attendu le retour en forme de Jestrovic pour arriver à un concept qui devrait être habituel aux champions en titre est difficile à comprendre. Même sans le Serbe, Anthuenis aurait pu établir un système identique. Dame, il avait tout de même déjà De Bilde, Mornar, Dindane, Seol et Ode Thompson sous la main. Il ne leur a pas fait confiance... mais l'équipe avait rarement été aussi mauvaise. A moins qu'à l'époque il comptait encore donner toutes ses chances à un Alin Stoica qui aura -forcément- bien moins d'occasions de s'exprimer dans un 4-3-3. Une chose est sûre -et Franky Vercauteren- le souligne intelligemment: Anderlecht commence à avoir du choix. Des joueurs en forme et non blessés. La concurrence augmente mais elle sera ressentie de façon beaucoup plus positive quand on est à un point de la tête qu'à une demi-douzaine. L'ambiance existant dans le groupe anderlechtois est très claire: tout va bien à bord. Le club, lui, semble déjà préparer la saison prochaine puisqu'il ne cache pas être intéressé par Sonck. C'est un réflexe très habituel dans le chef des dirigeants mauves qui ont toujours préféré acheter les bonnes récoltes voisines que cultiver leur jardin. Pourtant, tout récemment encore, Alain Courtois prônait un travail de formation interne. Un simple voeu pieu? Le Standard, lui, s'est fait prendre au piège d' Emilio Ferrera au RWDM. Il y a été battu de façon très surprenante. On a encore les paroles de Gonzague Vandooren à la mi-temps au micro de la RTBF: "C'est 0-1, si on y croit et si on s'applique, on va gagner facilement". Tant mieux pour les Molenbeekois et tant pis pour les Liégeois qui restent toujours dans le coup malgré leur match de retard au GBA (qui ne sera pas une visite touristique). Les résultats du week-end dernier apportent, en tout cas, de l'eau au moulin de ceux qui trouvent exagérée l'idée de ne retrouver que 14 équipes en D1. Genk a perdu deux points à La Louvière et le Standard trois au RWDM. Bref, des participants à la lutte pour le titre se sont fait plumer par des équipes classées au-delà du Top 14!John Baete