Les Mauves sont enfin vraiment contents. Après avoir remporté la deuxième place du classement (et conservé des espoirs en Ligue des Champions), ils ont remporté la Coupe de Belgique face à la Gantoise 3-2. Un trophée essentiel en cette année de centenaire. Bien plus, aussi, qu'un simple sparadrap sur les blessures d'amour propre encaissées tout au long d'une saison où le club est sorti de la crise en ayant le courage de faire son autocritique. La décision la plus ardue avait mené au licenciement de Franck Vercauteren et à l'intronisation d'un Ariel Jacobs qui a eu un immense mérite : rappeler qu'il y avait moyen de gagner en jouant b...

Les Mauves sont enfin vraiment contents. Après avoir remporté la deuxième place du classement (et conservé des espoirs en Ligue des Champions), ils ont remporté la Coupe de Belgique face à la Gantoise 3-2. Un trophée essentiel en cette année de centenaire. Bien plus, aussi, qu'un simple sparadrap sur les blessures d'amour propre encaissées tout au long d'une saison où le club est sorti de la crise en ayant le courage de faire son autocritique. La décision la plus ardue avait mené au licenciement de Franck Vercauteren et à l'intronisation d'un Ariel Jacobs qui a eu un immense mérite : rappeler qu'il y avait moyen de gagner en jouant bien au football. Une conception qui était devenue floue et irréelle ces dernières années mais qui a de nouveau cours au bien nommé stade Constant Vanden Stock. Il y a deux époques dans le mandat de Jacobs comme T1 à Anderlecht : avant le mercato d'hiver et après. Les ennemis du coach bruxellois (il y en a et on se demande vraiment comment c'est possible : c'est un gentleman qui a fait terminer son équipe en boulet de canon) estiment que " tout le monde - même ma grand-mère - pourrait obtenir des résultats avec un noyau pareil ". C'est excessif et donc insignifiant : Jacobs a bel et bien remis Anderlecht sur des rails constructifs et cohérents. L'Anderlecht 2008 a eu de la gueule. Avec des " si cette équipe avait débuté la saison ", - et ici on pense autant aux acquisitions hivernales qu'aux blessés au long cours des premiers six mois - " elle aurait peut-être trusté les titres "... Actuellement, qui dans le groupe est le plus impressionnant ? Mbark Boussoufa qui a finalement donné sa pleine mesure en mauve ? Ou alors Guillaume Gillet, qui a parachevé la victoire de dimanche au Heysel en marquant un but de toute beauté préparé par un court centre d' Ahmed Hassan et une talonnade galactique de Boussoufa ? GG rêve de Bundesliga mais il nous fait aussi penser à un médian de Serie A, à la fois technique, rapide et sentant le football avec une justesse impressionnante parce que très polyvalent. En tout cas, ce n'est pas la grand-mère des anti-Jacobs qui aurait pensé à le faire jouer dans l'entrejeu alors qu'il avait été acheté comme arrière droit ! Anderlecht a mis les bouchées doubles sur le marché des transferts : il a déjà principalement attiré le défenseur central hollandais Arnold Kruiswijk, l'attaquant argentin Matias Suarez, le back droit serbe Nemanja Rnic et le médian argentin Hernan Losada qui a enflammé le Germinal Beerschot. Des arrivées qui ne veulent pas nécessairement dire que des joueurs actuels partiront sauf Luigi Pieroni. Lucas Biglia rêve toujours d'un club du top européen mais n'a pas le niveau pour l'instant. Récemment, le président Roger Vanden Stock disait très clairement qu'il avait appris à changer son noyau tous les 18 mois et qu'il voulait garder celui-ci en état. Qui plus est, en faisant revenir au bercail les Roland Lahma et Cheik Tioté loués en Hollande ! Mister President annonçait une vraie course à l'armement. Dans la foulée, il précisait que l'engagement d'un directeur technique n'était plus du tout d'actualité et que " Losada est un très bon joueur, dans le style anderlechtois : fort techniquement et capable de donner des passes décisives ". Il y a longtemps qu'on n'avait plus ressenti cette soif de conquêtes et cette sûreté de soi chez les Mauves... PAR JOHN BAETE