Même si Ariel Jacobs arborait son " joyeux " masque habituel, les Mauves ne se sont pas grimés, ou déguisés, pour fêter Halloween sur la pelouse de Genk (1-2), leader en perte de vitesse et handicapé suite à l'absence du jeune Kevin De Bruyne cloué au lit par une méchante mononucléose. Avec un Jonathan Legear percutant et un Romelu Lukaku, totalement retrouvé, entre les citrouilles de la défense limbourgeoise, le champion en titre a répondu aux questions posées après sa laborieuse qualification face à l'US Centre en Coupe de Belgique.
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Même si Ariel Jacobs arborait son " joyeux " masque habituel, les Mauves ne se sont pas grimés, ou déguisés, pour fêter Halloween sur la pelouse de Genk (1-2), leader en perte de vitesse et handicapé suite à l'absence du jeune Kevin De Bruyne cloué au lit par une méchante mononucléose. Avec un Jonathan Legear percutant et un Romelu Lukaku, totalement retrouvé, entre les citrouilles de la défense limbourgeoise, le champion en titre a répondu aux questions posées après sa laborieuse qualification face à l'US Centre en Coupe de Belgique. Il y a eu des remises en questions salutaires mais la conquête de ces trois points sous le nez de l'ennemi dé-sormais héréditaire, Frankie Vercauteren, signifie-t-elle la fin de la traditionnelle grippe d'automne des Bruxellois ? Trois aspirines ne suffisent pas. On aura remarqué la solidité de la ligne défensive, avec un tout bon Roland Juhasz, mais les prochains défis seront cependant plus costauds. Et Anderlecht les aborde sans deux de ses éclopés : Olivier Deschacht et Lucas Biglia. C'est un sérieux handicap pour un vestiaire court dans le talent pur et trop vert derrière les oreilles. On n'ose imaginer ce qui se passerait en cas de blessure de MbarkBoussoufa qui a bien harangué ses hommes à la Cristal Arena. Qui pourrait le remplacer ? La réponse est simple : personne. L'affirmation serait la même pour Lukaku ou pour Legear dont la musculature est aussi précieuse et fragile que les chefs-d'£uvre en cristal du Val Saint-Lambert. Cela veut tout dire à propos de la véritable richesse de cet effectif qui tourna probablement en surrégime la saison passée. Ce bataillon-là ne semble pas assez armé pour gérer son terrible agenda. Un match important tous les trois jours, c'est éprouvant. Cela dit, ce jeudi, les gars du Parc Astrid se rendent en Grèce, à l'AEK Athènes, décevant lors de sa visite à Bruxelles. C'est le moment ou jamais de réaliser un bon casse en Europa League. Une solide récolte serait réconfortante avant l'affiche suivante, trois jours plus tard, en championnat, contre le Club Bruges. Et deux performances de choix écarteraient pour de bon le spectre de la crise. Si Anderlecht n'a pas encore retrouvé sa superbe d'antan, que dire de ce Bruges-là, largué en championnat et écrasé par des crises internes, un noyau ingérable ( Nabil Dirar écarté pour son indiscipline, Ivan Perisic puni et relégué sur le banc pour être sorti en boîte la veille d'un match), un coach trop gentil et dépassé par les événements ? Bruges a finalement gardé un point contre le Standard (2-2) mais a souffert mille morts face à la domination offensive liégeoise. Ce club doit se reprendre dès jeudi contre le Dinamo Zagreb avant son voyage à Anderlecht. Si ce n'est pas le cas, Adrie Koster, son entraîneur hollandais, payera la note. Finalement, le super sunday du football belge aura peut-être été riche en révélations : perte de vitesse de Genk (deuxième défaite d'affilée), Bruges dans l'interrogation. Mais, et c'est le principal, les indicateurs du week-end soulignent qu'Anderlecht, revenu dans la roue de Genk, et le Standard, intéressant à Bruges où il méritait la victoire, ne devraient pas tarder à prendre la main en championnat. Sans rendez-vous européens à leur programme, les Liégeois travaillent et progressent. Il y a de l'idée dans leur ligne médiane et l'attaque est active et dangereuse. Si tous les problèmes n'ont pas été effacés, c'est bien entendu en raison de la friabilité du bastion arrière. Et la blessure de Sinan Bolat n'arrangera rien au contraire. Sans lui, ce sera encore plus dur. Dominique D'Onofrio et son T2, Sergio Conceiçao, avancent cependant sur le bon chemin. Un médecin américain, Duncan MacDougall, a affirmé (très sérieusement) un jour que l'âme d'un homme pèse 21 grammes. Que pèse l'âme du football belge ? Les deux chocs belges d'Halloween (Bruges-Standard et Genk-Anderlecht), c'était un peu un examen de l'âme de notre D1. Ces matches valaient le déplacement, leurs poids de buts, de leçons et d'émotions... PAR PIERRE BILIC" L'effectif mauve tourna probablement en surrégime la saison passée. "