Premier pays européen qualifié pour ce qui s'appelle encore la Coupe du Monde de football. Dans quelques années, elle se jouera entre 84 équipes avec 5 qualifiés par groupe de 6 au premier tour, 4 sur 5 au deuxième, etc. Jusqu'à la finale qui se jouera après trois mois de compétition et qui se disputera en aller-retour fait de 18 fois 10 minutes avec 27 minutes de pub entre chaque pause qui permettront aux joueurs de changer de maillot afin de donner de la visibilité aux 270 annonceurs officiels de chaque nation.
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Premier pays européen qualifié pour ce qui s'appelle encore la Coupe du Monde de football. Dans quelques années, elle se jouera entre 84 équipes avec 5 qualifiés par groupe de 6 au premier tour, 4 sur 5 au deuxième, etc. Jusqu'à la finale qui se jouera après trois mois de compétition et qui se disputera en aller-retour fait de 18 fois 10 minutes avec 27 minutes de pub entre chaque pause qui permettront aux joueurs de changer de maillot afin de donner de la visibilité aux 270 annonceurs officiels de chaque nation. Une mi-temps sera prévue durant les périodes de 10 minutes pour que les mêmes joueurs répondent aux 2984 télévisions qui diffusent l'événement en direct. À l'issue de la finale, les joueurs feront leur tour d'honneur dans les voitures officielles de l'événement. Avant la remise des médailles, la FIFA recevra le " Marketing and Business Award ". Le, soi-disant, noble prétexte d'ouvrir la Coupe du Monde aux " petites nations " ne tient pas. Les envoyer se faire ridiculiser en Mondovision n'a rien de noble. Et le prix des places n'incite pas à croire que l'on veut " l'offrir " à tous. La Coupe est pleine, elle déborde déjà. Le sportif se vide, il se meurt déjà. En attendant, nous, c'est fait. Les Diables Rouges sont qualifiés. 22 points sur 24. 35 buts pour, 3 contre. Et pourtant...Y a des " oui mais ". Moi, je dis bravo... mais. Marquer des buts, c'est bien. Trouver les solutions pour le faire face aux cadors, c'est mieux. Et là, on n'est pas vraiment rassuré. Mais n'est-ce pas là l'essence même du sport de compétition ? Plus le niveau s'élève, plus la difficulté prend des altitudes étouffantes. Notre porte-parole " ès inquiétudes " qu'est Thibaut Courtois a de nouveau eu sa franchise implacable après la Grèce. " La manière manquait ". Après le Pays de Galles, il avait mis en cause la science tactique de Marc Wilmots. Un an plus tard, on se pose les mêmes questions. L'entraîneur a changé, la tactique aussi. Pas les joueurs. Donc ? Est-ce l'entraîneur, la tactique, les joueurs ? Tout le monde et personne. Ça dépend des jours. On les jugera tous à la Coupe du Monde. Un entraîneur doit être un réducteur d'incertitudes. Pas toujours facile en équipe nationale. Antonio Conte l'a fait avec brio à l'EURO en France. En réinventant la défense à trois ? Non, en se servant de celle de la Juventus. Pragmatique et génial. Les automatismes qu'il n'avait pas le temps de travailler, il les a trouvés en alignant trois défenseurs qui jouaient ensemble en club. Efficace mais fragile. Si l'un se blesse... Un coach qui blesse, c'est bien René Weiler. Incisif, le couteau suisse. Il n'y a pas que sa vérité qui blesse. Il y a aussi sa liberté de parler. La saison dernière, c'est grâce à cela qu'il a été champion en rappelant assez tôt dans la saison, qu'il n'y avait pas de " stars " dans son noyau. Cette saison, ça recommence fort. Sa façon de remettre tout le monde à sa place a quelque chose de fascinant. Surtout quand il met un joueur à une place inattendue. À l'heure où tous ont peur pour leur job, lui place ses décideurs devant leurs légitimités. " Ah, vous déclarez à la presse que vous allez avoir une discussion avec moi sur le problème Kums ! OK je vais le faire jouer envers et contre moi. " Clair, net et... avec bavure qui n'a pas fini de faire baver les uns et les autres. Courageux mais en 10 minutes, sa force de caractère tourne à la farce. Mais la blague du mois nous vient d'Hoffenheim. La victime ? Le Bayern. Matts Hummels dégage en touche et son élan l'emporte hors du terrain. 3,5 secondes plus tard, c'est 1-0. Un ramasseur de balle donne immédiatement un autre ballon. Rentrée et un attaquant seul devant Manuel Neuer. But. Après le match, le coach local, Julian Nagelsmann, avouera à demi-mot qu'il donne aussi des consignes aux ramasseurs de balle. Le nouveau petit prodige du coaching allemand prouve une fois de plus qu'une victoire peut se jouer sur un détail... qui n'a pas échappé aux dirigeants bavarois. Nagelsmann sera au Bayern la saison prochaine. On parie ? PAR Frédéric Waseige