Quel beau mot. Tellement galvaudé. En cette après Saint-Valentin et son rituel de baratin. Alors que les bouquets commencent à fâner, j'ai envie de faire refleurir ce mot.

C'est le sublime Jean-Louis qui m'y a amené. Trintignant est un géant. Il a été l'homme d'un " Homme et une femme ". Cette histoire de deux destins brisés qui réapprennent à follement aimer. Et puis y a ses deux derniers films : Amour et Happy End.

Je ne sais pas pourquoi mais j'ai pensé au Standard. Ça ne lui ressemble tellement plus. Qu'est-il devenu ? Cet exemple d'amour passionné est devenu un club échangiste. Ça va, ça vient, ça fait un peu de bien et puis plus rien. Un club échangiste géré par des belles-mères. Qui voient défiler les beaux-fils qu'elles ont choisis pour le meilleur et pour le pire. Pas forcément pour les bonnes raisons. Et voilà Big Dan qui se casse la veille de la fête des amoureux. C'est sage et c'est pas grave. C'est la vie. Il part en ayant fait deux beaux bébés. Deux filles. Une coupe de Belgique et la scène européenne. Faut pas insister quand on fait couple à trois ou quatre ou cinquante. Ça finit toujours par partir en couille.

On souhaite beaucoup de bonheur à tout le monde car on sent qu'il n'est pas trop tard. On sent, qu'en fait, il y a encore de bons sentiments chez ceux qui partent et ceux qui restent. Petit conseil à ceux qui restent, attention quand même à certaines maquerelles. La dignité n'a pas de prix.

Parce que devenir une équipe banale est une chose, devenir un club banal en est une autre. Le Standard ne peut pas. Le foot belge en a trop besoin. Les amoureux, les vrais aussi. À votre amour, vous les supporters, l'objet de votre désir en a plus que jamais besoin.

À Leicester, la maquerelle s'appelle Claudio. En fait, c'est plutôt une nounou qui a trop aimé ses chéris. D'un amour qui a galvanisé, qui a ouvert les chakras de la plénitude et de l'extase mais qui, là, commence à étouffer. Parce que gavés de gloire et d'argent. Les joueurs ont trop donné, trop reçu de ce qu'ils ne connaissaient pas. De ce qu'ils n'ont pas su gérer. La découverte de la grande et tellement belle aux grandes oreilles, la Ligue des Champions. Pour certains, le statut d'international. Ça change le quotidien. Ce ne sont que des humains.

Atteindre un sommet est une performance exceptionnelle mais faut jamais oublier que pour en atteindre un autre, il faut redescendre. Le blème, c'est qu'eux, ils sont en train de descendre tellement bas qu'après avoir été extra-terrestres, ils sont en train de devenir des sous-terrestres. Un changement de statut fulgurant.

Quand j'étais joueur... un peu comme Michel Delpech... ce qui me donnait la pêche, c'est cette sérénité que m'apportait la volonté irascible de partage. Durant les 90 minutes d'un match, j'étais convaincu de porter le même nom de famille que mes coéquipiers. Tous frères. Pour le meilleur et pour le pire. Après, on retournait dans nos chaumières près de nos mémères. Mais LE match était LE moment précieux, quasi vital car c'est là, et nulle par ailleurs, que ma vie de footballeur avait un sens. Le La majeur qui étouffait toutes les fausses notes et leur blabla d'arrière-coulisses.

À propos de coulisses, y en a un qui les a quittées et qui n'est pas prêt d'y retourner. " Highlight " de chez devant de la scène. Membre de la cène : les 11 " hérôtres " parisiens. Adepte de la perfection. Pas de miracle mais une réalité validée par le Saint Siège Catalan. Meunier et son PSG nous ont offert les 11 commandements du bonheur footballistique.

Saint-Thomas ne croit que ce qu'il voit. Notre Thomas ne croit qu'en sa voie. Celle qu'il se trace. Parsemée de certitudes. Les siennes. Saupoudrée d'intelligence. La sienne. En mouvement. Toujours. L'élévation face au Barça a eu lieu le 14 février. Pour une fois, la Saint-Valentin ne sera pas qu'un prétexte aux lendemains incertains. L'homme qui semble en avoir trois a fait palpiter notre coeur. L'histoire d'amour ne fait que commencer.

PAR FRÉDÉRIC WASEIGE

Quel beau mot. Tellement galvaudé. En cette après Saint-Valentin et son rituel de baratin. Alors que les bouquets commencent à fâner, j'ai envie de faire refleurir ce mot. C'est le sublime Jean-Louis qui m'y a amené. Trintignant est un géant. Il a été l'homme d'un " Homme et une femme ". Cette histoire de deux destins brisés qui réapprennent à follement aimer. Et puis y a ses deux derniers films : Amour et Happy End. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai pensé au Standard. Ça ne lui ressemble tellement plus. Qu'est-il devenu ? Cet exemple d'amour passionné est devenu un club échangiste. Ça va, ça vient, ça fait un peu de bien et puis plus rien. Un club échangiste géré par des belles-mères. Qui voient défiler les beaux-fils qu'elles ont choisis pour le meilleur et pour le pire. Pas forcément pour les bonnes raisons. Et voilà Big Dan qui se casse la veille de la fête des amoureux. C'est sage et c'est pas grave. C'est la vie. Il part en ayant fait deux beaux bébés. Deux filles. Une coupe de Belgique et la scène européenne. Faut pas insister quand on fait couple à trois ou quatre ou cinquante. Ça finit toujours par partir en couille. On souhaite beaucoup de bonheur à tout le monde car on sent qu'il n'est pas trop tard. On sent, qu'en fait, il y a encore de bons sentiments chez ceux qui partent et ceux qui restent. Petit conseil à ceux qui restent, attention quand même à certaines maquerelles. La dignité n'a pas de prix. Parce que devenir une équipe banale est une chose, devenir un club banal en est une autre. Le Standard ne peut pas. Le foot belge en a trop besoin. Les amoureux, les vrais aussi. À votre amour, vous les supporters, l'objet de votre désir en a plus que jamais besoin. À Leicester, la maquerelle s'appelle Claudio. En fait, c'est plutôt une nounou qui a trop aimé ses chéris. D'un amour qui a galvanisé, qui a ouvert les chakras de la plénitude et de l'extase mais qui, là, commence à étouffer. Parce que gavés de gloire et d'argent. Les joueurs ont trop donné, trop reçu de ce qu'ils ne connaissaient pas. De ce qu'ils n'ont pas su gérer. La découverte de la grande et tellement belle aux grandes oreilles, la Ligue des Champions. Pour certains, le statut d'international. Ça change le quotidien. Ce ne sont que des humains. Atteindre un sommet est une performance exceptionnelle mais faut jamais oublier que pour en atteindre un autre, il faut redescendre. Le blème, c'est qu'eux, ils sont en train de descendre tellement bas qu'après avoir été extra-terrestres, ils sont en train de devenir des sous-terrestres. Un changement de statut fulgurant. Quand j'étais joueur... un peu comme Michel Delpech... ce qui me donnait la pêche, c'est cette sérénité que m'apportait la volonté irascible de partage. Durant les 90 minutes d'un match, j'étais convaincu de porter le même nom de famille que mes coéquipiers. Tous frères. Pour le meilleur et pour le pire. Après, on retournait dans nos chaumières près de nos mémères. Mais LE match était LE moment précieux, quasi vital car c'est là, et nulle par ailleurs, que ma vie de footballeur avait un sens. Le La majeur qui étouffait toutes les fausses notes et leur blabla d'arrière-coulisses. À propos de coulisses, y en a un qui les a quittées et qui n'est pas prêt d'y retourner. " Highlight " de chez devant de la scène. Membre de la cène : les 11 " hérôtres " parisiens. Adepte de la perfection. Pas de miracle mais une réalité validée par le Saint Siège Catalan. Meunier et son PSG nous ont offert les 11 commandements du bonheur footballistique. Saint-Thomas ne croit que ce qu'il voit. Notre Thomas ne croit qu'en sa voie. Celle qu'il se trace. Parsemée de certitudes. Les siennes. Saupoudrée d'intelligence. La sienne. En mouvement. Toujours. L'élévation face au Barça a eu lieu le 14 février. Pour une fois, la Saint-Valentin ne sera pas qu'un prétexte aux lendemains incertains. L'homme qui semble en avoir trois a fait palpiter notre coeur. L'histoire d'amour ne fait que commencer. PAR FRÉDÉRIC WASEIGE