Après une expérience montoise longue de cinq ans, qui s'est malheureusement terminée en eau de boudin, Jean-Pierre La Placa a signé pour deux ans chez le promu Waasland, pensionnaire de l'antichambre de l'élite. La nouvelle équipe du Suisse, entraînée par son ami Thierry Pister, réalise un parcours plus qu'intéressant puisqu'elle occupe une place parmi les cinq premiers. La nouvelle recrue de Waasland nous explique la cause de ces bons résultats et revient quelque peu, non sans mal, sur son aventure à Mons.
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Après une expérience montoise longue de cinq ans, qui s'est malheureusement terminée en eau de boudin, Jean-Pierre La Placa a signé pour deux ans chez le promu Waasland, pensionnaire de l'antichambre de l'élite. La nouvelle équipe du Suisse, entraînée par son ami Thierry Pister, réalise un parcours plus qu'intéressant puisqu'elle occupe une place parmi les cinq premiers. La nouvelle recrue de Waasland nous explique la cause de ces bons résultats et revient quelque peu, non sans mal, sur son aventure à Mons. Jean-Pierre La Placa : En début de saison, on jouait plutôt bien mais par la suite, le coach a opéré un changement tactique et nous avons éprouvé quelques difficultés à nous y acclimater. De ce fait, nous avons engrangé deux défaites. Mais par la suite, nous avons assimilé les modifications et les résultats n'ont pas tardé à s'améliorer. Nous avons eu une sorte de déclic. Nous restons effectivement sur un 13 sur 15 en championnat. Le but premier est logiquement de rester en D2 car c'est la première année qu'on y officie. Mais maintenant, au vu des résultats, on peut espérer mieux : atteindre une place dans le ventre mou, voire se qualifier pour le tour final. Mais tout ceci n'est que présomptueux ! Ce serait néanmoins exceptionnel de terminer l'exercice d'une telle manière. Mais pourquoi pas ? Je n'ai pas encore observé d'équipes de loin meilleures que nous. A part peut-être les trois premiers. Il a définitivement opté pour un 4-2-4. Actuellement, il n'y apporte que très peu d'ajustements. Il a trouvé son équipe type et les automatismes sont enfin apparus. Personnellement, j'évolue sur le côté droit de l'attaque étant donné le fait qu'il y a trois attaquants soutenus par un milieu offensif. Parfois, je permute à gauche ou au milieu afin de désorienter l'adversaire. Je n'ai pas encore inscrit de buts mais j'ai réalisé une dizaine d'assists. J'ai très bien débuté la saison mais par la suite, j'ai rencontré un petit passage à vide. Mais cela n'a pas duré éternellement. Pour le moment, je suis malheureusement blessé. J'ai en effet contracté une déchirure partielle d'un adducteur. Je suis indisponible depuis déjà trois semaines et j'espère être rétabli dans 15 jours. C'est toujours très rageant d'être sur la touche pour cause de pépins physiques. On meurt d'envie de jouer. Mais la santé est la plus importante. Je ne veux pas forcer pour participer à une ou deux rencontres de plus ! C'est avant tout quelqu'un qui parle beaucoup avec ses joueurs. Il arrive aisément à les mettre en confiance. De plus, j'ai l'avantage de connaître Thierry depuis plus de dix ans. Quand il a besoin de me parler, il vient me voir mais pas à outrance. On a presque toujours évolué ensemble que ce soit à Lausanne Sports ou à Mons. C'était un tout bon défenseur central. Oui. Le groupe n'a pas beaucoup changé depuis l'an passé. Quand je suis arrivé, la bonne ambiance était présente. J'ai donc dû m'intégrer à un groupe déjà formé. Et ce, non sans difficultés. J'ai passé cinq ans en Wallonie et puis je débarque en Flandre. C'est le jour et la nuit ! Je ne prends pas de cours de néerlandais mais, en Suisse, j'ai appris l'Allemand. Ce qui me permet de comprendre le sujet de la discussion. Mais ce qui est incroyable, c'est que mes coéquipiers font l'effort de me parler en français ! Mais même comme ça, je mets quand même du temps à m'intégrer en dehors du terrain. Je fais quotidiennement des efforts afin d'y remédier. Ce n'est vraiment pas facile car j'ai envie de rire, de discuter. Pour l'instant, je ne fais que faire semblant de comprendre et de rire. J'ai l'impression qu'il existe quand même des différences de mentalités entre les deux régions. Le Flamand est beaucoup plus strict et droit. Il a un tempérament très travailleur et les joueurs sont très pros. Le Wallon, lui, est plus cool et fantaisiste. Je suis arrivé dans un club qui provenait de D3 mais géré comme un club de D1. J'ai été agréablement surpris. Les infrastructures sont dignes de l'élite. Il y a six terrains d'entraînements et un terrain principal. Ce sont tous des billards. De plus, des travaux sont en cours pour ériger une tribune derrière le but. Ça change de Mons... J'étais libre en fin de saison à Mons et Pister a pris contact avec moi. Il a fallu des négociations pour trouver un terrain d'entente. Ce fut chose faite après un mois. Le fait que je connaisse Thierry a facilité pas mal de choses. Je ne serai jamais venu à Waasland s'il n'y était pas et il ne me serait même pas venu à l'idée de les contacter. J'ai dû consentir à quelques sacrifices mais si je l'ai fait une fois, c'est la dernière. J'avais tellement envie de jouer et je n'en pouvais plus d'attendre dans le noyau B à Mons. Le noyau C me pendait au nez en plus. Mais je ne suis pas déçu. J'ai toujours été ambitieux. J'ai quand même reçu d'autres offres de clubs de l'élite comme le Cercle Bruges, Ostende et La Gantoise. Ils étaient intéressés mais rien de très concret ne s'est ouvert à moi. Il fallait attendre et j'étais impatient. Oui, c'est logique. J'avais déjà connu la D2 à Mons. J'avais à l'époque plus de plaisir car c'était nouveau pour moi. Les joueurs y sont plus agressifs et plus physiques. Si je ne retrouvais pas l'élite avec Waasland, j'espère qu'un club de l'élite se manifestera en fin de saison. Je suis prêt à apporter mon expérience et à l'utiliser à bon escient. Peu importe que ce soit un club belge ou étranger. Je suis installé en Belgique et je m'y sens bien. Oui, évidemment. C'est en fin de saison qu'il m'a annoncé que je ne rentrais plus dans ses plans pour cause de restructuration totale du club. Ça m'a fait mal. Mais je ne suis pas amer vis-à-vis de lui. Je suis plutôt fâché contre son agent, son consultant : Giocondo Martorelli. C'est lui qui a tout bousillé à Mons ! Il voulait que la direction privilégie les relations " familiales ". Il fallait que Brio fasse jouer les Italiens. C'est lui qui voulait que je m'en aille et qui m'a poussé dehors. J'avais quand même des bons rapports avec Brio mais il avait toujours son " chien " qui traînait derrière lui... Brio a voulu imposer sa vision du jeu et ça n'a pas marché. Ce sont des choses qui arrivent ! Mais c'est tout ce qui s'est déroulé autour qui me dérange ! Je regrette vraiment que je n'ai pas pu m'expliquer face à face avec Martorelli. Que du bonheur ! A part évidemment ces six derniers mois. Je n'avais que des bons contacts. J'ai donc dû quitter des amis. Je ne demandais qu'à rester ! J'habite sur Mons et ça me fait bizarre de devoir aller jouer ailleurs. Oui, c'est vrai. Chaque fois que j'ouvre un journal, je regarde ce que mes anciens coéquipiers ont réalisé. Je suis content quand ils gagnent. Je voudrais remercier toutes les personnes qui m'ont soutenu pendant ma période difficile. Et j'espère que je les retrouverai un jour au stade Tondreau ! Tim Baete" Les rapports avec Brio ça allait, mais SON CHIEN TRAÎNAIT TOUJOURS DERRIèRE LUI "