Elle mesure 1,68m et ne pèse même pas 60 kg. Bien peu de choses comparé aux deux s£urs Venus et Serena Williams (WTA 3 et 2) et bien moins encore si on fait référence à une autre Américaine qui a également été numéro 1 mondiale, Lindsay Davenport. Oui, mais voilà, Mélanie Oudin (WTA 124) ne se tracasse pas de sa taille, ni de son poids. Et pour cause puisque son idole n'est pas l'une de ses compatriotes mais une autre ex-leader mondiale, une certaine Justine Henin.
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Elle mesure 1,68m et ne pèse même pas 60 kg. Bien peu de choses comparé aux deux s£urs Venus et Serena Williams (WTA 3 et 2) et bien moins encore si on fait référence à une autre Américaine qui a également été numéro 1 mondiale, Lindsay Davenport. Oui, mais voilà, Mélanie Oudin (WTA 124) ne se tracasse pas de sa taille, ni de son poids. Et pour cause puisque son idole n'est pas l'une de ses compatriotes mais une autre ex-leader mondiale, une certaine Justine Henin. " J'ai toujours été fascinée par le jeu de la Belge ", expliquait Melanie la semaine dernière à Wimbledon. " Elle a démontré que l'on pouvait se frayer un chemin dans le tennis mondial sans être une géante. Justine avait un jeu de jambes éblouissant. En fait, tout, dans son jeu, me plaisait. "Si on fait référence à Oudin, c'est parce que cette jeune Américaine, qui fêtera ses 18 ans le 21 septembre prochain, a créé la sensation la première semaine. Sortie des qualifications, elle s'est hissée en huitièmes de finale en se défaisant de la sixième mondiale et ex-numéro 1, la Serbe Jelena Jankovic. Et cette victoire, elle l'a acquise à la manière américaine, sans se démonter et en se persuadant que l'avenir lui appartenait : " Je me suis juste dit qu'il ne s'agissait que d'un match comme un autre, dans un tournoi quelconque et pas d'un seizième de finale à Wimbledon. Je me suis aussi convaincu que Jelena n'était qu'une adversaire comme toutes les autres et pas la première Top 10 que je ren-contrais. " Résultat : une victoire en trois sets pour cette jeune fille aux ambitions très clairement définies : " Quand j'étais petite, j'ai vu à la télévision un match entre Serena et Venus à Wimbledon. Je me suis alors tournée vers ma mère et je lui ai dit : -Un jour, je jouerai là-bas. Puis, je me suis mise au tennis et, depuis mes premiers coups de raquette, mon objectif a toujours été de devenir numéro 1. Le chemin est encore très long mais c'est mon seul but. " L'arrivée de Melanie Oudin ne pouvait pas mieux tomber. Jamais, le tennis féminin américain n'a été aussi faible. Outre les deux Williams, il n'y a que deux autres Américaines dans le Top 100, Bettanie Mattek (56) et Jill Craybas (90) et elles n'étaient que six dans le tableau final à Church Road. Si elle poursuit dans la bonne direction, Oudin pourrait donc prendre, enfin, la relève de ses aînées sans lesquelles le tennis US serait d'une pauvreté absolue. Car, si les femmes chères à l'Oncle Sam sont peu nombreuses, on ne peut pas dire que leurs collègues masculins soient à la fête. S'ils étaient 13 au départ du tournoi, il n'en restait qu'un seul - Andy Roddick - en huitièmes. Lequel, sixième mondial, est toujours, et de loin, le mieux classé des huit Américains présents dans le Top 100. par patrick haumont