Améliorer l'arbitrage sans la vidéo

Cette semaine, j'aimerais développer un peu plus le précédent sujet consacré à l'apport de la vidéo dans l'arbitrage. Evidemment, mon avis n'a pas changé en quelques jours et je pense sincèrement qu'il y a plus d'arguments contre que pour ! Déjà, au cas où l' International Board décidait d'utiliser ce moyen technique pour aider les arbitres, à partir de quel niveau cette évolution serait-elle d'application ? Je suppose que cette mesure imposerait l'apport d'un quatrième arbitre et le niveau amateur serait-il concerné ?
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Cette semaine, j'aimerais développer un peu plus le précédent sujet consacré à l'apport de la vidéo dans l'arbitrage. Evidemment, mon avis n'a pas changé en quelques jours et je pense sincèrement qu'il y a plus d'arguments contre que pour ! Déjà, au cas où l' International Board décidait d'utiliser ce moyen technique pour aider les arbitres, à partir de quel niveau cette évolution serait-elle d'application ? Je suppose que cette mesure imposerait l'apport d'un quatrième arbitre et le niveau amateur serait-il concerné ? Si tel était le cas, cela induirait une augmentation du besoin d'hommes en noir alors que cette corporation manque déjà d'effectifs. e parlais la semaine dernière d'améliorer le niveau de l'arbitrage et il est sans doute plus facile de le dire que de le faire. La première chose à faire est de valoriser le rôle de l'arbitre. Le fait partie intégrante du jeu comme le disent si bien nos voisins français avec leur formule : " On n'a pas le même maillot mais on a la même passion ". Une adaptation du statut de l'arbitre dans notre football professionnel comme c'est le cas dans les grands pays européens, c'est de transformer cette passion en travail. Un arbitre pro sera meilleur qu'un amateur car il sera beaucoup mieux préparé. Augmenter les exigences en matière de tests physiques est une nécessité car le football actuel va de plus en plus vite et l'arbitre, au niveau de la capacité aérobie, devrait avoir le même niveau que les joueurs. Les exigences actuelles sont insuffisantes pour pouvoir suivre le jeu au top . Organiser des colloques avec les entraîneurs et les joueurs (je suis personnellement prêt à participer à ce projet) permettrait de dialoguer sur les attentes de chacun et aussi de se connaître et de s'apprécier mutuellement. A l'heure actuelle, le contact avec l'arbitre se limite au match et pour moi, c'est insuffisant si l'on veut valoriser cette corporation. Avoir une collaboration avec l'homme en noir ne ferait qu'améliorer son niveau. Mais les examinateurs devraient être plus sévères vis-à-vis des arbitres ayant commis des erreurs flagrantes influençant le résultat. 'ai également l'impression que la fonction de juge de ligne devrait être bien redéfinie. Son nom actuel est assistant arbitre et ce terme dit bien ce qu'il veut dire. Or, en tant qu'entraîneur, on constate souvent des , qui passent plus de temps à jouer au gendarme vis-à-vis du coach. Regarder s'il se trouve bien dans sa zone technique, le faire asseoir alors que le règlement stipule qu'il peut rester debout dans cette zone, vérifier si tout le monde a son brassard rouge, être attentif aux joueurs qui porteraient des bijoux ou qui ne s'échauffent pas au bon endroit ; tout cela fait bien entendu partie des consignes reçues par les arbitres. Mais on a parfois l'impression que suivre le jeu passe au second plan alors que c'est la vraie priorité. Les bons referees ne savent être irréprochables que s'ils sont bien assistés car pour moi la fonction de juge de ligne est plus difficile que celle d'arbitre central. Ceci dit, aidons plutôt les arbitres afin d'éviter le plus possible les problèmes et rendre cette fonction plus agréable et plus respectée qu'elle ne l'est à l'heure actuelle. L'erreur est humaine et les arbitres sont, je pense, tous honnêtes. Ce n'est pas la vidéo qui va changer ces deux données ! étienne delangreLES CONTACTS AVEC L'ARBITRE SE LIMITENT AU MATCH ET POUR MOI, C'EST INSUFFISANT.