Charleroi

Savo Vucevic : OK mais sur papier, chacun est bon. Ostende et Mons ont également effectué de bons transferts et sont donc renforcés, en théorie. Attendons la suite des événements. Si tout le monde nous pousse dans le rôle du favori, pas de problème. Nous assumons. Je crois que nous sommes meilleurs que la saison passée, durant laquelle nous avons connu quelques petits problèmes que nous avons tenté de résoudre par nos transferts. Je suis satisfait : je dispose d'un noyau large de onze joueurs professionnels et ils sont complémentaires. Un noyau étoffé n'est pas un luxe quand il faut lutter sur trois fronts.
...

Savo Vucevic : OK mais sur papier, chacun est bon. Ostende et Mons ont également effectué de bons transferts et sont donc renforcés, en théorie. Attendons la suite des événements. Si tout le monde nous pousse dans le rôle du favori, pas de problème. Nous assumons. Je crois que nous sommes meilleurs que la saison passée, durant laquelle nous avons connu quelques petits problèmes que nous avons tenté de résoudre par nos transferts. Je suis satisfait : je dispose d'un noyau large de onze joueurs professionnels et ils sont complémentaires. Un noyau étoffé n'est pas un luxe quand il faut lutter sur trois fronts. Peut-être mais tous ceux qui signent à Charleroi savent d'emblée qu'il y a un principe de base : travailler pour l'équipe ! Ostende s'est sérieusement renforcé, comme le prouve sa brillante préparation, mais il faudra aussi compter avec Pepinster, Liège et Mons. Presque toutes les équipes ont enrôlé des noms européens, ce qui ne peut que profiter au championnat. Selon moi, ce sera l'exercice le plus équilibré depuis des années. Giovanni Bozzi : Nous ne nous fixons pas d'objectifs trop élevés. Comme il y a un an, nous entamons la campagne avec l'ambition d'atteindre les playoffs. Liège doit s'appuyer sur les mêmes principes : l'esprit d'équipe et le travail. Il faudra du temps car nous avons cinq nouveaux mais la saison est longue, nous pouvons nous permettre de progresser au fil du temps. Tous. Chacun est important mais nul n'est irremplaçable. Ce qui compte, c'est que l'équipe et le club continuent à progresser. Dans cette optique, l'accord sur la nouvelle salle est aussi important pour nous que l'élargissement de l'équipe. A terme, Liège doit terminer dans le top 4 dix ans de suite. On ne peut quand même en aligner que cinq à la fois ! C'est un trophée mais il ne faut pas en tirer trop de conclusions. Charleroi n'était pas au complet. Sur papier, il est inaccessible, cette saison. En principe, les autres se battront pour la deuxième place. On verra ce que ça donne sur le terrain. Matteo Boniciolli : Je suis arrivé dans le courant du championnat passé. C'est la première préparation que j'entame et j'ai pu placer mes accents. C'est une des raisons pour lesquelles je suis resté, malgré quatre propositions d'Italie. J'ai décidé de la politique des transferts avec Johan Vande Lanotte et j'ai certainement eu mon mot à dire. Je suis un coach très content. Je dispose maintenant de dix joueurs que je voulais et je connais mieux mon équipe. Celle-ci est jeune et grande : deux atouts. J'en suis convaincu ! Les résultats suivront si nous tirons tous à la même corde. Nous avons gagné nos dix matches de préparation, dont certains contre des équipes renommées comme Ulker Istanbul ou Gravelines. Cela renforce ma confiance. En plus, nous attendons encore quatre joueurs. Je pense que nous pouvons aussi réaliser quelque chose au niveau européen. Nous devons prendre comme modèle Hapoël Jérusalem, qui a gagné la Coupe ULEB la saison passée. Nous entamons la saison avec la même conviction. De Jef Van der Jonckheyd. Il peut éclater cette saison, avec une équipe qui l'entoure bien. Niksa Bavcevic : Sportivement, la campagne a été une réussite exceptionnelle. Je signerais des deux mains pour un résultat similaire. Malheureusement, l'affaire Sundov et la blessure d'Axel Hervelle nous ont empêché de nous battre pour la finale comme nous l'aurions voulu. Non, nous visons toujours les playoffs. C'est le lot d'un club comme Pepinster, bien que nous ayons toujours mis l'accent sur la formation des jeunes et l'apport des Belges, car c'est le seul moyen d'aider le basket belge. Presque tous les joueurs que nous avons sortis évoluent ailleurs à un haut niveau. Comme Faison, Muya, Sergeant et tant d'autres. Il faut d'ailleurs instaurer une limitation des étrangers dans ce championnat. Pour l'instant, il est artificiel. Certainement. Il a encore progressé. Pendant l'entre-saison, nous avons beaucoup travaillé son explosivité et son physique. D'après moi, au terme de cette saison, il concrétisera son rêve de jouer en NBA. Il pouvait rejoindre de grands clubs italiens ou espagnols mais a préféré rester. Il va sûrement gagner le Trophée du Sportif de l'Année. Yves Defraigne : Sur papier, la saison passée a effectivement été décevante mais nous n'avons raté les playoffs que sur base des points dans les confrontations directes. Nous sommes aussi les seuls à avoir battu tous les grands au moins deux fois. Il faut replacer les choses dans leur contexte. J'étais déçu du résultat final, surtout parce que je savais que nous pouvions faire mieux. Cette saison, pour la première fois, nous avons vraiment axé notre recrutement dans l'objectif de jouer le top. Nous avons acquis Turgeman et Vaikulis, qui ont l'expérience de l'élite et Vaikulis est aussi une excellente alternative à Jaumin. Nous dépendons moins de la forme de celui-ci. Nous avons amélioré notre niveau par paliers. Nous avons clôturé notre stage en Italie par des victoires contre Buducnost et Villeurbanne, deux formations de niveau européen, qui ont aligné leur meilleure équipe contre nous. Nous sommes prêts à entamer le championnat mais il ne serait pas bon non plus que l'équipe soit déjà au sommet de sa forme. Elle doit progresser jusqu'aux playoffs. Chris Finch : J'ai visionné quelques vidéos et vu des matches pendant la préparation. Evidemment, quand Charleroi se présente sans huit titulaires, l'image est faussée. Je peux m'appuyer sur les connaissances de Johan Roijakkers mais je préfère connaître moi-même les équipes à fond. Cela viendra. Johan a fait de l'excellent travail la saison passée mais il savait que c'était un intérim. J'aime travailler avec des gens ambitieux. Cela ne peut que profiter au club. Rudi Kuyl, le manager de l'équipe, a réglé les transferts belges, nous avons effectué les autres en concertation. Je suis satisfait du noyau mais je regrette que, retenus par leur équipe nationale, Alton Mason, Yves Dupont et Herbert Baert aient rejoint le groupe en cours de préparation. Cependant, nos ambitions sont claires : atteindre les playoffs, même si c'est difficile, puisqu'il n'y a que quatre places. Ronny Bayer : Oui mais je ne vais pas perdre tout réalisme. Comme la saison passée, nous allons essayer de faire mieux que la campagne précédente, ce qui signifie nous rapprocher du top quatre. Attention, je ne parle pas des playoffs. Pour cela, la différence de budget est encore trop importante par rapport aux grandes équipes. D'abord ceci : quand on voit les tests physiques des anciens, comme mon frère et Ellis, les jeunes ne peuvent que lever leur chapeau ! Ron Ellis peut apporter sa maturité à notre équipe. Dans les matches et en dehors du terrain. N'oubliez pas non plus Piet De Bel, qui a l'habitude de la D1. Le RB entame la compétition avec neuf Belges et un Américain. Quand Len Matela sera guéri de sa blessure, il apportera aussi un plus à l'ensemble. Durant la préparation, j'ai travaillé davantage avec le staff médical pour offrir un suivi plus individuel aux joueurs. Nous serons meilleurs sur le plan physique. Tom Johnson : Tout le monde adopte une attitude négative à l'égard de l'équipe. C'est un manque de respect. Le budget de Vilvorde est limité mais cela représente un beau défi pour un entraîneur. Et puis, sans espoir, à quoi bon commencer une saison ? Nous sommes mieux organisés défensivement. Les autres équipes doivent apprendre à nous respecter. Le noyau regorge de confiance, les joueurs ont vraiment envie de reprendre le championnat. Nous n'avons pas enrôlé de vedettes. Nous aurions pu claquer beaucoup d'argent pour acheter un ou deux noms mais ça ne mène à rien. Je préfère avoir une équipe solide et élargie. De ce point de vue, il est plus facile d'entraîner un petit club que Charleroi. Ils ont beaucoup d'individualités qu'il n'est pas nécessairement facile de faire jouer en équipe. Nous sommes solidaires et nous jouons sans pression. J'ai joué en 1994 pour les Castors Braine et en 1998 pour Bree. Depuis, le niveau s'est élevé. J'ai fait la connaissance de ma femme, une Belge, quand j'étais à Bree, et nous passons un mois par an en Belgique. A cette occasion, j'ai dirigé des camps de basket. Eric Buis : J'ai choisi ce job à cause de l'ambition qui règne dans ce club. L'ambition en question ne concerne pas seulement les matches mais aussi l'amélioration de la structure et de la salle. Personnellement, je veux atteindre les playoffs endéans les deux ans. Pour cette fois, ce ne serait pas réaliste. S'il faut s'y prendre ainsi pour motiver un joueur, c'est qu'il n'a pas une bonne mentalité. Evidemment, nous devons faire mieux que la saison dernière et je ne suis absolument pas content de l'équipe. Elle doit progresser. Je veux voir du bon boulot défensif et des percées rapides. Den Helder a souvent affronté des équipes belges en match amical et j'ai souvent suivi des matches belges. Je connais donc la plupart des joueurs. Je ne pense pas que l'élite belge diffère tellement de la néerlandaise. C'est surtout un cran en dessous qu'il y a plus de compétition. Il n'y a pas de petit poucet en Belgique. C'est pour ça que je m'abstiens de faire des pronostics. Christian Lemaire : Je ne sais pas. Pour l'instant, nous n'avons aucune raison de dire que nous sommes prêts. Rappelez-moi en fin de saison et je vous donnerai la réponse... Je sais évidemment que cette première saison en D1 va être difficile mais qu'est-ce qui ne l'est pas, dans la vie ? On reçoit rarement des cadeaux. Le club qui raconterait que tout a été bien pendant sa première saison dit n'importe quoi. Mais je suis convaincu que si, tous, joueurs et direction, nous soutenons à 100 % l'équipe, nous avons une chance raisonnable de nous maintenir. Tout ce que je peux dire, c'est que, sportivement, la concurrence des autres équipes wallonnes ne me pose pas de problème. Peu m'importe de jouer contre des Flamands ou des Wallons. Je suis content des Belges, moins des Américains. Nous avons déjà dû remplacer nos deux Américains par deux autres. Ces transferts-là sont une sorte de loterie. Cette fois, nous avons eu de la malchance mais je crois en notre maintien, sinon, je n'aurais pas accepté ce défi. (Les 09-10.11, 16-17.11, 23-24.11, 30.11-01.12, 07-08.12, 14-15.12, 21-22.12, 04-05.01, 11-12.01, 18-19.01) Groupe A : Charleroi, Debrecen (HUN), Gravelines (FRA), Buducnost (S&M), Alba Berlin (GER), PAOK (GRE) Groupe B : Liège, Cologne (GER), Ventspils (LAT), Nijmegen (NED), Le Mans (FRA), Hemofarm Vrsac (S&M) Groupe C : Ostende, Gran Canaria (ESP), Chölet (FRA), Zadar (CRO), Groningen (NED), Maroussi Tim (GRE) (Les 26-27.10, 02-03.11, 09-10.11, 16-17.11, 23-24.11, 30.11-01.12, 07-08.12, 14-15.12, 21-22.12, 11-12.01, 18-19.01, 25-26.01, 01-02.02, 08-09.02) Groupe B : Pepinster, Peristeri (GRE), Dijon (FRA), Besiktas (TUR), Ural Great Perm (RUS), Braunschweig (GER), Azovmash Nahariya (UKR) Groupe C : Mons, Anwil (POL), Strasbourg (FRA), Amsterdam (NED), Khimki (RUS), Brighton (G-B), Tuborg Pilsener (TUR), Bneihasharon (ISR) Matthias Stockman