En fin de saison dernière, le coach Ronny Van Geneugden a accordé sa chance aux jeunes. Ce n'était pas étonnant, compte tenu de sa réputation, mais le rendement n'a pas suivi, ce qui a pesé sur l'ambiance. Après sa décevante dixième place, Genk a réalisé de gros efforts pour embaucher des étrangers, encore jeunes, et des éléments chevronnés. Le 4-3-3 reste son occupation de terrain préférée, même si le 4-4-2 semble mieux convenir, puisque le coach a préféré un avant, Elyaniv Barda, à un médian infiltrant. Le système peut se muer en 4-2-4 car les ailiers, et certainement Ivan Bosnjak, sont davantage des attaquants que des médians.
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En fin de saison dernière, le coach Ronny Van Geneugden a accordé sa chance aux jeunes. Ce n'était pas étonnant, compte tenu de sa réputation, mais le rendement n'a pas suivi, ce qui a pesé sur l'ambiance. Après sa décevante dixième place, Genk a réalisé de gros efforts pour embaucher des étrangers, encore jeunes, et des éléments chevronnés. Le 4-3-3 reste son occupation de terrain préférée, même si le 4-4-2 semble mieux convenir, puisque le coach a préféré un avant, Elyaniv Barda, à un médian infiltrant. Le système peut se muer en 4-2-4 car les ailiers, et certainement Ivan Bosnjak, sont davantage des attaquants que des médians. Davino Verhulst effectue ses grands débuts de titulaire dans le but. Logan Bailly est aux Jeux et Sinan Bolat, sa doublure habituelle, veut partir, suite à un conflit survenu pendant la renégociation de son contrat. Verhulst a énormément progressé la saison passée et a continué sur sa lancée pendant la préparation. Sobre, efficace, il commet encore quelques fautes mais il a de l'aura et est fort mentalement. Il manque évidemment d'expérience. A l'arrière droit, le capitaine Hans Cornelis reste incontesté. Dans l'axe, Jean-Philippe Caillet, dont la relance continue à être brouillonne, est flanqué d'une autorité es football, João Carlos. Le Brésilien a l'art de venir à la rencontre de son adversaire et de monter. Au c£ur de la défense, Eric Matoukou est la doublure la plus chevronnée. A gauche, Tiago, qui reste sur une saison irrégulière, est en concurrence avec Daniel Pudil. Très offensif, celui-ci peut aussi évoluer sur l'aile gauche. Il est une certitude dans l'équipe. Les occasions de jeu de Tiago (derrière lui) et de Tom Soetaers (devant lui) dépendent de sa position. Les autres défenseurs sont des jeunes (Dimitri Daeseleire, PieterNijs, NgongcaAnele et DavidHubert). Wim De Decker et Balazs Tóth semblent se disputer le poste de médian défensif. De Decker est un métronome, son rival délivre des élans offensifs mais l'équipe n'en manque pas : à droite, elle peut compter sur Bosnjak, qui semble avoir parachevé sa reconversion d'ailier, à gauche, sur Pudil ou Soetaers. Soetaers n'a pas encore retrouvé le niveau d'il y a deux ans mais avec Pudil, il a déjà montré des actions qui rappellent son duo avec Sébastien Pocognoli. Si Bosnjak monte en pointe, il laisse une place à droite pour Alex Da Silva, revenu très ambitieux de sa location, ou Ndabashinze Dugary, qui bénéficie toujours de beaucoup de confiance. Dans l'axe, le marathonien Faris Haroun et le battant Wouter Vrancken font place à l'élégant meneur Daniel Tözser. Haroun est parti et Vrancken ne devrait pas espérer davantage qu'un rôle de réserviste. Jelle Vossen est dans le même cas. Genk mise sur Elyaniv Barda pour compléter le triangle médian. Adam Nemec est convaincant dans le rôle de Goran Ljubojevic, l'avant-centre, qui ne sera pas disponible avant décembre. Il a le sens du but et sait centrer. Barda évolue donc dans une position légèrement en retrait. En fin de saison passée, Christian Benteke a obtenu sa chance mais il est encore trop léger pour la D1. Le gaucher Marvin Ogunjimi, loué, est revenu et a reçu de nombreux compliments pendant la préparation. Bosnjak semble cependant constituer la meilleure alternative s'il faut modifier le duo Nemec-Barda. Le profil des joueurs est clair : Van Geneugden veut développer un football offensif et dominant. Il n'a pas d'équipe type mais voue une préférence pour le 4-3-3. En fonction des profils utilisés, celui-ci peut tout aussi bien être modifié en 4-5-1, 4-4-2 ou un 4-2-4. L'injection de qualité dont a bénéficié le noyau multiplie les possibilités de changements sans que l'équipe perde en qualité. Genk est parvenu à enrôler le numéro un de sa liste aux quatre postes faibles. Du coup, le vestiaire a relevé la barre. Il vise ouvertement le top quatre. par jan hauspie