Cela fait plusieurs années que Nantes végète dans le championnat de France. Sans coup d'éclat et parfois même en devant assurer son maintien in extremis comme lors de la saison 2004-2005. Pourtant, les Canaris ont toujours pu faire valoir de bien beaux arguments : un jeu léché (le fameux jeu à la nantaise) et un portefeuille loin d'être vide puisque le FCNA peut s'appuyer sur les fonds de la Socpresse, le groupe de presse de la famille Dassault.
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Cela fait plusieurs années que Nantes végète dans le championnat de France. Sans coup d'éclat et parfois même en devant assurer son maintien in extremis comme lors de la saison 2004-2005. Pourtant, les Canaris ont toujours pu faire valoir de bien beaux arguments : un jeu léché (le fameux jeu à la nantaise) et un portefeuille loin d'être vide puisque le FCNA peut s'appuyer sur les fonds de la Socpresse, le groupe de presse de la famille Dassault. Mais il n'a jamais été dans la politique du club de se montrer dispendieux. Il a donc fallu attendre le départ de Michaël Landreau au PSG alors qu'il était en fin de contrat et surtout celui de Jérémy Toulalan, vendu à Lyon pour 7 millions d'euros pour voir refleurir une nouvelle ère ambitieuse. Avec à la clé un recrutement trois étoiles, réfléchi et mis en branle par l'ancien joueur, Japhet N'Doram, désormais recruteur à Nantes. Le Suédois Christian Wilhelmsson, bien connu sous nos latitudes, le Marocain Nourdin Boukhari, venu de l'Ajax, le Camerounais Alioum Saïdou (ex-Galatasaray), le revanchard Eric Cubilier, peu utilisé à Monaco après de belles saisons à Lens, sans oublier celui qui devra faire oublier Landreau, le prodige Serbe de 22 ans Vladimir Stojkovic, également sur les tablettes de nombreux clubs belges et qui a séduit les recruteurs nantais lors du match des Espoirs opposant la Serbie à la Belgique en juin 2005. Le tout pour 5 millions d'euros. " A ce niveau, il n'y a jamais de certitudes. Il peut y avoir des problèmes d'intégration, par exemple ", commente N'Doram dans les colonnes de France Football. " Mais je suis un optimiste et je crois que cette équipe peut faire de belles choses. Ce n'est pas forcément la plus talentueuse du championnat mais elle est complémentaire ". Pour éviter tout couac, Nantes a déjà convié ses recrues à des cours de français et l'envie d'apprendre des nouveaux est palpable. " J'ai opté pour Nantes car c'est un club ambitieux avec des traditions. La ville vit pour lui ", explique Stojkovic. Malgré cet apport d'étrangers, Nantes n'en néglige pas moins son centre de formation de la Jonelière. " On ne pouvait pas faire appel à des joueurs français, trop chers ", continue N'Doram, " Les éléments qui viennent de l'extérieur ne sont pas là pour nuire au centre de formation ! Seulement, il est indispensable d'avoir au sein de l'équipe Première une assise solide (...). Ensuite, on sera en mesure de sortir des gars capables de prendre la place des joueurs de l'extérieur ". Pour le reste, Nantes n'a pas manqué d'alléger son effectif (et la masse salariale) en se séparant de joueurs comme Pascal Delhommeau, Habib Bamogo ou Gregory Pujol. S. VANDE VELDE