A 46 ans, l'arbitre namurois porte toujours l'habit noir. Dimanche passé, il a dirigé la rencontre Loyers-Jemeppe-sur-Sambre en P1. Pas mal de joueurs l'ont interpellé à propos du ballon qui, selon les images de la télé, explosa entre le moment où il quitta le pied de Walter Baseggio avant d'entrer dans la cage de Silvio Proto.
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A 46 ans, l'arbitre namurois porte toujours l'habit noir. Dimanche passé, il a dirigé la rencontre Loyers-Jemeppe-sur-Sambre en P1. Pas mal de joueurs l'ont interpellé à propos du ballon qui, selon les images de la télé, explosa entre le moment où il quitta le pied de Walter Baseggio avant d'entrer dans la cage de Silvio Proto. Le match est arrêté et reprend avec un nouveau ballon par une balle à terre à l'endroit où se trouvait le premier ballon au moment où il a été endommagé. Mais encore faut-il l'avoir vu. A la télé, il est évident que Serge Gumienny n'a pas vu que le ballon éclatait au cours de sa progression. Si cela avait été le cas, je suis certain que l'arbitre aurait annulé le but et repris le jeu comme le stipule le règlement. C'est quand les Louviérois ont repêché le ballon que la réalité est apparue : il était crevé. La trajectoire n'a pas trahi de problème. La télévision a ensuite fait apparaître ce qui s'était passé. L'arbitre n'a rien vu. A mon avis, les joueurs ont fait leur constat après le but. C'est un cas exceptionnel. Je mets ce fait à l'actif de la malchance, pas au passif de l'arbitre. Je n'ai jamais vécu cela. Lors de nos examens, il y a une question relative à la reprise du jeu après éclatement du ballon. Que fait-on s'il éclate en percutant un montant ou la barre transversale lors d'un coup de réparation ? Le jeu reprend par balle à terre sur la ligne du petit rectangle (aux 5,50 m), perpendiculairement par rapport à l'endroit où le ballon a éclaté. Non, mais je ne peux pas m'avancer à la place de la CCA. Le cas est intéressant. La CCA ne tiendra probablement pas compte des images télévisées. La saison passée, lors de Cercle Bruges-Charleroi, les Zèbres écopèrent d'un coup franc qui entraîna un but. L'arbitre crut que c'était une passe en arrière du pied au gardien alors qu'il s'agissait d'une intervention du genou. Le match n'a pas été rejoué. (P. Bilic)Propos recueillis par Pierre Bilic