Ingelmunster coule des jours heureux près d'Izegem et d'Harelbeke. Stijn Meert, 36 ans, sa femme et leurs deux enfants sont confortablement installés dans cette petite ville que les historiens appellent parfois la clef des Flandres en raison de sa situation entre Bruges et Courtrai, une position enviée qui fut l'objet de nombreuses batailles durant le Moyen Age et la Première Guerre mondiale. RolandGarros, le célèbre pilote de chasse français, fut abattu et capturé pas loin de là, en 1915.
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Ingelmunster coule des jours heureux près d'Izegem et d'Harelbeke. Stijn Meert, 36 ans, sa femme et leurs deux enfants sont confortablement installés dans cette petite ville que les historiens appellent parfois la clef des Flandres en raison de sa situation entre Bruges et Courtrai, une position enviée qui fut l'objet de nombreuses batailles durant le Moyen Age et la Première Guerre mondiale. RolandGarros, le célèbre pilote de chasse français, fut abattu et capturé pas loin de là, en 1915. Meert a des tas de projets, vit déjà au rythme du festival de danses (Hype-O-Dream) qu'il organise pour la deuxième fois ce 19 juillet dans les installations de l'Hippodrome de Waregem. Ingelmunster est aussi un des nombreux royaumes de la bière belge : c'est là que mûrit la Kasteel, la Saint-Louis, la Brigand et tant de " mousses spéciales " aussi appréciées à l'étranger que nos Diables Rouges. Le boxeur Jean-Pierre Coopman y est né et c'est peut-être le jus de houblon qui lui donna le courage, ou la folie, de lancer un défi à Muhammad Ali en 1976. Stijn n'a pas le coffre de l'ancien tailleur de pierres, mais sa carrière de médian courageux, vif argent et ciselé aux dimensions de notre D1 vaut le coup d'oeil : Courtrai, Anderlecht, Saint-Trond, Zulte Waregem, Mouscron Péruwelz, Audenaerde. " C'est à la fin de ma carrière sportive qu'est apparue une idée originale ", dit-il. " A huit, autour du verre de l'amitié, nous avons songé à organiser un festival de danses dans notre région. Une fameuse aventure car nous n'avions aucune relation dans le monde du show business et des dj, tellement différent de celui du football, évidemment. En 2013, pour la 1re édition du Hype-0-Dream, nous avons tout découvert au fil des nombreuses réunions : choix des dj, emplacement des podiums, sécurité, catering, billetterie, sponsoring, promotion via les canaux traditionnels ou les médias sociaux qui sont très importants pour nous (notre site internet : www.hype-o-dream.be) etc. " " L'année passée, nous avons accueilli 4.500 spectateurs. Une belle réussite qui nous a incités à continuer car notre public cible (16-35 ans) a répondu présent. Ce succès a boosté les huit amis mais c'est énorme comme travail : huit mois de mise au point pour un événement d'un jour (de 12 h à une heure du matin). On ne peut pas se louper, il n'y a pas de nouveau défi huit jours plus tard, comme au football. " Alors, il n' y a pas que Stromae qui danse. : Meert invitera-t-il Sergio Conceiçao au Hype-O-Dream ? Il rigole : " Ma carrière en D1 ne se résume pas, loin de là, à mon incident avec Conceiçao, un très grand attaquant. S'il a été longuement suspendu, c'est pour avoir jeté son maillot sur l'arbitre, Peter Vervecken. Le public de Sclessin m'en a longtemps voulu. Cela ne me dérangeait pas, au contraire. Je me souviens y avoir marqué le but de la victoire plus tard pour Zulte Waregem, la bête noire des Liégeois. J'ai vécu de moments fabuleux à Zulte Waregem que Francky Dury a façonné de façon remarquable. Je suis passé à Anderlecht où la concurrence était trop forte. Au Gaverbeek, j'ai trouvé de la qualité et une fraternité qui, par, exemple, nous ont permis de remporter la Coupe de Belgique en 2006. " Après une dernière saison à Audenaerde (D3), Meert a tourné la page de joueur car son emploi du temps est chargé : coach des Espoirs du stade Arc-en-Ciel, des élèves du Foot Elite de Groenhove à Waregem, etc. Aura-t-il le temps de danser au Hype-0-Dream ? PAR PIERRE BILIC