Au Jeux de Rio 2016, Greg Van Avermaet, qui venait de décrocher une médaille d'or, voulait un selfie. Et pas avec n'importe qui: avec Allyson Felix, l'icône de l'athlétisme américain. Elle a gagné à Rio ses septième, huitième et neuvième médailles olympiques, dont deux en or en relais. La sprinteuse, active sur 200 et 4...

Au Jeux de Rio 2016, Greg Van Avermaet, qui venait de décrocher une médaille d'or, voulait un selfie. Et pas avec n'importe qui: avec Allyson Felix, l'icône de l'athlétisme américain. Elle a gagné à Rio ses septième, huitième et neuvième médailles olympiques, dont deux en or en relais. La sprinteuse, active sur 200 et 400 mètres, compte ajouter au moins une médaille à sa collection à Tokyo, à l'âge de 35 ans. Elle égalerait ainsi Carl Lewis, l'athlète américain qui a connu le plus de succès aux JO. En cette période de préparation pour les Jeux, les nombreux récits dont fait l'objet Felix tournent autour d'un seul thème: comment, en 2019, elle a réussi son come-back après une grossesse et un accouchement difficile par césarienne. L'Américaine a laissé tomber son sponsor Nike, qui avait supprimé 70% de ses revenus pendant sa grossesse. Elle a signé un contrat avec un nouveau sponsor équipementier, Athleta, ce qui a incité Nike à modifier sa politique de sponsoring en cas de grossesse. Felix affirme avoir trouvé en Athleta une marque qui prône l'égalité des sexes et l'inclusion des athlètes de diverses origines. Elle est ainsi devenue un modèle pour les femmes noires et les mamans. L'Américaine franchit un pas supplémentaire. Avec son frère Wes, elle a récolté trois millions de dollars pour fonder sa propre marque de chaussures et de lifestyle: Saysh. Avec un slogan, " For and by women" et une formule révolutionnaire, car en achetant une paire de chaussures, on devient membre du Saysh Collective, qui donne accès à des vidéos d'entraînement et à des interactions avec Felix elle-même.