Les Diables Rouges s'envoleront pour le Japon dans un peu plus d'un mois: y pensez-vous déjà?

Johan Walem: Je ne le cache pas, c'est... oui car c'est un événement exceptionnel. J'ai vécu pas mal de bons moments depuis le début de ma carrière. Mais, assez curieusement, je n'ai pas encore pris part à une phase finale de Coupe du Monde. La malchance m'a chaque fois privé de ce bonheur. Alors, je touche du bois pour ne pas avoir une nouvelle tuile au bon moment, c'est-à-dire quand le coach fédéral fixera la liste des élus. Pour m...

Johan Walem: Je ne le cache pas, c'est... oui car c'est un événement exceptionnel. J'ai vécu pas mal de bons moments depuis le début de ma carrière. Mais, assez curieusement, je n'ai pas encore pris part à une phase finale de Coupe du Monde. La malchance m'a chaque fois privé de ce bonheur. Alors, je touche du bois pour ne pas avoir une nouvelle tuile au bon moment, c'est-à-dire quand le coach fédéral fixera la liste des élus. Pour moi, c'est d'abord un honneur de représenter son pays à l'occasion d'un tel rendez-vous. Pour un groupe, c'est une expérience riche qui n'a pas d'équivalent. Si j'y vais, ce sera pour me mettre au service de la cause collective. Etre là, toujours positif, être prêt même quand on est sur le banc: ce sont des attitudes qui ont toujours été à la base des succès belges. Si l'Asie me passait sous le nez, ce serait une très grosse déception pour moi. Pour être honnête, la Coupe du Monde, j'en rêve. Bien entendu mais ça va de mieux en mieux. Je me suis blessé dès le début de la saison lors de notre match de Coupe d'Europe, à Skopje, en Macédoine. Au fil des mois, quelques souris articulaires ont progressivement envahi la cheville. En décembre, j'étais incapable de la bouger. L'opération était inévitable et on a procédé à un nettoyage de l'articulation au CHU de Liège via une arthroscopie afin d'évacuer les esquilles articulaires. Je ne suis pas Marc Wilmots. Tout le monde ne réagit pas de la même façon après une intervention chirurgicale. Le capitaine de l'équipe nationale a rejoué quelques jours après l'ablation du ménisque. J'ai eu besoin d'un peu de temps, dans mon cas, pour être totalement performant.Pas vraiment même si ce n'est pas évident. Il est un fait certain que le triangle que je formais avec Didier Ernst et Harold Meyssen avait pas mal d'allure. Quand la formule est devenue caduque, il a fallu redistribuer les cartes. Harald préfère jouer sur la gauche. Se poster à droite de la pelouse lui posait un peu de problème. C'était moins le cas pour moi et je dépanne l'équipe. Je sais que ce ne sera pas éternel. Cela change ma géométrie de jeu mais je m'adapte. Robert Waseige sait évidemment que ce n'est pas du tout mon secteur de prédilection. Il a depuis longtemps jugé mes atouts de gaucher, je pense.(P.Bilic)