Robert Waseige a quitté le Standard et personne ne l'a remplacé,...si ce n'est son assistant Dominique D'Onofrio, le frère de Luciano. A l'heure actuelle -et malgré les rumeurs d'arrivées de grands noms- c'est bien Dominique (surnommé le carrossier dans le groupe la saison dernière en référence à son ancien métier et son manque de bases techniques) qui essaye de retaper les Rouches.
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Robert Waseige a quitté le Standard et personne ne l'a remplacé,...si ce n'est son assistant Dominique D'Onofrio, le frère de Luciano. A l'heure actuelle -et malgré les rumeurs d'arrivées de grands noms- c'est bien Dominique (surnommé le carrossier dans le groupe la saison dernière en référence à son ancien métier et son manque de bases techniques) qui essaye de retaper les Rouches. D'abord, DD n'a pas trop changé le dispositif de son prédécesseur, n'offrant pas sa confiance à ceux ( Walem et Van Meir) à qui Waseige l'avait retirée. C'était sans doute tout autant pour montrer à Waseige qu'il lui a été loyal jusqu'au bout que pour se donner un peu de temps pour réagir. Mais en a-t-il réellement eu -du temps- avec des blessés comme Lukunku, Goossens et Moreira? Dans un premier temps, on s'est dit qu'il n'y avait pas de choc psychologique puisqu'un nouveau grand gourou n'a pas débarqué à Sclessin. Mais les paroles de certains footballeurs ont rapporté que le courant ne passait pas entre Bob-ze-Coach et son groupe: Van Dooren a dit au journal Le Soir que les joueurs ne connaissaient pas plus Waseige que Waseige ne les connaissait D'ailleurs, ce dernier donne raison à cette théorie en disant regretter qu'on ne l'ait pas laissé poursuivre son travail. Visiblement, les choses sont allées un peu vite pour Waseige et son groupe, réunis dans l'après Coupe du Monde. Et Waseige a-t-il suffisamment analysé ledit groupe? Non, il a préféré donner une confiance aveugle à ses dirigeants. Après coup, il doit tout de même se demander s'il n'a pas signé un peu vite pour le Standard.Le challenge était merveilleux, évidemment, mais il n'a pas vraiment participé à la préparation de cette saison dans les détails du fait de la Coupe du Monde et il l'a payé. Même en étant Bob-ze-Coach, on ne s'improvise pas entraîneur d'un club, surtout du Standard... Les dirigeants, en tout cas, ont estimé que les progrès n'étaient pas là en cinq rencontres: que le Standard ne jouait pas mieux que lors du match d'ouverture contre Mouscron et que les occasions de but n'augmentaient pas. La décision devait tomber.Maintenant, on se met à la place des joueurs. Leur entraîneur vedette parti, ils ne voient personne d'un calibre équivalent ou supérieur prendre sa place sur le banc. C'est ennuyeux...surtout après la nouvelle défaite au Lierse. Bien sûr, Michel Preud'homme a beau dire qu'il possède une confiance illimitée dans les qualités de Dominique D'Onofrio, on ne la fait pas à des joueurs professionnels. On risque ainsi très rapidement d'en arriver à une situation comparable à celle que l'on a vécu la saison passée à Anderlecht où des joueurs, fatigués d'être critiqués pour des mauvaises prestations, les mettaient sur le compte des mauvais choix de l'entraîneur et s'en prendre directement à ce dernier en suscitant un vote contre lui. Si D'Onofrio restait longtemps à la barre, cela risquerait de lui arriver.Heureusement, ce fut épargné à Waseige qui a été débarqué avant. De toute manière, c'étaient les dirigeants anderlechtois qui avaient laissé la situation pourrir en acceptant qu' Aimé Anthuenis reste en place au coeur d'une saison médiocre et en particulier après le 1-5 contre le Lokomotiv Moscou. Si on compare le maintien d'Anthuenis et le licenciement de Waseige, on doit aussi se demander si la décision des dirigeants Rouches n'a pas été saine. Car, il ne faut pas se leurrer, si les Mauves vivent actuellement une mini-crise, c'est également le fruit du résultat du passage d'Anthuenis, qui n'a pas mis en place un système et un esprit supérieurs durables. Et ce ne sont pas l'un ou l'autre transfert et le coaching raisonnable de Hugo Broos qui vont pouvoir changer les tendances en peu de temps. John Baete