F elixMagath est parti mais cela n'est pas pour autant que les souris de Stuttgart dansent. La capitale du Bade Würtenberg a laissé partir au Bayern son entraîneur à succès qui avait réussi avec le VFB local à terminer 2e et 4e de la Bundesliga ces deux dernières années. La saison passée, emmenée par ses jeunes sans peur et sans reproche, Stuttgart avait occupé longtemps la tête du championnat allemand tout en faisant trembler Manchester United sur la scène européenne. Mais le club avait fini par craquer pour finalement terminer à la 4e place.
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F elixMagath est parti mais cela n'est pas pour autant que les souris de Stuttgart dansent. La capitale du Bade Würtenberg a laissé partir au Bayern son entraîneur à succès qui avait réussi avec le VFB local à terminer 2e et 4e de la Bundesliga ces deux dernières années. La saison passée, emmenée par ses jeunes sans peur et sans reproche, Stuttgart avait occupé longtemps la tête du championnat allemand tout en faisant trembler Manchester United sur la scène européenne. Mais le club avait fini par craquer pour finalement terminer à la 4e place. Magath est parti mais Stuttgart n'y a pas perdu au change. Matthias Sammer a été débauché au Borussia Dortmund pour prendre en charge une équipe à peine remaniée. La sauce a pris tellement vite que l'on assiste à un remake de la saison passée. Les Rouge et Blanc ne sont pas en tête mais ils ne pointaient qu'à un point du leader Wolfsburg avant la dernière journée de championnat. Avec cinq victoires et deux nuls, les Souabes restaient la seule équipe invaincue après la septième journée avec la meilleure défense et la meilleure attaque. Le Ballon d'or européen 96 a réussi la greffe. Sans révolutionner l'équipe mais en changeant quelque peu la méthode. Les jeunes internationaux allemands, Andreas Hinkel (22 ans) et Philipp Lahm (20 ans) continuent à occuper leur flanc respectif laissant le centre de la défense à l'expérimenté Markus Babbel, 32 ans, revenu de son périple anglais qui l'avait conduit à Liverpool et Blackburn, et à Martin Stranzl, 24 ans, transféré de Munich 1860. Et si ce quatuor laisse filtrer un ballon, le gardien Timo Hildebrand, détenteur du record de minutes sans buts encaissés en Bundesliga, sait également se montrer intraitable. Résultat : cinq buts encaissés et une série de quatre matches sans prendre de buts. De plus, Sammer compte également des cartouches de réserve avec le Croate Boris Zivkovic, le Portugais Fernando Meira, le plus cher transfert du club, et le Français Mathieu Delpierre (transféré de Lille à l'intersaison) sur le banc. Dans le football moderne, où tout joueur doit savoir tout faire, Stuttgart fait figure de bastion traditionnel. Les défenseurs se concentrent sur leur tâche défensive, les milieux assurent les passes décisives et les attaquants marquent. De la simplicité dans le sens le plus noble du terme. En milieu de terrain, Sammer peut se reposer sur de la récupération et de la créativité. A la baguette, on trouve Silvio Meissner, qui, avec 5 assists, pointe en tête du classement des passes décisives. Autour de lui, Sammer a placé le vétéran Horst Heldt (34 ans et 348 matches de Bundesliga au compteur), le Croate Zvonimir Soldo et le Biélorusse Aliaksander Hleb avec la possibilité de pouvoir faire appel au Suisse Hakan Yakin, transféré au dernier mercato d'hiver et à l'Argentin Emanuel Centurion. Enfin, l'attaque de Stuttgart fait également fureur en ce début de saison. Avant sa blessure à la cheville occasionnée lors du match du premier tour de la Coupe UEFA contre Ujpest, Kevin Kuranyi avait déjà inscrit trois buts en deux matches. Normalement, écarté des terrains de quatre à six semaines, l'attaquant allemand est déjà prêt à effectuer son retour et devrait être sur la feuille de match contre Beveren. Pourtant Sammer ne précipitera pas son retour. Car sans Kuranyi, l'attaque de Stuttgart a marché à plein régime. Le Brésilien Cacau a déjà fait trembler les filets adverses à cinq reprises, bien aidé par le Hongrois Imre Szabics et les jaillissements de la deuxième ligne de Meissner. Bref, de la solidité défensive, de la créativité dans la ligne médiane et de l'efficacité offensive. Espérons simplement que Beveren trouve plus facilement une solution que Bruges, défait par cette même équipe, il y a deux ans (1-2, 1-0), en 1/8e de finale de la Coupe UEFA. Stéphane Vande Velde