COACH - Joachim Löw

Que nous avions vraiment besoin d'un adversaire de ce calibre avant le Mondial : des joueurs robustes, en bonne condition et fins techniciens. Ils nous ont mis à l'épreuve car franchement, nous pouvons nous estimer heureux d'avoir quand même gagné. Nous avons perdu le ballon trop facilement, nos lignes se sont écartées et le Chili s'est infiltré comme il l'a voulu. Le pourcentage de bonnes passes était plus élevé contre l'Angleterre et l'Italie. Incroyablement élevé même...
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Que nous avions vraiment besoin d'un adversaire de ce calibre avant le Mondial : des joueurs robustes, en bonne condition et fins techniciens. Ils nous ont mis à l'épreuve car franchement, nous pouvons nous estimer heureux d'avoir quand même gagné. Nous avons perdu le ballon trop facilement, nos lignes se sont écartées et le Chili s'est infiltré comme il l'a voulu. Le pourcentage de bonnes passes était plus élevé contre l'Angleterre et l'Italie. Incroyablement élevé même... Le Chili a exercé sa pression très haut, ce qui a augmenté notre pourcentage d'erreurs. Nous n'avons pas su exploiter nos espaces. Pour gagner, nous avons dû puiser dans nos réserves. Immédiatement après, j'ai dit aux joueurs qu'ils n'avaient aucune raison d'être satisfaits. J'ai obtenu la confirmation de ce que je subodorais depuis un moment : le niveau individuel de certains joueurs doit être rehaussé. Ils doivent conserver l'ambition de progresser encore. Nous avons régulièrement discuté ces dernières semaines. Mesut a eu des problèmes. Passer du championnat espagnol à l'anglais est toujours difficile car le style de jeu est très différent mais je n'ai jamais douté que Mesut atteigne sa meilleure forme d'ici le premier match de Coupe du Monde. Sur papier, nous avons une grande équipe mais la réalité est toujours un peu différente. Certains joueurs ont été blessés pendant des mois, d'autres ont passé trop de temps sur le banc et d'autres ont dû travailler leur condition pendant notre préparation. Je suis attentivement le football international : tous les meilleurs du monde ne vivent pas en Allemagne, vous savez. On a parfois l'impression que l'Allemagne a croulé sous les talents ces dernières années mais les autres pays ont aussi progressé.Bon à savoirPhilipp Lahm gagne actuellement 10 millions d'euros par an au Bayern. Capitaine de la Mannschaft, il a négocié une prime de victoire de 300.000 euros. On l'a surnommé Fipsi en équipes d'âge du FT Gern, son premier club, sis dans une banlieue de Munich. Gamin, il admirait beaucoup Pierre Littbarski. Il dispose de quatre sponsors personnels : Adidas, AOK (une assurance-santé), Adelhozener (eau et sodas) et FTI (une agence de voyages). Il fait preuve d'un grand engagement social : en 2007, il a mis sur pied la Philipp Lahm Stiftung für Sport und Bildung, qui s'occupe des enfants arriérés. Il est également ambassadeur de SOS Villages d'Enfants, de la Stiftung für Kinder, Gegen Gewalt, de la Stiftung Lesen et du projet LILALU Fillettes au ballon. Il lutte contre l'homophobie et l'intolérance. Il a reçu le prix de la Tolérance de l'organisme Mateo, comme Theo Zwanziger et Tanja Walther. En 2009, il a reçu le Prix sportif bavarois dans la catégorie Hochleistungssporter Plus et un an plus tard, la médaille d'Etat bavaroise du Mérite et de la Santé. En 2011, il a publié un livre : " Der feine Unterschied. Wie man heute Spitzenfussballer wird. " (La petite différence. Comment devenir footballeur pro de nos jours.)" Tous les meilleurs footballeurs du monde ne vivent pas en Allemagne. "