Bastian Schweinsteiger

Nom : Schweinsteiger. Prénom : Bastian. Mensurations : 1 m82 -77 kg, des avant-bras de forain et des faux-airs de Dolph Lundgren (le méchant dans Rocky III). Surnoms : Basti ou Schweini pour atténuer les bégaiements de Christian Jeanpierre et de Xavier Gravelaine ou Der Hammer (le marteau) pour rappel...

Nom : Schweinsteiger. Prénom : Bastian. Mensurations : 1 m82 -77 kg, des avant-bras de forain et des faux-airs de Dolph Lundgren (le méchant dans Rocky III). Surnoms : Basti ou Schweini pour atténuer les bégaiements de Christian Jeanpierre et de Xavier Gravelaine ou Der Hammer (le marteau) pour rappeler le jeu physique et la Grosse Bertha qui a l'habitude de partir de son pied droit. Le nouveau patron de la séduisante Allemagne est pourtant loin du stéréotype du joueur allemand physique, un peu frustre, type Guido Buchwald. Il suffit de revoir le troisième but teuton face à l'Argentine pour s'en convaincre : solo dans le rectangle, feinte de frappe suivi d'une offrande immanquable, même pour Friedrich. Face aux hommes de Maradona, ce costaud de 25 ans a réussi son match le plus accompli du mondial avec deux assists et une présence aux quatre coins du terrain, des remontées de ballon rapides et des tackles qui ont rendu la vie impossible à Lionel Messi. Elu homme de ce sommet, finalement à sens unique, Basti est désormais reluqué par le Real dont la fièvre acheteuse s'est déplacée outre-Rhin, zieutant de moins en moins vers le décevant Steven Gerrard. Pourtant, tout n'a pas toujours été rose pour le joueur du Bayern Munich que l'on décrit aujourd'hui comme le nouveau StefanEffenberg (même si l'acné persistante rappelle davantage Christian Ziege) de la Mannschaft. Après des débuts ravageurs à la majorité au Bayern, une présence en sélection dès la vingtaine, la confiance de JurgenKlinsmann et Sarah Brander pour compagne, Basti perd sa place sur l'aile gauche du Bayern à l'arrivée de Franck Ribéry, l'été 2008. Direction le banc et les rumeurs l'envoient vers des clubs du fond du panier de la Bundesliga. Son sauveur s'appellera Louis van Gaal. Le coach batave laisse le soin à Scarface d'animer le flanc gauche et replace Schweinsteiger dans le milieu du jeu, dans un rôle de huit, avec Mark van Bommel à ses côtés en tant que briseur d'offensives. En sélection, pour l'aider dans cette tâche, il peut compter sur l'étonnant Sami Khedira dont le duo dans l'axe " défensif " du milieu fait un tabac. Deux éléments portés vers l'avant qui s'inscrivent dans cette génération de jeunes joueurs allemands qui savent pratiquement tout faire. Et Schweini en est assurément l'exemple le plus frappant...