COACH JOACHIM LÖW

Quels progrès a réalisés la Mannschaft depuis 2014 ?

JOACHIM LÖW : Nous n'avons pas été poussés à nos limites en qualifications mais la Coupe des Confédérations, que nous avons gagnée 1-0 contre le Chili, a montré que nous étions forts en profondeur. Nous continuons à progresser et nous voulons développer un meilleur football qu'il y a quatre ans. Nous avons été sacrés champions du monde mais tout le monde a oublié notre match difficile contre l'Algérie en huitièmes de finale. Nous avons dû nous battre et nous n'avons inscrit le 2-1 qu'à la 120e. En France, il nous a fallu trop d'occasions pour marquer mais depuis, nous sommes plus efficaces.

À quel point est-il difficile de continuer à progresser ?

LÖW : Notre équipe et notre style de jeu sont devenus le standard. En tant que champions du monde en titre, nous devons constamment nous redéfinir, chercher d'autres manières de faire la différence. Sur papier, nous sommes le numéro un mondial mais ça ne veut plus rien dire dès que le tournoi débute.

Vous êtes sous pression ?

LÖW : Nous voulons défendre notre titre. C'est notre objectif. Nous sommes peut-être les grands favoris et c'est logique : nous sommes champions du monde, nous avons gagné la Coupe des Confédérations et signé une belle campagne de qualification... La pression est toujours là mais elle va nous aider à améliorer notre niveau. Les joueurs doivent être à leur zénith en tournoi. Chaque minute, chaque seconde. Un champion du monde a beaucoup à perdre. Les autres équipes n'ont pas cette pression.

Comment jugez-vous vos adversaires ?

LÖW : Le Mexique est une référence, techniquement et tactiquement, et est notre premier adversaire. La Suède a éliminé l'Italie aux barrages et il ne faut donc pas la sous-estimer tandis que la Corée du Sud a bien évolué ces derniers mois. Ses footballeurs jouent avec coeur et sont très rapides.

Quels sont vos principaux rivaux pour le titre mondial ?

LÖW : Le tournoi sera très compétitif, très ardu. L'Argentine regorge de possibilités offensives, le Brésil semble avoir retrouvé sa forme tandis que l'Espagne et la France sont les principaux rivaux. Sans oublier l'Angleterre.

Quel était votre premier critère de sélection ?

LÖW : J'ai choisi 23 joueurs qui peuvent prester sur le terrain mais qui placent aussi le groupe en premier s'ils sont sur le banc. L'esprit d'équipe était fantastique en 2014 et il doit l'être à nouveau.

Marc-Andre ter Stegen sera-t-il le numéro un si Manuel Neuer n'est pas prêt ?

LÖW : Marc s'est bien développé en équipe nationale. Au début, il a commis quelques erreurs mais depuis la Coupe des Confédérations, il fait vraiment bonne impression. Il reste sur une bonne année, avec Barcelone comme en équipe nationale. Il est calme, concentré, il a beaucoup de personnalité et il est apprécié du groupe.

VU DU PAYS : Jan-Pieter Martens

Ancien directeur technique de Saint-Trond, team manager de Schalke 04 depuis 2013

" Il n'y a aucun doute : la Mannschaft va reconduire son titre mondial. Joachim Löw dispose d'une équipe aussi performante. Ses joueurs prennent tous leurs responsabilités au sein du collectif. L'indisponibilité éventuelle du gardien Manuel Neuer est un facteur important. Marc-André ter Stegen atteint un niveau élevé au Barça depuis deux ans, il est peut-être meilleur en technique et à la relance, mais Neuer dégage une aura d'invincibilité qui influence tout le reste de l'équipe.

Mesut Özil est titulaire depuis 2010 mais Toni Kroos, Thomas Müller et Mats Hummels sont également des certitudes. Ils sont typiquement allemands, ils connaissent parfaitement leurs tâches. Ce sont des footballeurs programmables mais aussi des hommes extrêmement doués. Özil peut délivrer une passe tranchante à 50 mètres, Kroos calme le jeu et détermine le rythme, Müller inscrit des buts déterminants. Löw veille à la sérénité générale. Il ne fera pas de folies. Il va prendre le temps de composer le bon puzzle. En choisissant Mario Gomez, il a opté pour la continuité.

Je ne vois que cinq ou six pays capables de battre l'Allemagne si elle est dans un mauvais jour. Un Allemand ne part jamais du principe que sa Mercedes, son Audi ou sa Volkswagen va démarrer en trombe. Il fournit toujours un effort minimal, sur lequel il peut se rabattre si ça ne va pas.

L'ÉTOILE MONTANTE : Joshua Kimmich

En mars dernier, l'arrière droit de 23 ans, issu du RB Leipzig en 2015, a prolongé son contrat au Bayern jusqu'en 2023. Le club a ainsi signifié sa pleine confiance au successeur de Philipp Lahm. Joshua Kimmich est polyvalent. De tous les internationaux allemands, c'est lui qui a le plus joué en qualifications : dix matches. Il a inscrit deux buts tout en étant impliqué dans 40 % des goals marqués. Le jeune talent a été formé par le VfB Stuttgart de 2007 à 2013 avant de s'échapper à Leipzig. Il a éclaté au Bayern sous la direction de Pep Guardiola et est désormais considéré comme le chef de file de la nouvelle génération allemande, représentée par Niklas Süle, Jonathan Tah, Julian Brandt, Leon Goretzka, Leroy Sané et Timo Werner. Nul n'est sûr de sa place dans l'équipe nationale de l'exigeant Joachim Löw, en poste depuis douze ans, mais Kimmich est quasi incontournable. D'après Jupp Heynckes, il est le futur capitaine du Bayern et de la Mannschaft.

BON À SAVOIR

Mario Götze, âgé de 25 ans, n'a pas été repris par Joachim Löw. L'international (63 caps) du Borussia Dortmund est le premier joueur en 40 ans, depuis Gerd Müller en 1978, à plier une finale sans être repris pour l'édition suivante.

LE VÉTÉRAN

Mario Gomez (32 ans), qui a quitté le VfL Wolfsburg pour retourner au VfB Stuttgart en janvier, est le guide chevronné du noyau. Il a joué trois EURO et un Mondial. Il a débuté le 7 février 2007 pour la Mannschaft contre la Suisse.

Être champion, élu meilleur jeune de Premier League, inscrire 14 buts et délivrer 19 assists sur la saison : tout ça ne suffit visiblement pas pour être repris au sein de la Mannschaft. Leroy Sané, recalé de dernière minute, l'a appris à ses dépens.

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Appiano, en Italie, a déjà accueilli trois fois la Mannschaft en stage avant une Coupe du Monde : en 1990, en 2014 et cette fois-ci. La superstition joue un rôle puisque l'Allemagne s'est chaque fois imposée -contre l'Argentine, sur le score de 0-1, sur un penalty d' Andy Brehme puis un but de Mario Götze dans les prolongations. L'hôtel dispose d'un fitness ultramoderne et d'un centre de wellness.

COACH JOACHIM LÖW

58 ans ? Il a été un bon T1 du VfB Stuttgart, de Fenerbahçe, de Karlsruhe et de l'Austria Vienne, sans plus ? En 2004, il est devenu l'adjoint de Jürgen Klinsmann alors à la tête de la Mannschaft ? Deux ans plus tard, il a été nommé sélectionneur mais a trébuché sur la dernière haie de chaque tournoi, jusqu'au Mondial brésilien...

Joshua Kimmich, BELGAIMAGE
Joshua Kimmich © BELGAIMAGE
Mario Gomez, BELGAIMAGE
Mario Gomez © BELGAIMAGE
Mario Götze, BELGAIMAGE
Mario Götze © BELGAIMAGE
Quels progrès a réalisés la Mannschaft depuis 2014 ? JOACHIM LÖW : Nous n'avons pas été poussés à nos limites en qualifications mais la Coupe des Confédérations, que nous avons gagnée 1-0 contre le Chili, a montré que nous étions forts en profondeur. Nous continuons à progresser et nous voulons développer un meilleur football qu'il y a quatre ans. Nous avons été sacrés champions du monde mais tout le monde a oublié notre match difficile contre l'Algérie en huitièmes de finale. Nous avons dû nous battre et nous n'avons inscrit le 2-1 qu'à la 120e. En France, il nous a fallu trop d'occasions pour marquer mais depuis, nous sommes plus efficaces. À quel point est-il difficile de continuer à progresser ? LÖW : Notre équipe et notre style de jeu sont devenus le standard. En tant que champions du monde en titre, nous devons constamment nous redéfinir, chercher d'autres manières de faire la différence. Sur papier, nous sommes le numéro un mondial mais ça ne veut plus rien dire dès que le tournoi débute. Vous êtes sous pression ? LÖW : Nous voulons défendre notre titre. C'est notre objectif. Nous sommes peut-être les grands favoris et c'est logique : nous sommes champions du monde, nous avons gagné la Coupe des Confédérations et signé une belle campagne de qualification... La pression est toujours là mais elle va nous aider à améliorer notre niveau. Les joueurs doivent être à leur zénith en tournoi. Chaque minute, chaque seconde. Un champion du monde a beaucoup à perdre. Les autres équipes n'ont pas cette pression. Comment jugez-vous vos adversaires ? LÖW : Le Mexique est une référence, techniquement et tactiquement, et est notre premier adversaire. La Suède a éliminé l'Italie aux barrages et il ne faut donc pas la sous-estimer tandis que la Corée du Sud a bien évolué ces derniers mois. Ses footballeurs jouent avec coeur et sont très rapides. Quels sont vos principaux rivaux pour le titre mondial ? LÖW : Le tournoi sera très compétitif, très ardu. L'Argentine regorge de possibilités offensives, le Brésil semble avoir retrouvé sa forme tandis que l'Espagne et la France sont les principaux rivaux. Sans oublier l'Angleterre. Quel était votre premier critère de sélection ? LÖW : J'ai choisi 23 joueurs qui peuvent prester sur le terrain mais qui placent aussi le groupe en premier s'ils sont sur le banc. L'esprit d'équipe était fantastique en 2014 et il doit l'être à nouveau. Marc-Andre ter Stegen sera-t-il le numéro un si Manuel Neuer n'est pas prêt ? LÖW : Marc s'est bien développé en équipe nationale. Au début, il a commis quelques erreurs mais depuis la Coupe des Confédérations, il fait vraiment bonne impression. Il reste sur une bonne année, avec Barcelone comme en équipe nationale. Il est calme, concentré, il a beaucoup de personnalité et il est apprécié du groupe. Ancien directeur technique de Saint-Trond, team manager de Schalke 04 depuis 2013 " Il n'y a aucun doute : la Mannschaft va reconduire son titre mondial. Joachim Löw dispose d'une équipe aussi performante. Ses joueurs prennent tous leurs responsabilités au sein du collectif. L'indisponibilité éventuelle du gardien Manuel Neuer est un facteur important. Marc-André ter Stegen atteint un niveau élevé au Barça depuis deux ans, il est peut-être meilleur en technique et à la relance, mais Neuer dégage une aura d'invincibilité qui influence tout le reste de l'équipe. Mesut Özil est titulaire depuis 2010 mais Toni Kroos, Thomas Müller et Mats Hummels sont également des certitudes. Ils sont typiquement allemands, ils connaissent parfaitement leurs tâches. Ce sont des footballeurs programmables mais aussi des hommes extrêmement doués. Özil peut délivrer une passe tranchante à 50 mètres, Kroos calme le jeu et détermine le rythme, Müller inscrit des buts déterminants. Löw veille à la sérénité générale. Il ne fera pas de folies. Il va prendre le temps de composer le bon puzzle. En choisissant Mario Gomez, il a opté pour la continuité. Je ne vois que cinq ou six pays capables de battre l'Allemagne si elle est dans un mauvais jour. Un Allemand ne part jamais du principe que sa Mercedes, son Audi ou sa Volkswagen va démarrer en trombe. Il fournit toujours un effort minimal, sur lequel il peut se rabattre si ça ne va pas. En mars dernier, l'arrière droit de 23 ans, issu du RB Leipzig en 2015, a prolongé son contrat au Bayern jusqu'en 2023. Le club a ainsi signifié sa pleine confiance au successeur de Philipp Lahm. Joshua Kimmich est polyvalent. De tous les internationaux allemands, c'est lui qui a le plus joué en qualifications : dix matches. Il a inscrit deux buts tout en étant impliqué dans 40 % des goals marqués. Le jeune talent a été formé par le VfB Stuttgart de 2007 à 2013 avant de s'échapper à Leipzig. Il a éclaté au Bayern sous la direction de Pep Guardiola et est désormais considéré comme le chef de file de la nouvelle génération allemande, représentée par Niklas Süle, Jonathan Tah, Julian Brandt, Leon Goretzka, Leroy Sané et Timo Werner. Nul n'est sûr de sa place dans l'équipe nationale de l'exigeant Joachim Löw, en poste depuis douze ans, mais Kimmich est quasi incontournable. D'après Jupp Heynckes, il est le futur capitaine du Bayern et de la Mannschaft. Mario Götze, âgé de 25 ans, n'a pas été repris par Joachim Löw. L'international (63 caps) du Borussia Dortmund est le premier joueur en 40 ans, depuis Gerd Müller en 1978, à plier une finale sans être repris pour l'édition suivante. Mario Gomez (32 ans), qui a quitté le VfL Wolfsburg pour retourner au VfB Stuttgart en janvier, est le guide chevronné du noyau. Il a joué trois EURO et un Mondial. Il a débuté le 7 février 2007 pour la Mannschaft contre la Suisse. Être champion, élu meilleur jeune de Premier League, inscrire 14 buts et délivrer 19 assists sur la saison : tout ça ne suffit visiblement pas pour être repris au sein de la Mannschaft. Leroy Sané, recalé de dernière minute, l'a appris à ses dépens. Appiano, en Italie, a déjà accueilli trois fois la Mannschaft en stage avant une Coupe du Monde : en 1990, en 2014 et cette fois-ci. La superstition joue un rôle puisque l'Allemagne s'est chaque fois imposée -contre l'Argentine, sur le score de 0-1, sur un penalty d' Andy Brehme puis un but de Mario Götze dans les prolongations. L'hôtel dispose d'un fitness ultramoderne et d'un centre de wellness.