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SUPERFICIE 357.168 km2 HABITANTS 80.854.408 CAPITALE Berlin SITE www.dfb.de JOACHIM LÖW - 56 ans - A été un bon entraîneur, sans plus, du VfB Stuttgart, de Fenerbahçe, de Karlsruhe et de l'Austria Vienne. En 2004, il a été nommé adjoint de Jürgen Klinsmann puis, deux ans plus tard, sélectionneur, mais il a toujours trébuché sur l'ultime haie, jusqu'au Mondial brésilien.JOACHIM LÖW : Mario a retrouvé son assurance et sa stabilité au Besiktas. Je l'ai déjà constaté à l'entraînement. Il méritait d'être titularisé dans le match amical contre l'Angleterre et sa prestation m'a satisfait. LÖW : Constamment. Nous vivons des temps dangereux, pas seulement en football. Mais devoir jouer devant des tribunes vides, personne n'en a envie. Ce serait même une catastrophe ! Je suis convaincu que les autorités françaises vont tout mettre en oeuvre pour assurer la sécurité des équipes et des supporters. LÖW : Nous avons énormément travaillé pour modifier notre style de jeu et nous en avons été récompensés lors du dernier Mondial mais nous devons continuer à progresser car les autres pays ne restent pas les bras ballants. LÖW : Le plus frustrant est de perdre 2-3 alors qu'on menait 2-0. D'un autre côté, ce n'était pas immérité car nous n'avons pas réussi à contrôler l'ensemble du match. La construction depuis l'arrière était perfectible et nous ne nous sommes pas créé autant d'occasions que dans les autres matches. Je n'aime pas dire ça mais l'Angleterre méritait de gagner. LÖW : Nous n'avons pas bien combiné, il y a eu trop peu de mouvements et après le repos, nous avons concédé trop d'espaces. Même quand nous menons, nous devons rester compacts et continuer à attaquer, comme nous l'avons fait dans certains matches de Coupe du Monde. Concéder des brèches à une équipe qui aligne tant de footballeurs rapides expose fatalement à des buts. LÖW : C'était une expérience. Nous avons joué avec trois défenseurs centraux, ce qui nous permettait de prendre plus de risques offensifs dans l'entrejeu. Özil et Kroos ont été brillants, défensivement et offensivement. Deux joueurs dotés d'un excellent bagage technique, forts homme contre homme, capables de se tirer de situations difficiles. Contre l'Angleterre, avec Kroos et Khedira à cette place, la construction a été plus difficile. Mais si on ne peut pas faire d'expériences dans des matches amicaux, quand ? LÖW : Les garçons savent maintenant qu'ils peuvent battre l'Italie mais ça ne veut plus rien dire. Ce sera un autre match, que l'Italie abordera peut-être d'une tout autre façon. Mais l'équipe a bien réagi après sa défaite contre l'Angleterre.Un football offensif, attractif, en finesse et en possession du ballon, des changements de rythme et de la flexibilité. Ce sont les valeurs centrales du football de Joachim Löw mais on peut y arriver par différentes voies. Il est flexible mentalement aussi. Au Brésil, l'Allemagne a fait preuve de pragmatisme, resserrant les lignes en 4-3-3 et prêtant énormément d'attention aux phases arrêtées. Le titre en poche, Löw a accordé plus de latitude à ses joueurs, en 4-2-3-1. Neuer, qui est par moments un libéro à l'ancienne plutôt qu'un gardien, est précédé de deux défenseurs centraux (Boateng-Hummels), les arrières latéraux jouant haut. Deux nouveaux noms. Antonio Rüdiger, dont la mère vient du Sierre Leone, a été formé comme arrière central mais a joué à droite contre l'Italie. De l'autre côté, Jonas Hector (26 ans) peut se livrer à fond. L'arrière gauche de Cologne n'a pas réussi à convaincre le Bayern en catégories d'âge mais en 2015, il est le seul à avoir disputé les neuf matches de la Mannschaft. Il sera impossible de voir entrejeu plus doué à l'EURO, malgré le forfait de Gundogan, blessé au genou. Des deux médians défensifs (sur papier), seul Khedira a un tempérament défensif. A côté de lui, Kroos peut avancer d'un cran pour engendrer une supériorité numérique. Conséquence logique : l'équipe est plus proche de l'attaque et cherche encore plus les combinaisons avect Özil et Reus. Suite aux adieux de Klose, Löw s'oriente de plus en plus vers un faux neuf, un rôle que peuvent occuper plusieurs joueurs : Götze, Schürrle ou Müller, qui obtiendra sans doute la préférence. Même si Löw opte pour un avant-centre classique. Problèmes de luxe.OTTMAR HITZFELD EX-COACH" L'Allemagne a connu quelques heurts en qualifications mais elle a franchi le cap sans encombre. Ces faux pas ne sont pas étonnants pour une équipe qui vient d'être championne du monde. Je suis convaincu que Joachim Löw et son équipe seront à nouveau en pleine forme et tiendront leur rôle de favoris. " PAUL BREITNER EX-JOUEUR" L'Allemagne va disputer un bon tournoi mais je trouve une Coupe du Monde bien plus importante. Pour moi, l'EURO n'est qu'un point d'évaluation en route vers le sommet, un moment idéal pour voir quels jeunes footballeurs peuvent prendre de l'importance à l'avenir. Il y a beaucoup trop d'équipes à ce tournoi et ça va entamer sa qualité. "- Sami Khedira a provoqué une onde de choc en déclarant que l'Allemagne n'avait rien à faire à l'EURO si elle n'améliorait pas la qualité de son football.14 champions du monde 2014 ont été présélectionnés. - Joshua Kimmich (Bayern), Julian Brandt (Bayer Leverkusen) et Julian Weigl (Borussia Dortmund) fêtent leur première sélection, Leroy Sané (Schalke 04) n'en compte encore qu'une seule. Tout un symbole : le quatuor portait encore des langes quand l'Allemagne a été éliminée au premier tour de l'EURO 2000, ce qui a incité l'Allemagne à lancer un ambitieux programme de formation.MESUT ÖZIL : D'être titulaire, ce qui n'est pas évident dans un pays comme le nôtre. Notre noyau comporte des joueurs de talent égal. Si je remarque que je vais jouer, je vais réfléchir à nos chances. Ce noyau doit nous permettre de rêver de la victoire finale mais je m'attends à un tournoi difficile. ÖZIL : Que suis-je censé dire ? Une nouvelle victoire constituerait un nouveau palier pour le football allemand. Nous l'espérons tous mais je ne pense pas qu'il y ait jamais eu autant de candidats au titre. C'est un des tournois les plus ouverts de l'histoire car beaucoup d'équipes pensent pouvoir le gagner. ÖZIL : Il faut toujours attendre le début du tournoi mais bon : la France joue sur ses terres, l'Espagne est tenante du titre et j'ajoute l'Angleterre et l'Italie à ma liste. Quatre adversaires redoutables. ÖZIL : Elle est plus forte depuis deux ans. Elle dispose de jeunes joueurs qui atteignent déjà un niveau élevé et sont dans une spirale positive. Les Anglais figurent à juste titre sur la liste des équipes entrant en ligne de compte pour la finale. Je ne dis pas ça seulement parce que je joue là-bas. ÖZIL : Oui. Il n'y a pas de groupes faibles à l'EURO. On attend toujours de l'Allemagne qu'elle gagne, quel que soit son adversaire, ce qui entraîne une certaine pression. Nos trois opposants seront motivés contre nous. Pour prendre les trois points mais surtout pour battre l'Allemagne. Nous devons y être préparés. ÖZIL : Naturellement. Je ne me rappelle pas de match facile contre la Pologne : elle se surpasse toujours. En plus, elle possède un avant d'exception en la personne de Robert Lewandowski et elle possède encore d'autres talents. Je pense qu'elle n'a jamais été aussi forte. ÖZIL : Je n'y ai pas encore pensé. A chaque tournoi, un joueur se révèle au monde mais ça ne m'intéresse pas du tout. Je ne pense qu'à l'Allemagne. ÖZIL : La Belgique ? Elle a une bonne équipe, qui peut éventuellement lutter jusqu'au bout. Je suis curieux mais je le répète : je m'occupe avant tout de l'Allemagne. Nous voulons atteindre la finale. Peu importe qui nous affronterons, pour autant que nous la disputions. " Les joueurs savent maintenant qu'ils peuvent battre l'Italie mais ça ne veut plus dire grand-chose. " JOACHIM LÖW