La semaine dernière, sur Canal Z, Ivan De Witte, le président de La Gantoise expliquait pourquoi il regrettait -malgré le prix du transfert- s'être séparé de son Mbark Boussoufa : " Il a du talent, est très travailleur et en plus a la mentalité d'un champion. Il veut dominer ". Et ceci est dit par un psychologue de formation... qui a aussi d'au-tres talents comme financier. De Witte n'était pas peu fier de rappeler qu'il avait gommé un déficit gantois de 20 millions d'euros en une demi-douzaine d'années. Un succès pour un club qui a su générer ses propres rentrées... comme celle de Boussoufa, le transfert le plus cher payé par un club belge (on parle de quatre millions d'euros).
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La semaine dernière, sur Canal Z, Ivan De Witte, le président de La Gantoise expliquait pourquoi il regrettait -malgré le prix du transfert- s'être séparé de son Mbark Boussoufa : " Il a du talent, est très travailleur et en plus a la mentalité d'un champion. Il veut dominer ". Et ceci est dit par un psychologue de formation... qui a aussi d'au-tres talents comme financier. De Witte n'était pas peu fier de rappeler qu'il avait gommé un déficit gantois de 20 millions d'euros en une demi-douzaine d'années. Un succès pour un club qui a su générer ses propres rentrées... comme celle de Boussoufa, le transfert le plus cher payé par un club belge (on parle de quatre millions d'euros). Un exemple qui doit faire rêver le Sporting de Charleroi où on a pris l'habitude de critiquer (dans le meilleur des cas) tout ce qui n'épouse pas ses désirs et à vouloir donner des leçons à tout le monde. Notamment sur le plan de la gestion financière, alors qu'on se rend compte à la lecture de notre dossier en page 34 que c'est de l'argent extérieur au club (en l'occurrence des sociétés de la famille Bayat) qui est systématiquement venu combler les trous depuis la reprise des Zèbres. C'est très noble, évidemment, de jouer au mécène mais est-ce le cas ? Quand on demande au président Abbas Bayat pourquoi il injecte de l'argent de ses activités dans le club, il se ferme comme une huître. Une tactique pour obtenir des avantages fiscaux ou autre chose ? Il ne dira rien. Mais au vu des comptes, la Ville de Charleroi se dit inquiète... car il y a des gros emprunts bancaires à rembourser en perspective. Alors que le Mondial bat son plein et qu'on se régale, le foot belge continue d'être secoué. Et, en sus, on ne reçoit pas de réponses aux questions que l'on se pose. La justice continue ses travaux d'enquête mais ne communique rien, exigeant de la part de l'Union Belge d'attendre de ses nouvelles dans le cas de La Louvière. Et les cas de Geel et du Lierse ne sont pas réglés non plus. Le désordre est constant et tout le monde tire sur tout le monde. Le président de Genk Jos Vaessen a essayé d'assassiner médiatiquement le directeur de la Ligue Pro Jean-Marie Philips en lui reprochant son inefficacité et son salaire. Et le futur ex-président fédéral Jan Peeters devait quitter le Mondial pour donner son éclairage dans l'affaire des matches truqués car certains de ses collègues estiment qu'il aurait ensablé l'affaire. La semaine dernière, il a reçu des mains du président Joseph Blatter l'Ordre du mérite de la FIFA. Et tout ça avant l'assemblée générale du 24 juin où on devrait en savoir plus sur l'identité et les attributions du ou des successeurs de Peeters. Dans cette optique, on doit se demander de quelle manière la famille du foot voit les nouvelles judiciaires provenant du sud de la France concernant Luciano D'Onofrio et Robert Louis-Dreyfus, personnages clés de Sclessin. Au Standard, on a beau dire que ce procès sur l'affaire des comptes de l'OM ne concerne pas le club, on ne peut pas dire que ce soit de la bonne publicité. Luciano D'Onofrio, le vice-président, nous avait dit toute sa tranquillité par rapport à ce procès avant le verdict : " J'ai déjà été blanchi une fois en appel pour des faits similaires, pourquoi pas deux ? Et si je suis quand même condamné ? Et bien il y aura bientôt des élections présidentielles en France et automatiquement, le nouveau président de la République accorde toujours l'amnistie, hein ( il rit) ". Au-delà de ce pragmatisme rigolard, le directeur technique des RouchesMichel Preud'homme risque-t-il de souffrir de retombées éventuelles par rapport à ses visées à l'U.B. ? Pour le futur fédéral, on se dirigerait en effet vers un ticket Preud'homme comme directeur exécutif et Roger Vanden Stock comme président. Mais le président trudonnaire Roland Duchâtelet trouve l'ancien meilleur gardien du monde un peu léger pour le job. Un Duchâtelet homme d'affaires et politicien à succès, qui a un énorme pouvoir d'influence parmi les dirigeants et dont le hobby est de parler de compétence et d'éthique. Alors qu'on trouve dans sa descendance directe des actionnaires importants du G. Beerschot... Bref, on vit une époque formidable : l'U.B. ressemble à OK Corral. Vite un shérif ! john baete