Commençons par le début. Comment as-tu vécu ton éviction de la RTBF et de La Tribune ?

J'ai été une victime collatérale du départ de Stéphane Pauwels et de la refonte de l'équipe. A l'époque, elle réfléchissait déjà à des changements car l'ambiance n'était plus supportable. Il y avait des clashs incessants. J'ai pris beaucoup de plaisir dans l'aventure mais ce sont des choses qui arrivent.
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J'ai été une victime collatérale du départ de Stéphane Pauwels et de la refonte de l'équipe. A l'époque, elle réfléchissait déjà à des changements car l'ambiance n'était plus supportable. Il y avait des clashs incessants. J'ai pris beaucoup de plaisir dans l'aventure mais ce sont des choses qui arrivent. La manière dont la nouvelle a été communiquée m'a surpris. Mais je n'ai pas d'amertume. Je sais ce que les gens m'ont donné et ce que je leur ai apporté. Je connaissais plusieurs responsables à RTL : Nicolas Roisin, Eric Adelbrecht, Philippe Delusinne. Stéphane savait que j'étais sur le carreau et notre duo s'est constitué de manière naturelle, quelques semaines après le lancement de l'émission. À La Tribune, j'avais un rôle plus intello mais ce côté mordant m'a toujours habité. Il est décuplé par le fait que 100 % Steph est un talk-show sans limite. J'essaie d'être accessible et piquant en laissant libre cours à mon jugement. Steph et moi en jouons un peu mais quand il n'est pas d'accord, il n'hésite pas à me dire que je raconte n'importe quoi ! Durant la semaine, nous sommes attentifs à l'actualité. Au fur et à mesure que l'émission approche, nous passons quelques coups de téléphone. Nous balisons ce dont on va parler mais la préparation est moins lourde qu'à la télévision. Constant Vanden Stock. Il est venu me féliciter car j'avais contribué à débloquer un dossier à la Région bruxelloise concernant le stade. J'étais un peu gêné. Une rencontre avec Philippe Albert quand il jouait à Newcastle. Il m'avait accompagné au restaurant avant son match contre Sheffield United. Après la rencontre, il m'avait invité à partager le verre de l'amitié. Nous nous sommes retrouvés dans un pub avec ses coéquipiers. Marc Degryse nous a rejoints en empruntant le costume d'un des joueurs de Newcastle et nous avons fait la fête jusqu'aux petites heures. Johan Vermeersch. Il a beaucoup d'idées mais quand je vois que Brussels-Visé se dispute devant quelques supporters dans un stade où deux buvettes sont fermées, je trouve cela insultant pour le foot bruxellois. Autre nom : Marcel Javaux. Nous avons été camarades à La Tribune mais il présente un double visage. Et je ne supporte pas Laurent Denis. Quand j'ai le trac, je pense à Patrick Poivre D'Arvor qui présentait le JT devant 12 millions de Français et qui donnait l'impression de raconter une histoire au coin du feu.