Le milieu de terrain du Celta Vigo sera l'un des adversaires des Diables Rouges lors de la Coupe du Monde 2002.
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Le milieu de terrain du Celta Vigo sera l'un des adversaires des Diables Rouges lors de la Coupe du Monde 2002.Que pensez-vous du groupe dont vous avez hérité?Alexander Mostovoi: C'est un groupe comme un autre. D'aucuns le considèrent comme facile. Si les équipes qui le composent ont réussi à se qualifier pour la Coupe du Monde, elles ont forcément des qualités. Quel sera l'objectif de la Russie?Restons les pieds sur terre. Ne rêvons pas d'un titre mondial, ni même d'une place en finale. C'est impossible. Le premier objectif sera de franchir le premier tour. Personne n'a oublié comment jouait l'URSS en 1986 et la manière dont elle a été éliminée par la Belgique. Au Japon, nous ne parviendrons pas à inscrire trois buts à chaque match.On vous appelle le tsar, mais ne serait-il pas plus correct de vous appeler le révolutionnaire, pour votre propension à critiquer l'arbitrage?Les gens peuvent m'appeler comme ils le souhaitent. Je connais le règlement et j'accepte l'autorité de l'arbitre. Mais je me sens souvent victime d'injustices. Récemment, on m'a suspendu quatre rencontres pour des insultes que je n'avais pas proférées. Je n'ai pas une maîtrise parfaite de la langue espagnole, mais je sais très bien ce que j'ai dit et pas dit. Ce jour-là, il ne s'était rien passé d'anormal, sinon que l'arbitre était très mauvais, ce que tout le monde avait remarqué. Au coup de sifflet final, j'ai voulu lui serrer la main et il a refusé. Il m'a répondu quelque chose comme: -Laisse-moi tranquille. J'ai insisté, je lui ai demandé pourquoi il me traitait de cette manière, et il m'a menacé. J'ignore ce qu'il a consigné dans son rapport. Votre comportement ne commence-t-il pas à exaspérer les dirigeants du Celta Vigo?Non, ils me défendent. La presse commence à me critiquer, c'est vrai. Les journalistes vivent du football et recherchent la polémique. Le scandale, cela fait vendre. Mais il y a d'autres joueurs à qui l'on pardonne tout. Si je m'étais comporté comme Rivaldo, j'aurais écopé de dix matches de suspension.N'avez-vous pas l'impression d'être un tantinet provocateur?Pas du tout. Ce sont les arbitres qui provoquent les joueurs. Lors d'un match contre Bilbao, j'avais remarqué depuis le début que le referee était à côté de ses pompes. J'ai essayé de l'aider, et il s'est encore plus énervé. Il a sorti des cartons à tout bout de champ, et en fin de compte, il s'est vengé sur moi. C'est trop facile. (ESM)