Dès le début, vous aviez expliqué que les cas tendancieux allaient créer pas mal de débats. Le temps vous a donné raison...
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Dès le début, vous aviez expliqué que les cas tendancieux allaient créer pas mal de débats. Le temps vous a donné raison... Le VAR implique l'intervention d'un arbitre supplémentaire et le doute reste donc permis. On peut analyser certaines phases 20 fois, on en arrivera à la conclusion que tout le monde a raison et tort. Il reste des zones d'interprétation et on a assisté à des cas où les arbitres se sont marchés sur les pieds. De plus, la compétence et le charisme de l'arbitre-vidéo sont importants car c'est lui qui suggère d'aller visionner la phase. Or, la collaboration avec les arbitres sur le terrain n'est pas encore au point. Comme pour le trio arbitral, les équipes devraient rester les mêmes pour faciliter les automatismes. Vous avez affirmé que le VAR tuait l'esprit du jeu, ce qui vous a valu des critiques, même de la part de journalistes... Buffon a bien résumé la situation. Il expliquait que prendre une décision en deux ou trois minutes est problématique. A l'image d'un arrêt de jeu, on coupe la dynamique d'une rencontre : l'élan positif d'une équipe ou au contraire la mauvaise passe de certains joueurs... Ceux qui jouent au foot savent de quoi je parle. En plus, les supporters ne sont pas encore habitués au système, ce qui engendre des frustrations. C'est une nouvelle culture à acquérir et on voit que les joueurs, eux, ont peu à peu de nouveaux réflexes : même s'ils ne peuvent pas, ils réclament le VAR auprès de l'arbitre. Mais je ne suis pas anti-vidéo : si c'est pour rectifier une grosse erreur d'arbitrage, comme un hors-jeu flagrant ou un ballon qui a passé la ligne de but, le VAR est nécessaire. Mais à condition d'intervenir vite ! Vidéo, usage de plus en plus fréquent des chiffres et statistiques, ... On rationalise trop le foot ? La vidéo ne remplacera jamais la compétence d'un vrai arbitre, qui dispose d'un feeling. Le foot transmet des émotions et l'arbitre y est sensible. Exemple : il siffle une faute qui mérite une jaune mais il ne va pas la donner car il n'a pas envie de pourrir l'ambiance du match. Le langage non-verbal d'un joueur est aussi une donnée à laquelle on peut se fier. Sur cette base, on voit qu'il n'y a pas de penalty sur Teodorczyk lors de Charleroi-Anderlecht. Mais pour sentir l'atmosphère d'un stade, il faut y être. Ce n'est pas le cas de l'arbitre-vidéo, qui analyse de manière froide devant un écran. Pourquoi ne pas lui permettre d'être géographiquement proche des arbitres de terrain ? Leurs liens en seraient renforcés !