Suite à la mise en liquidation financière du FC Malines et à la renonciation du coach, Stéphane Demol, c'est Alex Czerniatynski, adjoint jusque-là, qui a repris en main les rênes de l'équipe. Pour sa première face à l'Antwerp, Czernia n'a pas à rougir, en dépit de la défaite: 0-2. Avec une phalange de fortune, composée pour moitié de jeunots qui n'avaient jamais évolué en D1, le Malinwa est sorti la tête haute de son affrontemen...

Suite à la mise en liquidation financière du FC Malines et à la renonciation du coach, Stéphane Demol, c'est Alex Czerniatynski, adjoint jusque-là, qui a repris en main les rênes de l'équipe. Pour sa première face à l'Antwerp, Czernia n'a pas à rougir, en dépit de la défaite: 0-2. Avec une phalange de fortune, composée pour moitié de jeunots qui n'avaient jamais évolué en D1, le Malinwa est sorti la tête haute de son affrontement avec le Great Old anversois. Alex Czerniatynski: Ce que je retiendrai d'abord, c'est l'extraordinaire engouement qu'aura suscité ce match auprès des supporters. 5.000 d'entre eux s'étaient donné rendez-vous sur la Grand-Place avant de rallier le stade en cortège. Là-bas, 5.000 autres étaient déjà présents pour témoigner leur soutien envers le club. La preuve est ainsi faite que le FC Malines mobilise toujours pas mal de monde et qu'il faut faire l'impossible pour le sauver. Une rétrogradation en 4e Provinciale, comme c'est malheureusement possible, serait ni plus ni moins la fin d'un club qui fait quand même partie du patrimoine du football belge. J'ose espérer qu'on n'en arrivera jamais là et que le Kavé, s'il doit payer pour les errances de ses dirigeants, pourra tout au moins poursuivre sa route en D2 ou en D3, comme c'est envisageable aussi. Si on s'oriente vers ce dénouement, je suis prêt à parier, qu'endéans les cinq ans, le FC Malines retrouverait sa place parmi l'élite. Tout à fait. Quand je vois ce que certains teenagers ont réalisé contre l'Antwerp, je me dis que le FC Malines a un bel avenir. Je pense, par exemple, à Bram Criel, qui âgé tout juste de 16 ans, a eu le ballon de l'égalisation au bout du pied. Evidemment, il faudra tout mettre en oeuvre pour favoriser son épanouissement. Personnellement, je suis effectivement disposé à guider le club s'il se retrouve à l'étage inférieur, en D2 ou D3. Contrairement à d'autres, qui ne voulaient pas s'exprimer à ce niveau mais qui sont passés à la trappe depuis lors parmi l'élite, je suis partisan d'une trajectoire graduelle. J'ai d'abord fourbi mes armes pendant deux ans auprès des jeunes du Standard, avec Daniel Boccar, puis j'ai fait office de second au côté de Stéphane Demol. A présent, je me sens de taille à driver une équipe Première mais je ne suis pas obnubilé par la D1. Chaque chose en son temps. (Bruno Govers)