1. Malines n'a jamais participé aux play-offs. Si tu le qualifies, tu préfères qu'on te fasse une statue sur la grand-place ou qu'on rebaptise le stade à ton nom ?

Rien de tout ça. Je suis arrivé dans un club qui venait de terminer à la treizième place, j'ai dit : -On se tait et on travaille. L'objectif est de qualifier Malines pour les play-offs mais il n'y a pas la pression de le faire dès cette saison. On est en pleine phase de construction. Après 14 matches, je m'appuie sur une chose : tous les points qu'on a pris, on les a totalement mérités, rien n'est tombé du ciel. On pourrait même en avoir trois, quatre ou cinq en plus.
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Rien de tout ça. Je suis arrivé dans un club qui venait de terminer à la treizième place, j'ai dit : -On se tait et on travaille. L'objectif est de qualifier Malines pour les play-offs mais il n'y a pas la pression de le faire dès cette saison. On est en pleine phase de construction. Après 14 matches, je m'appuie sur une chose : tous les points qu'on a pris, on les a totalement mérités, rien n'est tombé du ciel. On pourrait même en avoir trois, quatre ou cinq en plus. C'est plutôt un avantage pour les journalistes, je pense... Rentrer à la rédaction sans avoir pu avoir une réaction du coach, je sais ce que c'est, je sais que ça peut poser des problèmes au journaliste. La presse mérite qu'on la respecte. Un entraîneur doit être conscient et accepter que tout ce qu'il fait, tout ce qu'il dit, ça intéresse les gens. Il fait un métier public et il doit assumer. Je le sais, et donc, je suis toujours correct et respectueux. Mitrovic supporte bien la pression. Il a grandi dans un grand club, et jouer avec le Partizan Belgrade dans des stades pleins, c'est de la vraie pression. Un stress très intense par moments. Avec ça, il n'avait pas de problèmes en Serbie. Mais ici, il subit une pression différente, qui est liée au prix de son transfert. On rappelle souvent qu'il a coûté cher à Anderlecht et je suis sûr qu'il y pense. C'est un cap à franchir. Mais avec son caractère, il va y arriver. Il surmontera les critiques qui sont parfois justifiées, parfois injustes. Anderlecht va finir par en tirer le maximum. Maintenant, le Mitrovic qui enlève son maillot après avoir marqué... ce n'est pas la silhouette du vrai Mitrovic, ça... Ça n'a rien à voir avec la durée de mon séjour à Malines. Il y a des gens qui embrassent le blason de leur nouveau club pour montrer leur attachement, moi je ne fonctionne pas comme ça. J'ai d'autres manières pour montrer mon respect. Apprendre la langue, ça en fait partie. Je me suis inscrit aux cours avec les joueurs, je leur ai dit : -On va tous faire plein d'erreurs mais ce n'est vraiment pas un problème. Quand je parle en néerlandais à la télé pour analyser un match, il faut sous-titrer et il y a deux millions de personnes qui rigolent mais je m'en moque. J'ai au moins envoyé un signal de respect. Je ne vis jamais avec des regrets. Malines m'a fait confiance, m'a proposé un contrat de deux ans. Et tout se passe bien. Ce n'est vraiment pas le moment pour prendre mes valises et partir. Et ça n'a rien à voir avec le Standard. Partir, ce serait un manque total de considération pour les personnes qui travaillent ici. Je ne joue pas avec les émotions des gens. Aleksandar Jankovic (42 ans) entraîne Malines depuis cet été après avoir coaché le Levski Sofia, l'Etoile Rouge Belgrade, le Metalurh Donetsk, Lokeren, le Lokomotiv Moscou et les espoirs de Serbie. PAR PIERRE DANVOYE" Prendre mes valises et partir au Standard, ce serait un manque de respect pour Malines. Je ne joue pas avec les émotions des gens. " Aleksandar Jankovic