L'international paraguayen Antolin Alcaraz (27 ans) ne s'est jamais laissé démonter par les critiques, même quand elles paraissent injustes. " A chacun son opinion ", dit-il. " Pendant dix matches, les observateurs ont été positifs à mon égard mais après un moins bon match en championnat, je suis devenu le pire défenseur du monde. Il y a un problème, non ? Quand je délivre une mauvaise passe, que je perds le ballon ou que je prends un risque, ce n'est pas par manque de concentration. Je ne sais que trop bien que je pose problème à mon équipe. Mais parfois, une action tourne mal. " ...

L'international paraguayen Antolin Alcaraz (27 ans) ne s'est jamais laissé démonter par les critiques, même quand elles paraissent injustes. " A chacun son opinion ", dit-il. " Pendant dix matches, les observateurs ont été positifs à mon égard mais après un moins bon match en championnat, je suis devenu le pire défenseur du monde. Il y a un problème, non ? Quand je délivre une mauvaise passe, que je perds le ballon ou que je prends un risque, ce n'est pas par manque de concentration. Je ne sais que trop bien que je pose problème à mon équipe. Mais parfois, une action tourne mal. " Comme face au Standard où il a mal dégagé, offrant littéralement le ballon à Jovanovic, qui ne loupa pas l'aubaine pour inscrire un but. L'avalanche des critiques médiatiques a été terrible mais le joueur se défend : " On ne retient que la fin d'une action, donc le ballon qui passe de mon pied au sien. Or, que s'est-il passé avant ? Où a débuté l'action ? N'aurions-nous pas pu entreprendre quelque chose pour l'empêcher de poursuivre son action et de marquer ? On n'a vu que la gaffe d'Alcaraz et le but de Jova. Donc, je suis coupable. " Pires furent les critiques venues de son propre club... Fin novembre, après le match du Club contre le Germinal Beerschot, Luc Devroe, le manager brugeois, a déclaré que " l'association de Hoefkens avec Donk ou Alcaraz constituait le meilleur duo défensif mais pas le tandem Donk-Alcaraz, ces deux joueurs manquant de concentration ". Le Club avait été battu 1-2 et Alcaraz avait glissé sur le ballon, permettant à MacDonald d'ouvrir la marque. Alcaraz : " C'est facile de critiquer après coup, sans avoir donné d'idée avant le match sur la meilleure défense possible ! " Mais bon, à chacun son avis... " Et puis, sur le plan familial, Evangelina, la femme du Sud-Américain, alimente les rumeurs : elle ne s'épanouirait pas en Belgique ! " Je suis las d'être confronté à cette question ", s'énerve Alcaraz. " A un journaliste qui nous demandait un jour ce que nous préférerions, de Bruges ou d'un club espagnol, elle a spontanément répondu l'Espagne. Pour le niveau du football, le salaire, le climat, la langue... Cela ne signifie pas que nous ne nous plaisons pas ici et que nous voulons partir. Tout le monde semble penser que je vais quitter le Club parce que je n'y suis pas heureux. Si c'était le cas, pourquoi y serais-je depuis deux ans et demi ? Si je pars, ce sera pour des raisons strictement professionnelles, financières et sportives : tout footballeur souhaite arriver le plus loin possible. " En revanche, Alcaraz ne connaît pas ces critiques en équipe nationale. Il n'a joué qu'un match de qualification pour la Coupe du Monde (90 minutes contre le Venezuela, victoire 1-2) et espère être de la partie en Afrique du Sud dans le groupe F avec l'Italie, la Slovaquie et la Slovaquie. Et les indices sont au vert : lors du récent match amical contre les Pays-Bas (0-0), il a successivement neutralisé Dirk Kuyt puis Klaas-JanHuntelaar. par steve van herpePourquoi suis-je le pire défenseur du monde dès que je rate une action ?