Via VOO Foot et La tribune, Philippe Albert est de retour sur le devant de la scène médiatique.
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Via VOO Foot et La tribune, Philippe Albert est de retour sur le devant de la scène médiatique. C'est un concours de circonstances. Je suis actif depuis sept saisons sur BeTv en Champions League. Donc, quand VOO a obtenu une partie des droits du foot belge, ils ont pensé à moi. Je n'étais plus un fervent suiveur mais je me tenais au courant des résultats. En fait, je suis très peu à son contact. Mon job consiste à être sur place à l'heure, à préparer le match et à dire ce qui est bon, exceptionnel, mauvais ou très mauvais. Trois quart d'heure après une rencontre, je suis déjà parti. En fait... rien ! Je trouve qu'il y a pas mal de respect entre les joueurs, même si certains matches sont plus musclés que d'autres. Je ne suis pas de ceux qui affirment que le niveau a baissé ces dernières années. Il y a bien eu un creux entre la fin des années 90 et le titre du Standard. Depuis, le niveau est en hausse. Les clubs sont de plus en plus nombreux à prester longtemps sur la scène européenne. Si Anderlecht n'avait pas fait le con contre Bate Borisov et le Partizan Belgrade, on aurait même compté deux participations supplémentaires en Champions League. J'étais certain que je me plairais à nouveau dans le championnat belge : cinq ou six équipes se valent, le champion n'est plus connu trois mois à l'avance et les assistances des stades sont plutôt bonnes. Non, pas du tout. Je suis beaucoup plus cool. Je ne vais pas casser un joueur qui revient de blessure et qui peine physiquement car je sais ce qu'il a enduré. Même quand c'est négatif, j'essaie de retirer un aspect positif. J'ai mon franc-parler et mon vocabulaire. Je n'aime pas parler dans le vide et me retenir, même quand une vérité n'est pas bonne à dire. Lors de Marseille-Dortmund, je ne me suis pas privé de critiquer le fond de jeu décevant des Allemands. Mais je l'ai dit sans flinguer tout le monde. 18 kilos. A 44 ans, c'est énorme. Il y a toujours le risque de les reprendre. J'essaie d'être vigilant. J'ai fait d'une pierre deux coups. J'ai pensé à ma santé tout en estimant que passer à la télé exigeait une certaine prestance. Je n'avais plus envie de paraître obèse. PAR SIMON BARZYCZAK