Il y a douze ans, Thomas Vermaelen devenait le troisième joueur belge étiqueté "génération dorée" à rejoindre la Premier League. Dix mois après que Vincent Kompany s'est envolé pour Manchester City contre 8,5 millions d'euros, et que Marouane Fellaini ait fait exploser la banque en signant à Everton pour vingt millions d'euros. Une grosse décennie plus tard, le Belge est devenu un habitué des effectifs anglais. Et Albert Sambi Lokonga de devenir son 52e représentant en douze saisons outre-Manche.
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Il y a douze ans, Thomas Vermaelen devenait le troisième joueur belge étiqueté "génération dorée" à rejoindre la Premier League. Dix mois après que Vincent Kompany s'est envolé pour Manchester City contre 8,5 millions d'euros, et que Marouane Fellaini ait fait exploser la banque en signant à Everton pour vingt millions d'euros. Une grosse décennie plus tard, le Belge est devenu un habitué des effectifs anglais. Et Albert Sambi Lokonga de devenir son 52e représentant en douze saisons outre-Manche. En débarquant samedi matin à Londres afin d'achever ses tests médicaux, Albert Sambi Lokonga ne s'est pas seulement greffé à une liste prestigieuse, il a aussi fait naître l'espoir d'une deuxième vague chez certains. Celui d'une génération dorée qui aurait enfanté autant d'ambitions que de talents futurs. Ceux qui croient depuis toujours en Albert lui prédisent désormais une adaptation éclair à la Premier League. Ce serait le propre, glisse-t-on dans les coulisses de Neerpede, de ces joueurs capables de se mettre au niveau de n'importe lequel de ses coéquipiers. Aux plus sceptiques, on sort là-bas les arguments imparables qui mènent tout droit à Lucas Biglia et Youri Tielemans. Le premier, parfois raillé à Anderlecht, a disputé une finale de Coupe du monde moins d'un an après son départ, quand le second prouve depuis son arrivée à Leicester toute l'étendue de sa palette technique. Le cas d'Albert Sambi Lokonga est-il similaire? A priori, non. Lucas Biglia avait 27 ans et plus de 200 matches de Pro League au compteur au moment de quitter Anderlecht, quand Youri Tielemans, certes seulement âgé de vingt ans au moment de rejoindre Monaco, avait pour lui quatre saisons pleines avec les Mauves dans les jambes (139 matches). Une différence d'expérience criante avec les 69 apparitions de Sambi Lokonga avec les Bruxellois, que le saut dans le vide opéré en rejoignant directement une pointure du continent n'aide pas à relativiser. Dans les faits, pourtant, difficile de donner tort à un joueur qui, après avoir refusé deux offres venues d'Italie, arrivera dans la capitale britannique pour tester ses limites. Avec la possibilité qu'un prêt en cours de première saison apparaisse petit à petit comme une hypothèse. C'est sans doute pas encore débarrassé de toutes ces interrogations que l'ancien capitaine de Vincent Kompany a embarqué samedi matin pour Londres après avoir passé sa journée de vendredi aux Pays-Bas pour une première batterie de tests médicaux. Initialement afin d'éviter la quarantaine obligatoire en Grande-Bretagne, pour pouvoir rejoindre ses nouveaux coéquipiers à Édimbourg, où les Gunners sont actuellement en stage. Finalement, le deuxième Belge de l'histoire à porter le maillot d'Arsenal devra attendre la tournée américaine des hommes de Mikel Arteta pour rencontrer ses partenaires, le passage par Londres pour y parapher un contrat de cinq ans s'étant révélé indispensable. En retour, le chèque de quelque 17 millions d'euros et différents bonus, dont un pourcentage à la revente, renvoyé vers Bruxelles devrait permettre à la direction bruxelloise de lui trouver un remplaçant digne de ce nom. Des soucis qui ne concernent plus Albert Sambi Lokonga, désormais concentré sur le chantier de la reconstruction de son nouveau club. Impatients, les supporters d'Arsenal, qui restent sur deux championnats achevés à une indigne huitième place, rêvent d'un mercato ambitieux, mais doivent d'abord faire rentrer de l'argent frais dans les caisses. Approché, James Maddison (24 ans, Leicester) est un souhait onéreux, mais les Gunners seraient prêts à casser leur tirelire et à doubler le salaire du nouvel enfant terrible du foot anglais pour lui confier les rênes de l'équipe. Entrés dans le dur de leur mercato, les Londoniens ne devraient plus tarder à finaliser d'autres dossiers dans les prochains jours. Avec pour principal objectif d'arriver aux États-Unis fin juillet avec un noyau le plus proche possible de celui amené à débuter la saison le vendredi 13 août, à Brentford.